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PUBLICHTIONS DE LK FACULTÉ DES LETTRES DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG

;———---—-———-——--——-----——- Fascicule iO

LÉON ZELIQZON

Professeur honoraire au Lycée de Metz

DICTIONNAIRE

DES

PATOIS ROMANS

DE LA MOSELLE

PREMIERE PARTIE

A - E

EN DÉPÔT:

LIBRAIRIE ISTRA, Maison d'Édition

Strasbourg, 15, rue des Juifs Pabis, 57, rue de Richelieu

BRITISH ISLES, BRITISH EMPIRE

Oxford Universiïy Press

Amen Corner, London E. C 4

UNITED STATES of AMERICA

COLUMBIA UnIVERSITY PrESS

Columbia University, New- York 1922

Prix^ fr.

LE DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS DE LA MOSELLE

est publié avec le concours de l'Université de Nancy

et de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Metz.

Il bénéficie d'une subvention du Conseil Général de la Moselle

et de la Fondation Kunitz.

L'ouvrage sera complet en trois volumes de dimensions à peu près égales qui paraîtront:

Le Tome II au printemps de 1923. Le Tome III vers la fin de cette même année.

AUTRES OUVRHGES EN PRÉPHRHTION.

P. ALFARIC, Simon le Magicien.

Marc BLOCH, Les rois thaumaturges.

E. CAVAIGNAC, La population du monde antique et les

statistiques de démographie moderne. HUBERT GILLOT, La querelle des Hnciens et des Modernes

en France, de Perrault au Romantisme.

E. HOEPFFNER, La Poésie des Troubadours: Études littéraires.

M. LANGE, Étude critique sur le comte de Gobineau.

G. MAUGAIN, Dante en France au XIX' siècle.

P. MONTET, Études d'égyptologie.

Chr. PFISTER, de l'Institut, Un mémoire inédit de l'Inten- dant Colbert sur l'Hlsace au XYII* siècle.

E. PONS, Le thème et le sentiment de la nature dans la poésie Hnglo-Saxonne.

P. ROUSSEL, Les fragments d'Euripide : Études littéraires et mythologiques.

E. VERMEIL, La Constitution de Weimar.

, n •:•, ^

Mariée lorraine

1 lu 11.- l'HII.I.Ol. MpU.

DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS DE LA MOSELLE

DU MÊME AUTEUR:

Lothringische Mundarten (Supplément I à ÏAnnuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1889).

Aus der Wallonie (Supplément à VAnniuiire du Lycée de Metz, 1893).

Die Mundart von Malmédy (Zeitschrift fiïr romanische Phi- lologie t. XVII, 1893, p. 419 et suivantes).

Glossar liber die Mundart von Malmédy (Zeitschrift fiïr ro- manische Philologie, t. XVIII, 1894, p. 247 et suivantes).

Mundartliches aus Malmédy (Beitrâge :ur romanischen Philo- logie, Festgabe fi'ir Gustav Gniber, Halle 1899).

Patoislieder (Uts Lothringen (Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, XIII, 1901, p. 124 et suivantes).

Textes pcdois recueillis en Lorraine, en collaboration avec M. G. Thiriot (Supplément IV à l'Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1912).

Zur lothringischen Volkskunde (Annuaire de la Société d'His- toire et d'Archéologie lorraine, XXV, 1913, p. 67 et suivantes).

La Famille ridicule, comédie messine en vers patois du début du XYIIP siècle, nouvelle édition (Supplément V à VAnnuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1916).

Cet oiwraf/e est sorti des presses de ;• IMPRIMERIE A. FUCUS, à SAVERNE, le ï«r octobre 79'i2. // a été tiré à 1500 exemplaires.

Droits de tradoclioii et de reproductioi réserfis pour tous lei piji.

PUBLICATIONS DE LH FACULTÉ DES LETTRES DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG

~ Fascicule 10 LÉON ZÉLIQZON

Professeur honoraire au Lycée de Metz

DICTIONNAIRE

DES

PATOIS ROMANS

DE LA MOSELLE

PREMIÈRE PARTIE

A E

EN DEPOT:

LIBRAIRIE ISTRA, Maison d'Édition

Strasbourg, 15, rue des Juifs Paris, 57, rue de Richelieu

BRITISH ISLES, BRITISH EMPIRE

Oxford Univehsity Press

Amen Corner, London E. C 4

UNITED STATES of AMERICA

CoLUMBiA University Press Columbia University, New- York

1922

Ouvrage publié avec le concours de l'Université de Nancy,

de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Metz,

avec une subvention du Conseil général de la Muselle

et de la Fondation Kunitz.

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^*-^":onfo, O-

. - . (

«Et si de ç' que j'à dit is sont tortus contants, «Je s'râ pèyè d'niè pwinne et n'regrèt'rà m' mo tams. (Lo bètome don piat d'Chan Henriîn, 464—465).

PREFACE.

La Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine s'est occupée dès les premiers moments de son existence de l'étude de nos patois. Fidèle à ses principes et pour sauver de l'oubli un langage qui se perd *), elle a décidé de publier un Glossaire des patois romans de la Moselle et nous a fait l'honneur de nous charger de ce travail, qui était achevé en 1914, lorsque la guerre éclata. La crise du papier et de la main-d'œuvre en empêchèrent l'impression.

Notre Société n'aj^ant plus, hélas ! de fonds disponibles, la Faculté des Lettres de Strasbourg a bien voulu prendre à sa charge la publication de notre ouvrage ; je l'en remercie de tout mon cœur.

Voici comment nous avons procédé dans notre travail. Depuis plus de trente ans, nous nous sommes voué à l'étude des différents idiomes romans parlés dans notre pays, cher- chant entre autres choses à former un recueil de mots et de locutions patoises. C'est notre travail personnel qui forme la partie fondamentale du dictionnaii'e. En second lieu, nous nous sommes servi des travaux de nos devanciers, parus sous forme de glossaires^). Toutefois nous avons constater qu'il ne faut faire usage qu'avec précaution de celui de jaclot de SAULNY, tandis qu'on peut, en général, avoir confiance dans le travail de rolland. Le glossaire du patois messin de lorrain ne répond pas exactement à son titre, plusieurs groupes de patois s'y trouvant mélangés ; il contient un certain nombre de mots empruntés à des chroniques messines. L'abbé vion a

') Austrasie, 1841, t. IX, p. 351—377.

") Voir la liste des ouvrages utilisés, p. XII.

- VI -

laissé dans ses papiers des travaux préparatoires pour un dictionnaire du patois mesxin. Il forge de nouveaux mots empruntés au français, pensant sans doute que le dialecte devait être assez riche pour traduire même les pensées les plus abstraites ; mais son travail a le mérite de nous avoir conservé un grand nombre de vocables que nous n'avons pas trouvés ailleurs.

Les écrits patois publiés depuis le XVIII* siècle*) cons- tituent une autre source à laquelle nous avons largement puisé. aussi, la plus grande circonspection dans le choix des mots s'imposait, les auteurs de ces écrits, sans aucune exception, donnant simplement une forme dialectale à un mot ou à une locution franc^aise quand le terme patois leur manquait. 11 a été fait abstraction de la Grosse Emvaraije et du Dialogue facétieux, le langage de ces morceaux étant tout dilTérent de nos patois parlés actuellement.

Il serait trop long et trop fastidieux d'énumérer les textes patois de moindre importance, trouvés par-ci par-là dans les journaux, dans les feuilles volantes ou ailleurs, nous avons glané tantôt un mot, tantôt une locution ou un proverbe.

Tous les matériaux dont nous venons de parler et ceux qui sont énumérés plus bas ') étaient loin de suffire. Un appel fut lancé à tous ceux qui s'intéressaient à nos patois et un questionnaire idéologique fut envoyé à toutes les personnes disposées à prendre part aux travaux prépa- ratoires du Dictionnaire. Les réponses allluèrent. Dans la suite, bon nombre de nos eollalioratcurs changèrent de méthode de travail ; ils prirent un dictionnaire français ou un glossaire patois et traduisirent dans leur langage les vocables qu'ils connaissaient.

Bien souvent les matériaux (pion nous envoyait étaient sujets à caution, mais, grâce à ceux provenant de localités voisines, il était d'ordinaire possible, par voie de compa- raison, de corriger ce qu'ils avaient de fautif ou de défec- tueux. Souvent ces matériaux ont pu être contrôlés sur place.

Le choix des mots à admettre dans le (îlossaire pré- sentait une grande dilliculté. N'y ont été introduits que ceux qui ont une forme franchement patoisc.

') Voir la liste des ouvrages consultés, p. XIII.

- VII -

Les locutions et les proverbes qui figurent dans le corps du travail ne sont pas particuliers à un groupe de patois; on les retrouve dans presque tous; ils sont publiés sous la forme qu'ils revêtent dans le patois messin. Ceux qui ne sont propres qu'à un seul groupe sont désignés comme tels.

Les recettes de cuisine, qui figurent à certains endroits, seront aussi, croyons-nous, les bienvenues; car, si le nom d'un mets est intéressant, il l'est encore davantage d'apprendre comment ce mets se préparait autrefois.

Nous avons cru bon aussi d'ajouter quelques illustrations représentant certains objets qui ne se retrouvent plus guère que dans des musées ou peut-être dans des villages très reculés.

Selon le désir formel exprimé par le Comité de la So- ciété d'Histoire et d'Archéologie lorraine, le Dictionnaire ne doit pas seulement s'adresser aux dialectologues, mais aussi aux personnes qui portent quelque intérêt au vieux langage de notre pays. C'est pourquoi il a été jugé nécessaire d'em- plo5^er deux graphies : l'une, à la portée de tous, pour le mot qui se trouve en tète, est celle de la Société liégeoise de littérature wallonne ; une seconde notation, entre crochets, est strictement phonétique. Il ne nous a pas été toujours possible, hélas ! de mettre d'accord la première transcrip- tion avec l'étymologie, surtout pour les sons AU (0) et E (EU) ; on voudra ne pas nous en tenir rigueur.

Passons maintenant à la disposition matérielle du dic- tionnaire.

Lorsqu'on fait l'inventaire d'une langue possédant plu- sieurs dialectes, il faut prendre un de ces dialectes comme point de départ du travail. Nous avons choisi le patois messin, qui s'imposait par le seul fait que la presque totalité des ou- vrages publiés jusque dans ces derniers temps l'ont été en cet idiome. Mais il faut se demander: quel patois était parlé dans la ville de Metz même? Si l'on envisage la phonétique du langage populaire tel que le parlent encore les Messins de vieille souche, on constate qu'elle concorde avec celle du patois parlé au nord-est et qui s'étend presque jusqu'aux portes de la ville. Les divergences que l'on ren- contre dans les villages de la plus proche banlieue s'ex- pliquent d'une manière naturelle par une infiltration venant

\ Carte des Pdtois Romans

de la Moselle

'WaxAltMw/ N

i£% AacAurrs

^ront-tn liitfijuttqut d morts T/n

VIII

du groupe dialectal parlé au sud-ouest et se borneut en somme au traitement des terminaisons latines -ARE et -ATA.

Le vocable qui se trouve en tête de chaque article appar- tient donc au patois messin. Entre parenthèses se trouve le même mot, suivi des formes telles qu'elles se présentent dans les autres groupes, cette fois dans la transcription de Bœhmcr. Pour ne pas trop surcharger le Dictionnaire, nous nous bor- nerons, quand les divergences ne sont pas trop prononcées, à transcrire la forme messine en caractères phonétiques. Les linguistes sauront trouver dans les ouvrages indiqués dans la bibliographie toutes les explications qui concernent les désinences telles qu'elles se présentent dans les groupes de patois antres que le messin. Cependant, les mots qui, par leur initiale ou leur terminaison, diffèrent sensiblement de la forme messine, ainsi que ceux qui commencent ou se terminent par CH ou J, correspondant à HH ou à H sonore, initiale ou finale, se trouvent à leur place alpha- bétique avec renvoi au mot type. Nous voulons par éviter des difficultés au lecteur. Pour assigner un mot à un groupe de patois, il fallait qu'il fût en usage dans plu- sieurs localités de ce groupe, situées dans plusieurs di- rections.

La majeure partie des mots se rencontre dans tous les groupes de patois. Si un mot représenté dans un ou plu- sieurs groupes ne se trouve pas noté pour les autres, c'est qu'il ne nous a pas été communiqué ou que nous ne l'avons pas rencontré lors de nos recherches faites dans la contrée.

Dans chaque groupe de dialectes, nous avons pu nous assurer le concours désintéressé de collaborateurs des plus zélés. Qu'il me soit permis d'exprimer ma reconnaissance en première ligne à mon ami, M. l'abbé Thiriot, qui a mis de riches matériaux à ma disposition et qui a revu tout le travail avant l'impression. Pour le groupe du nord-ouest, M. Leclère, de Fontoy, et M. Perruchot, d'Aumctz, nous ont fourni des notes très précieuses. Pour le patois du Pays- Haut, M.Viville, ainsi que M. L. Maujean, nous ont communiqué des matériaux considérables, et ce dernier nous a documenté en outre sur le parler de son village natal, Destry, et sur le patois si intéressant de Landroff. A M. Dosdat, qui a relu aussi une partie du manuscrit, nous devons de nombreux

^ tx ^

renseignements sur le patois de la Nied ; nous en devons aussi à M. Renaud sur celui de Pontoy. Le D"" de Westphalen nous a fourni une ample moisson de vocables appartenant aux cantons de Verny et de Gorze, et a enrichi notre ouvrage de termes concernant la faune et la flore de notre contrée, ainsi que d'un grand nombre de locutions. Lui non plus n'a pas reculé devant la lourde tâche de revoir tout le dictionnaire avant l'impression. M. Brod a eu l'amabilité de mettre à notre disposition de nombreuses notes qu'il avait recueillies dans le Saunois, et M. Paul Buzy, d'Attilloncourt, a rassemblé dans la même contrée un nombre considérable de mots, de locutions et de proverbes. Il a revu en outre le Glossaire pour la partie du Saunois. La regrettée M"' Winkel, de LafrimboUe, et M. Rudeau, de Réchicourt, nous ont communiqué de nom- breuses notes sur le patois parlé dans la partie vosgienne ; elles ont servi à compléter les contributions de haute valeur qui nous avaient été gracieusement fournies par M. J. Callais, en plus de ses notes sur le patois d'Ommeray; il a bien voulu les revoir au cours de l'impression. MM. E. Hœpffner et A. Terracher, professeurs à l'Université de Strasbourg, ont revu les épreuves et se sont ingéniés à y relever les moindres erreurs. Last not least, M. Ch. Bruneau, professeur à l'Université de Nancy, nous a aidé à corriger les épreuves et nous a suggéré de nombreuses et utiles corrections. A tous ces collaborateurs, ainsi qu'à tous les autres, très nombreux, qui ont contribué, pour peu ou pour beaucoup, à l'achèvement de notre travail, nous disons ici un cordial merci.

Léon ZÉLIQZON.

INTRODUCTION.

La partie du département de la Moselle sur laquelle ont porté nos investigations est comprise entre la frontière lin- guistique tracée par This ^) et la frontière politique qui sé- parait jusqu'en 1918 la Lorraine de la F'rance. Ce territoire peut être divisé en différents groupes dialectaux qui se dis- tinguent rigoureusement entre eux.

L Le langage parlé au nord-ouest de Metz, dans la vallée de la Fensch et plus au nord, est désigné par la lettre F.

2. Celui du Pays-Haut est parlé sur les hauteurs qui s'étendent à l'ouest et en aval de Metz jusque vers l'Orne; nous le dénommons P.

3. L'idiome parlé entre Moselle et Seille et un peu plus à l'est de cette dernière rivière s'étend dans la vallée de la Moselle environ jusqu'à Richemond ; il est désigné par /, initiale du nom anciennement porté par une partie de cette contrée, l'Isle.

4. Le patois messin parlé sur la rive droite de la Mo- selle, au nord-est de Metz, nous le nommons M.

5. Le groupe désigné par la lettre N est traversé par la Nied. Il se divise en deux parties qui se distinguent par cer- taines particularités du vocalisme. Voir F. Dosdat, op. cit., p. 2.

6. Un groupe dialectal situé au sud et au sud-est du précédent, le Saunois, est désigné par la lettre S. Il s'étend jusqu'à la chaîne des Vosges.

7. Le Vosgien, séparé du groupe précédent par la mon- tagne dont il tire son nom, est représenté par la lettre V.

') THis, c. Die (leutsch-franzôsisclic Spracligrenzc in Lolhringen, fasc. I des Beilràge zur Landes- und Volkskiuidc.

XI -

Ces sept groupes sont séparés entre eux par des fron- tières naturelles. la nature n'intervient pas, il existe une sorte de marche neutre l'on parle un langage mixte, formé d'emprunts faits à l'un et à l'autre groupe. Cette marche est particulièrement étendue entre A'^ et 5 ; elle est formée de deux parties plus ou moins grandes, selon que les particularités de l'un de ces dialectes sont plus ou moins pré- pondérantes. La carte ci-jointe fournit les précisions néces- saires.

Le vocabulaire est à peu près le même dans M, I, P, N; celui usité dans F et S est différent et présente des divergences plus prononcées encore avec F qui, de son côté, a beaucoup de mots communs avec S. Il existe entre F et S, pour certaines terminaisons ainsi que pour le vocabulaire, une affinité que je ne puis encore expliquer. Il faut aussi faire remarquer qu'il y a bien plus d'infiltrations de mots français dans le langage parlé dans F que dans tous les autres groupes de patois de notre pays.

- XII -

Documents qui ont été mis à contribution. I.

BIBLIOGRAPHIE.

LECOUTEUX, E., Rccherchrs bibliographiques et liltériiircssiir les ouvrages écrits ou publiés en patois de la Lorraine en général et thi ]>iujs messin en particulier. Manuscrit 1408 de la Bibliothèque muni- cipale de Metz.

Notes ajoutées au livre d'Oberlin, Essai sur le patois lorrain. (Se trouve également à la bibliothèque municipale de Metz).

II. LEXIQUES.

JACLOT DE SArLNY, Yocabulaire patois du pays messin, Paris, 1854. ROLLAND, E., Yocabulairc du patois du pays messin (Romania, II, 1873, p.

437 sqq.; et V, 1876, p. 189 sqq.). LORRAIN, D., Glossaire du patois messin, Nancy, 1876.

III.

ÉTUDES.

HORNING, A., Die ostfranzôsischen Ostdialckte zwischen Metz und Bclfort,

Heilbronn, 1887 (Franzôsische Studien, V, 4). THis, c, Die Mundart der franzôsischen Ortschaften des Kanlons Falken-

berg, Heitz, 1887. ZÉLIQZON, L., Lothringische Mundarten (Supi)lènient I à l'.Vnnuaire de la

Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1889). CALLAis, J., Die Mundart von Hatligng und die Mundart von Ommeray

nebst lautgeographischer Darstellung der Dialekigrenze zwischen

Vosgien und Saunais (Annuaire de la Société d'Histoire et

d'Archéologie lorraine, XX, p. 302 sqq., 1908). DOSDAT, F., Die Mundart des Kantons Pange (Zcitschrift fur romanische

Philologie, XXXIII, Halle, 1909). BROD, R., Die Mundart der Kantonc Chàteau-Salins und Vie in Lothringen

(Zcitschrift fur romanische Philologie, XXXV, XXXVI, 1911-1912). HORNINO, A., Glossarc der romanischen Mundarten von Zell (La Baroche)

und Schônenherg im Breuschtal (Belmont) in den Vogesen (Bei-

hefte zur Zcitschrift fur romanische Philologie, Heft 65, 1916).

IV. TEXTES.

BONNARDOT, K., Trois tcxtes en patois de Metz: Charte des Chaiviers : la Grosse Enwaraye; une Fiauve récréative (XVf-XVII« siècle). (Études romanes dédiées à Gaston Paris, Paris, 1891).

XIII

ZÉLIQZON, L., La famille ridicule, comédie messine en patois du début du XVIII" siècle, nouvelle édition (Supplément V à l'Annuaire de la Société d'histoire et d'archéologie lorraine, 1916).

BRONDEX, A. et MORY, D., Chan Hearlin, 6^ édition, Metz, 1865.

MORY, D., Lo baitomme don piat fei de Chan Heurlin, nouvelle édition par J. Th. Baron (Annuaire de la Société d'Histoire et d'Ar- chéologie lorraine, 1908, XX, p. 121 sqq.).

MORY, D., Les Bucaliqnes messines, Metz, 1829.

MORY, D., Lo P'tiat Ermoneck Messin po iennaye 1817, 1S18 et 1819.

JACLOT DE SAULNY, Le LoiTain peint par lui-même, Metz, 1853 et 1854.

Petit almanach mosellan, Strasbourg, 1876.

Lo pia Ermonèk loûrain, Strasbourg, 1877, 1878 et 1879.

DE LAz.-VRQUE, E.-A., Cuisine messine, Nancy, 1892.

L. ZÉLIQZON et G. THiRiOT, Textcs putois recueillis en Lorraine (Supplé- ment IV à l'Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, Metz, 1912).

ABRÉVIATIONS

adj.

adjectif.

m.

masculin.

adv.

adverbe, adverbial.

n. pr

. nom propre.

arr. -

arrondissement.

num.

numéral.

Bue.

Bucaliques, voir p.

XIII.

ord.

ordinal.

C. H

Chan Heurlin.

part.

pass. participe passé.

cond

conditionnel.

pers.

personne.

conj.

conjonction.

pi. -

- pluriel.

déf. -

défini.

poss.

possessif.

dém.

démonstratif.

prép.

préposition.

ex. -

- exemple.

prés.

présent.

ext. -

- extension.

pron

pronom, pronominal.

f. -

féminin.

qqch

quelque chose.

fut. -

- futur.

qqn.

quelqu'un.

gén.

général (se rencontre dans

rel. -

- relatif.

tous les groupes).

s.

substantif.

imp.

imparfait.

sing.

singulier.

ind.

indéfini, indicatif.

subj.

subjonctif.

inf. -

- infinitif.

tr.

transitif.

inter

interrogatif.

V.

verbe.

inter

. interjection.

viU. -

village.

intr.

intransitif.

.

voir les terminaisons

lang.

pop. mess. langage laire messin.

popu-

divergentes dans les ou- vrages spéciaux énumérés

loc. -

- locution.

plus haut.

XIV -

SYSTÈME DE TRANSCRIPTION.

Orlhographc adoptée par la Société de Littérature wallonne.

I.

VOYELLES.

a représente, suivant les contrées, un son intermédiaire, tantôt entre a et é: anglais m an, tantôt entre a et o.

a' est un a après lequel on entend résonner un ijod.

c, à la médiane, correspond à l'c français dit muet (e sourd). Il peut, comme lui, disparaître dans la prononciation; e muet final ne se fait point sentir.

é équivaut à IV fermé français, è à l'c ouvert: dé, père.

eu correspond à un son intermédiaire entre eu dans chaleur et eu dans feu.

eiï est fermé comme dans le français feu, il est plus long.

i conserve sa valeur française.

o oscille entre o fermé et o ouvert : m o de, v o s.

5 représente un son fermé et lonj^.

u correspond à la voyelle française u : n u.

au, ou se prononcent comme en français: chevaux, cou.

ou est long comme dans l'allemand (/ u n).

am suivi d'une labiale se prononce comme en français: champ.

an, in, on ont la même valeur que les sons français; quand ils sont à la pause, on entend une résonance nasale comme dans l'alle- mand: long, ging. Voir J. Callais, op. cit., 5—7.

tn est un i nasalisé suivi, à la pause, d'une résonance nasale.

y, sauf quand il est emploj'é comme adverbe, est un i consonne ou yod : fi lie .

II. CONSONNES. Les consonnes ont en général la même valeur qu'en français.

Exceptions. h est fortement expiré, h, ti l'intervocalique, est la sonore de hh.

hh se prononce à jieu jirés comme ch dans le mot allemand Bach. w a la valeur du iv anglais (français ou i.)

Remarques. gn se prononce comme en français: agneau. De deux nn suivant une voyelle, la première indique que cette voyelle

doit être nasalisée, l'autre conserve son articulation : pétitionne =

pèhhon-nc.

- XV -

Une consonne finale se prononce sourde à la fin du mot ou devant une consonne initiale sourde: don bwin froméje (prononcez froméchc), lo froméjc (prononcez froméche) qu'at bwin.

Le pluriel est indiqué par la consonne s qui ne se prononce pas.

L'apostrophe (') placée après une consonne indique que cette consonne conserve son entière valeur; dans d'autres cas, elle marque la sup- pression d'une voyelle.

Le signe - surmontant une voyelle ou une diphtongue indique que l'une et l'autre sont longues. Le même signe placé à la fin d'une phrase indique que l'exemple suivant appartient à un patois autre que le patois messin.

surmontant une voyelle indique que celle-ci est brève.

- indique qu'il faut suppléer le mot dont on vient de donner la

signification.

Remarque. Ce système est employé dans la notation des exemples.

11° Orthographe phonétique notée entre crochets [].

a correspond tantôt au son français de patte, tantôt au son français de p d le.

a' est un a après lequel on entend résonner un yod.

à se prononce comme a dans le mot anglais m an.

à est une voyelle nasale (= français: ch an t) après laquelle on entend légèrement résonner un n vélaire, quand elle se trouve à la pause.

(30 marque un son intermédiaire entre a et o.

e se prononce comme e dans just e ment.

ç = è français: père.

f' = è français après lequel on entend résonner un i.

p' = è français long après lequel résonne un ('.

e = é français : d é.

ë = é français long.

ë' est un e fermé long après lequel on entend résonner un i.

ê équivaut à la nasale in dans v in.

I est un i nasalisé, qui .se prononce, à la pause, à peu près comme dans le mot allemand ging. Voir J. Callais, op. cit., 5—7.

o est un o fermé : chev au x.

o est bref et ouvert : c o rps, cependant il incline très souvent vers l'o fermé.

ô est un o fermé long.

ô" est un o fermé long après lequel résonne légèrement le son ou.

ô est un o nasal français (s on), après lequel, à la pause, on entend ré- sonner un n vélaire. Voir J. Callais, op. cit., 5—7.

œ ^ eu français fermé: feu.

œ ^ eu français ouvert : chai eu r.

- XVI -

œ a le même timbre que Feu du mot français feu, mais il est long.

« = ou: c ou.

û = u français : n u.

g ^ g dans gare; il ne se prononce jamais comme la lettre française y.

X est une fricative vélaire cjui se ])rononce à |)eu prés comme ch ilans le mot allemand Bach.

Y, à l'intervocalique, est la sonore de X'

n = n mouillée: agneau.

s = ch français: chapeau.

w = w anglais: français oui.

y est un / consonne ou yod: soleil, fille.

surmonte une voyelle longue, - une voyelle brève.

Toutes les autres lettres se prononcent comme dans rorthograi)he usuelle française.

Remarque. L'accent tonique se trouve en général à la même place qu'en français: nuhàte, peuy ùt. La pénultième longue est accentuée quand elle est suivie d'une syllabe brève: bihicu, m eu laie.

PARADIGMES

Nous nous liornerons à donner les types des dilTcrentes classes de verbes,

laissant aux linguistes le soin de se renseigner plus amplement dans les

études énumérées p. XII.

I.

CONJUGAISON RÉGULIÈRE.

classe.

Inf. rfp/ê'') . . gén., craindre. Indic. prés. sing. dot.

pi. 1. dota M, I, P, A', dotù F, S, V.

2. dol(r M, I, P, \, dota' F, dotc-dotô S, dote V.

3. (/()/ .V, /, /', X, dpiô F, S, V.

Inip. sing. dol(v M, I. P, N, dotiv F, dolô . . S. dolôr-dçlêy V. pi. doll . . gén. (dpten-dol<rn Y). Fut. sing. 1. dpirâ . . gén. (dptre Y). 2. dotre . . gén. (dotnv F).

X dptre M, I, P, S, dptrtc F, dptrœ X. dptre Y. 1)1. 1. dptrà M, I, P, X, dptrô S, F, Y.

2. dotrœ M, I, P, X, dptrai F, dpirô . . S, dplrâ Y. '.i. dptrô gén. Cond. sing. et pi., voir les terminaisons de l'imp. (sing. â Y).

Subj. sing. dolies .U, /, /'. /■", (Iptes X, dptis-dot(ys S, dotcf^-dotax Y.

pi. dplïx . . gén. [dptèx Y). Part. pass. dptêi . . gén., f. dotdy., gén.

') Nous ne donnons que les formes indispensables, à l'aide des- quelles on pourra trouver les autres.

- XVII

classe.

Inf. vât gén. (vôt V), vendre.

Ind. prés. sing. vâ-v5; pi. vâdà-vâdô-vôdô.

Fut. vàdrâ-vôdre.

Part. pass. vàdû-vôdi.

3e classe.

Inf. niri (nyeri V), nourrir. Ind. prés. sing. niir-nyër; pi. nûrâ-nûrô-nyerô. Fut. nûrrâ . . (nyerre). Part. pass. nùri-nyeri.

II.

CONJUGAISON IRRÉGULIÈRE.

le classe.

Inf. far . . gén. (fer V), faire. Ind. prés. sing. . . gén. {fç V); pi. feyà-fçyô (3« pers. fçyâ-fô-fôn N). Fut. frâ . . gén. (frq V). Part. pass. /n . . gén. (/e V).

2" classe.

Inf. dir M, I, P, N, S, der-dïr F, dyer V, dire. Ind. prés. sing. di ; p\. dieVfà M, I,P,N,dijô F, de)yô S, ¥.(3" pers. din P). Fut. dïrà . . gén. (dyerç V). Part. pass. di.

Se classe.

Inf. bwêr (bwor V), boire. Ind. prés. sing. ba>e M, I, P, F, S, bwœ-bwo N, bwo V ; pi. bovà M, I, P, N, buvô F, bûvô-bwçvô S, bovô V (bivçn M, I, P, bwœn-bwon N, boivent). Part. pass. bti M, I,'p, F,N, S, bi V.

A [â-âo S, â V], s. m. Ail. Voir flu.

Hbâbi [abâbi S], adj. Ébaubi. Voir flmbaubi.

Hbachemant [abasmà F], s. m. Abaissement. Voir Èbèhhemant.

flbachi [abasi F], v. tr. Abaisser. Voir Èbèhhieu.

fibacova" [abakpvw F],v. tr. Atta- cher deux chiens ensemble par la queue. Voir flnquawer.

flbandounai \abâdunŒ F], y. tr. Abandonner. Voir Èbandoncr.

Rbauhi[abôbi F], adj. Ébaubi. Voir Ambaubi.

Hbauchi [abôsi F], v. tr. Ébaucher une pièce de bois. Voir Èhhbieucheu.

ÂbG [ap M, N, âp I, P. F], s. m.

Arbre. Voir flrbe.

flbèhhi [cibçxi S], v. tr. Abaisser. Voir Èbèhhieu.

ilbéti [abêti F], v. tr. Abêtir. Voir Èbétieu.

flbile [abïl S, FJ, adj. Habile. Voir Kubile.

Abîn [âbî S], n. pr. Aubin. Voir Aubin.

Hbitïde [abitît V], s. f. Habitude. Voir Èbitûdc.

Abitouwai [abiluiva' F], v. tr. Habituer. Voir Èbituer.

Ablate.Âblote [àblatS, âblot F], s. f.

Ablette. Voir flubate. Hblowtai [ablçwtw F], v. tr.

Eblouir. Voir fl.mbiawter. ilblowtemant [ablowtmà F], s. m.

Éblouissement. Voir Hmbiawte- mant.

Abolètriyé [aboletriye, -yœ V], s. m.

Arbalétrier. Voir Huboletri. flbourdai [aburdw F], v. tr.

Aborder. Voir Èborder.

flbourna' [aburna' F], \. tr. Aborner. Voir Èboûncr.

Hbrassâde [abrasât F], s. f. Embrassade. Voir Ambrèssâde.

Hbrassi [abrasi F], v. tr. Em- brasser. Voir Hmbrèssieu.

Abre [âbr S], s. m. Arbre. Voir flrbe.

Abréchwîl [âbreswil F], n. pr. Abreschwiller, vill. de l'arr. de Sarre- bourg. ~, is n'oténent que cinq chaw- rosses et 'l ovénent cheus chawés. A., elles n'étaient que cinq laveuses et elles avaient six lavoirs. (Allusion à la prononciation ch au lieu de hfi usitée dans le Vosgien).

Abrepïnc, Abrepînk [âbrepïn S, abrepTk F], s. f. Aubépine. Voir flubcpeune.

Hbrom [àbrçm . . M, I, N], n. pr.

Abraham. S'emploie surtout en parlant d'Israélites. Ç'at i fieus d' ~ , c'est un fils d'A.

flbroYa' [abrpvœ . . F, S], v. tr. Abreuver. Voir Êbreuver.

fie [ak . . M. I, P, N], interj. Expression de dégoût. -! ç'at don tron, R ! c'est de la saleté.

Acabla» [akablw F], v. tr. Acca- bler. Voir Ècâbieu.

flcacac [âkàkàk M], interj. Cri de douleur quand on se brûle. Cri d'éloignenient pour détourner un en- fant d'une vilaine chose.

1

flCE

2

HCR

Accdant [àsdâ . . M. I. P. X], s. m. Nom d'une pomme très acre qui agace les dents. Dans \ on dit aussi Nâccdant.

Âccr, voir Âcieu.

Achalate [ascilat S],s. f. Kchalottc. Voir Èchalatc.

Hchaucena' [asôsna' F], v. tr. Chauler. Voir Hnchauccner.

Achavasse [àsaims . . S], s. f. Échoveau. Voir Èchèvate.

Rche, voir Âhhe.

Achc [fis M], s. m. et f. - Céleri sauvage, usité en médecine populaire. Voir Chèyeri.

flchenau [asnd F], s. m. Chénau. Voir Chenau.

Acheta' [cislcv F], v. Ir. - Acheter. Voir Ècheter.

Achetant [âslà S], adv. Autant. Voir Aussetant.

Acheté [âslC" M], s. f. Aise. Voir Ahhcté.

Hchetow [aslow F], s. m. Ache- teur. Voir Èchetou.

Achi [n,<( F], s. m. Essieu de voiture. Voir Èhhi.

Achourdi [asiirdi F], v. tr. As- sourdir. Voir Èhhoder.

Achpac [aspak . .S. dspok V], n. p. Aspach, vill. de l'arr. de Sarrebourg. l'an è ~ waç que lés chins chijiont di vahh tabac', va-t'en à \. les chien ch.... du vert tabac (sobriquet de Condrexange).

Acieu [âsijœ M, âsyç l, P. agasi F, àsyœ-nâstiœ N, nâsi . . S, V], v. tr. Agacer. Lo hnil d'ic saye m'âcTe lés dants, le bruit de la scie m'agace les dents. Lés k'niols (/né n'sot méyis nâçoiit lés donts, les pommes qui ne sont pas mûres agacent les dents V. On entend aussi Âccr M. 2" Attirer par des minauderies, faire la coquette.

Acis [àsi M], s. m. |)1. Vers qui s'engendrent dans la viande et les matières corrompues.

flcod)è(s*) [akçdje . S], v. pron.

S'accorder. Voir Ècodieu. Acohhi [akçxiS], v. tr. Écourter.

Voir Ècohhieu.

Acôle [iikôl S], s. f. École. Voir Ècoîjlc.

Acolé [akçlê S], s. m. Écolier. Voir Ècalicu.

Acoléje \âkolcsS], s. m. Écolage. Voir Ècaléje.

Acoler [âkôlc . . S], s. m. Éco- lier. Voir Ècalieu.

Acompègni [akâprni S], v. tr. Accompagner. Voir Ècompègneu.

Acôrd [akôr S], s. m. Accord. Voir Ècoûrd.

Acotè [likolç S], V. tr. Accouder. Voir Ècotieu.

Acouchi [akusi F. S], v. tr. et intr.

.\ccoucher. Voir Ècouchicu. Acoumouda' \akunuida' F], v. tr.

Accommoder. Voir Ècomoûdieu. Acourdai (s') [akiirda' F], v. pron.

S'accorder. Voir Ècoûrder. Acoutai \akiila' . . F, .S"], v. tr.

Écouter. Voir Écouter.

Acoutes [(ikiit S], s. f. Écoutes. Voir Écoutes.

Acou va', Acover (s' ) [akmm' F. âkorr S], V. pron. ~ S'accroupir. Voir Ècover.

Acramyi [nkranu/i F], v. tr. Emmêler. Voir Ancrebieu.

Acrawa' [akrau>w],\. tr. Enche- vêtrer. Voir Ancrawer.

Acrâyi [akrâyi F], adj. Ecarté. Voir Ècrâycu.

Acrebieu [àkrçhyœ . . M. I. P, X], interj. Espèce de jurement pour éviter de dire sacrebleu. - , corne is landint l'doûs d':os le yrale. sa- pristi, comme ils tendaient le dos sous la grêle.

Acrcûre, Acrôrc [akrœr F, akrôr S], V. tr. Accroire. Voir Ècreûrc.

Acrochi [akrçsi . . F. S], v. tr. Accrocher. Voir Ècrachcu.

Acroupsi (s') [aki-tipsi F], v. jiron.

S'accroupir. Voir Ècreupsieu.

flCR

flcrous [akrii M], adj. Laid. - corne lo péché.

Hcuvela' [akûvlœ F], v. tr. En- tasser le linge dans la cuve à lessive. Voir Hnkeuveler.

flcwintyi [àkivèlyi S], v. tr. Ac- coutumer. Voir Ècwintieu.

Adance [àdàs . . M, I, P, F, N, âdijâs . . S, V], s. f. Aide prolongée, soutenue. J'n'â pwint d~ d'més afants, je n'ai point d'à. de mes en- fants.

Âdâwe, voir Rde.

Me [àt . . M, I. P, F, ât-âdâw N. m . . S, V], s. f. - Aide. Çat 'n bone ~ que ç guèhhon le, c'est une bonne aide que ce garçon là. Dans M on dit aussi Rdiâwe.

Rdé [àdêi M, N, adye-edije S, edye V], s. m. Adieu, au revoir.

Hdeurai [adœrœ F], v. tr. En- durer. Voir flndcurieu.

Âdeuyerasse [àdqeyrasM.N.ndeijros I, P, àdJras . . S, âdîros V], s. f. Personne qui aide.

AdiâwG, voir Âde.

Rdié, voir Rdé.

Adieu [Myœ M, N. âdye L P. âdî F, àdji-âdyi S, âdye, -ycë V], v. tr.

Aider, secourir.

fldîncot [âdîkç . . M, I, P, N], n. pr.

Adaincourt, vill. de l'arr. de Boulay.

Âdiou [àdyu . . M, I, P, N, âdow F, àdyii . . S, V), s. m. Celui qui aide. Adirasse, voir Adeuyerasse. Âdji, voir Adieu, fldofe [àdçf. . M, /, P, N], n. pr.

Adolphe.

Adossa' [adçsai F], v. tr. Cultiver un champ en dos d'âne. Voir Rn- dossener.

Adourmeur [adurmœr F], s. m. Flatteur. Voir Andreumou.

Adous [adu F], adj. Endormi, engourdi. Se dit particulièrement de la jambe. J'â la jambe adoûse, j'ai la jambe engourdie.

3

AFI

Adow, voir Adiou.

Adrassi [âdrasi S], v. tr. Adres- ser. Voir Èdrassieu.

Adre [âdr P], s. m. Étendue de terre, emplacement d'un bâtiment.

Adreût, Adrôt [adrôé-àdrô S], adj. Adroit. Voir Èdreût.

Afance [afàs M, N.F,S, çfâs I, P, V], s. f. Enfance.

Afant [afâM,N.F, S, ofâ I, P, F], s. m. Enfant. I vyint ~, il devient e., il tombe en enfance. V'ateûz mont ~ d'vos chègriner anlè, vous êtes bien enfant (sot) de vous cha- griner ainsi. Piats ~ , piats maus, grands ~ , grands maus, petits e., petits maux, grands e., grands maux. Quand' i ~ atfâl, fat inûri, quand l'e. est fait, il faut le nourrir (quand on a fait une bêtise, il faut en subir les consé- quences). Vaut mieus i-n-a. qu'i vé, i n'è m' besan d'coûde, vaut mieux un e. qu'un veau, il n'a pas besoin de corde. Vaut mieus lèhhieu V - mochou que d'il râyeu l'néz, vaut mieux laisser l'e. morveux que de lui arracher le nez (vaut mieux supporter un moindre mal que d'être obligé d'en souffrir un plus grand). Quand' tràh ofants v'nont à monde dons le même s'mene, n-in-n-é înk dés trâhh que moûrt, quand trois enfants viennent au monde la même semaine, il y en a un des trois qui meurt V.

/Ifantiyéje [afâtiyês M, N, S, çfàtiyês .. I, P, V, afàliyas F], s. m. Enfan- tillage.

Afâtri [àfatri S], adj. Affamé. Voir Èîôtri.

Afètai [afetai F], v. tr. Affubler. Voir Èfutieu.

Afèquot [afçko F], s. m. Affi- quet. Voir Èfiquot.

Aîeu [âfœ S], s. m. Morceau de lard ou de viande pour faire la soupe. Voir Aufu.

R¥\

4

HHH

Hfichi [afisi F], v. tr. Afficher. Voir Èfichcu.

Afond [â/5], adj. Profond. Voir flufond.

Rfondra' \afôdra' F], v. Ir. Voir ilnfondrer.

Afontou [afôtu S. Y] , s. f. Pro- fondeur. Voir Hufontou.

/Ifrércr [âfrêre . S], v. tr. Mettre un étranger au rang de frère. Voir Èfrérieu.

/Vgacia [âgâsyâ . . gén.], s. m. Acacia.

flgaji [ngaji F], v. tr. Engager. Voir ftnguèjeu.

flgasse \agas F], s. m. Pie. Voir Èguièsse.

Agate [âgal], s. f. Coccinelle. Voir ftugate.

Hgné Inné F], s. m. Agneau. Voir Ègné.

Âgnèsse, Agneusse |n/îo?,s M. \, ânes P. V\, s. f. Femme de peu de jugement.

Agotc, voir Hugate.

flgrachi \agrasi F], v. tr. En- graisser. Voir Hngrèhhieu.

Agrâyi {agmyi F\, adj. Qui est tombé, les jambes écartées.

flgrous [agru M, ogru, ûrœ I, tirçw P, F, awru-ô>'gru X, œrii S, œre-ovru V|, adj. Heureux. Ç'at. ma fri. tés Jans lés pus ~ don monde, c'est, ma foi, les gens les plus h. du monde. - corne dés groûsses fèves, h. comme des gros- ses fèves. -S'emploie aussi dans le sens de heureusement: Ica beun ~ qn'i n'y è m' pus d'mmi, encore bien h. qu'il n'y a pas plus de mal. Bèn-ovrou qn'i n'olôr mi tolè, heu- reusement qu'il n'était pas \'.

Agroîiscté [(ujrnste' M, ô"grûstê' N, çgrûstê' . . S], s. f. Bonheur, béati- tude.

Aguète \rigçlF\, s. f. Coccinelle. Voir Hugate.

Aguiâyc [agyây F\, s. f. \i- guillée. Voir Èguiayc.

Aguinchi [agèsi F], adj. Habiller. Voir Èguîncheu.

Aguion [agyô F], s. m. Aiguillon. Voir Éguion.

Agûye \aguy F], s. f. Aiguille. Voir Ègûye.

Ahan \âhà M], s. m. Respi- ration pressée. 2" Labeur, peine.

Âhance [Shâs . . gén.], s. f. Aisance.

Ahant \âhâ Gorze), adj. Com- mode. L al beun' ~, il est bien c.

Ahèdjeu [âhfdjcp S], adv. Au- jourd'hui. Voir flujdu.

Ahelatlây/aSliS. m. Petite auge. Voir fluhelat.

Aheura' \ahcera' F\, adj. .\huri. Voir flnheuricu.

Ahhâfi [àxâft S\, adj. Echauffé. Voir Èhhaufieu.

Ahhâfûre [cix<if''r S], adj. Échauf- furc. Voir Èhhaufûre.

Ahhe \âx N], s. m. et f. Labiée à petites fleurs violettes. Les feuilles sont tiéchiques.

Ahhe [àx M\, s. f. Amorce, appât.

Ahhe [âx , après voyelle : yâx gén.|, adj. .\ise, qui est à l'aise, heureux, content, joyeux, satisfait. Is sont tortus beun' -, ils sont tous bien aises. J'os si ynhhe I je suis si content! X. Voir Pâhhe.

Ahhedeu, Ahhedieu [âxdœ (Avri- courl), âxdyœ (Inville)], adj. Au- jourd'hui. Voir Aujdu.

fthhener [axnê' . . M, X, çx"Ç ^> oxnç' P]. v. tr. Ourler. Voir Orlcr, Rahhener.

Ahheraye [axrny M, N, çxrçy I, P], s. m. 1" l->able champêtre. 2" Viorne pour vanniers (espèce de cornouiller). .3" Mauvais bois de chauffage dont un proverbe dit qu'il laisse mourir de froid sa mère au bois. Voir Hhrauye, Mahhcrâye.

Ahheté [âxlè' . . M. I, P. X, S], s. f. Aise. Beun-û.. contentement.

KMH

5

Kji

Hhheu \axœS], adv. Hier. Voir Èhheu.

Ahhi, voir flhhli.

/Ihhin [àxë . . S], n. pr. Acliain, vill. de l'arr. de Château-Salin.

/Ihlili [axli M, N, çxH I, P, âxi Gorze, el-{ëi . . S\, s. m. 1" Vase à vinaigre que l'on emportait aux champs pen- dant les grandes chaleurs. On mélan- geait le vinaigre avec de l'eau pour se désaltérer.

2" Un des petits langes, mis en pointe, qui servent à emmailloter un nou- veau-né.

Ahhon [axô M, N, çxô I, P], s. m. Ourlet. Voir Rahhon.

ilhhons [axôN], s. m. pi.'— Pousses, par ex. sur de vieux choux, au printemps.

Ahhouter (s') [axutë' . . S], v. pron. S'asseoir. Voir Èhhicutcr.

flhhouteii [âxulœ S], s. m. Banc. Voir Èhhieutu.

Ahhtant [âxtà S\, adv. Autant. Voir flussetant.

Âhieu [àyyoe M, N, âyye I, P. âji F, àyi S, V], adj. Aisé.

Âhieumant [àxyœmà M, N, âxyf- I, P, âjimà F, àfimâ . . S, âfimô V], adv. Aisément, facilement.

Hhimant, voir Rhieumant.

fihion [ayï/ô LandrofT], s. m. Noyau. Voir Nawion.

Âhodé Ahodié, Âhodjeû, Âhogucïi [âhode - âhodye V, âhçdœ-ïihodjœ- âhogœ S, V], adv. Aujourd'hui. Voir flujedu.

Ahonchi [ahôsi F], v. tr. Em- poigner. Voir flnhoncheu.

flhota' \ahç>tw . . F, S\, v. tr. Em- bourber. Voir flnhater.

Âjancc, voir Âhance.

fljanci [ajàsi . . F, V], v. tr. Entre- prendre. Voir Èjanccner.

iijancicr [ajàsye,-yœ V], v. tr. Agencer. Voir Èjanccner.

fljavcla' [ajavlw F], v. tr. —Mettre les javelles en gerbes. Voir Anjè- veler.

Aje [as S], s. f. Auge. Voir Huje.

Rje [as . . gén.], s. f. Age. £une bêle ~ , un bel à. 'Le V ~ d'i vé, tos lés-ans dôze mwos, il a l'âge d'un veau, tous les ans douze mois (ré- ponse à un indiscret).

Rjedcu [â°jdœ S], adv. Aujour- d'hui. Voir flujcdu.

Âjelat [âjla S], s. m. Petite auge. Voir Auhelat.

fljenouyi (s') [ajnuyi F], v. pron. S'agenouiller. Voir ilnjenayeu.

Ajiè, voir Âhieu.

Ajiète [âjyçt V], loc. adv. Le jour précédent ; plus tôt. J' m'in

vrè -, je m'en irai plus tôt, pour arriver à temps.

Âjimant, voir Âhicumant.

Ajola' [ajolw F\, v. intr. Geler. Voir Hnjaler.

/Ijolûre [ajplùr /•'], s. f. Enge- lure. Voir /Injalûre.

Âjoncot [âjôko . . S\, n. pr. Voir flujoncot.

i\ju [ajii F), s. m. Enjeu. Voir flnju.

ilkdicion [akdisyô F), s. f. Ad- dition.

flkdiciona' [akdisionœ F], v. tr. Additionner.

Hke \âk . . gén.], s. m. —Acte, pièce légale qui constate un fait.

flkeula' [akcelw F), v. tr. Ecu- 1er. Voir Èkculer.

flkeuron [aka-rô F), s. m. Vxu- reuil. Voir Ècriyeu.

flkcuvela' [akcvvlœ F], v. tr. En- cuveler. Voir AnkGuvcler.

Âklîn, Âkyi [iiklî-àkyi . . M, I, I', N, àtyi S\, s. m. 1" Chantier; espace de bois confié à un bûcheron pour le couper. J'â âtreprins i grons ~ iènâye ceu, j'ai entrepris un grand travail sur un chantier, cette année. Compagnie, réunion, ensemble de personnes, p. e. qui prennent un repas à la même table, qui travail- lent ensemble dans un même chan- tier, etc.

fllan [alà M. S. S,olù I. P. F],s.{.

Élan, mouvement, etlbrt subit en avant. Tôt d'ciiii - a., tout d'un élan (vivement).

fllanl, [alà M, S, S. olà I. P\, adj.

Avenant ; agréable. Fiine fome niante, une femme avenante.

Riante [alât S], s. f. Alêne. Voir Hloûne.

flianto, ftlantou \niiito . S, alâlii F), adv. Alentour. Voir Èlantor.

fllanut [alanfi F\, s. m. et f. Le soir. Voir Èlènul.

KLH

Alate \rdat S, V], s. f. Ailette. Voir Hulatc.

Alâye [(dcii/ M, S. oirii/ I, P. F, alcij S.olciJ V|, s. f. Allée, corridor. 2" Départ.

Aie [«/... S, V|,s.f.— Aile. Voir Aule.

Aleduc |n/(/(iA-. ..S|,s.m.— Aqueduc.

Alèfant [alefà Saulny], s. m.

Éléphant.

ftlemand [(dmii M. X, S. olmû I, P. \'\, s. m. Allemand. Ché: (dans) lés - , en Allemagne.

flléni [alcni F\, adj. Alfamé; épuisé. Se dit surtont du bétail.

Rler \aW . . M, N, S. oie . . I. P, F. \'|, V. intr. Aller. 'L an va, il s'en va. chète au rau, le chat va au matou. Le vèche va au wèré, la vache va au taureau. (Se dit de bêtes en chaleur). An-n- tder, être au-dessous de ses affaires; dépérir, se mourir.

flleû (sint) |n/<7' M, A'], n. pr. Saint Eloi. Lo mau d' Sint-Aleû, le mal de Saint-Éloi, sorte de maladie des chevaux (humeur au poitrail).

flleuma' [alœma' F\, v. tr. Al- lumer. Voir Èlemer.

Aleumote \alœmol F\, s. f. Allu- mette. Voir Èlcmate.

fllcune [alœn F\, s. f. Alêne. Voir illoûnc.

Hleuta' [alœta' F], v. intr. Faire (les éclairs. Voir Anloûder.

ftleva' lalva< F\, v. tr. Enlever. Voir Hnlcver.

Alhate {àlyal M, X, âlfol I, ûiyot P, osœy, arlos F, elyat -œ^î, S, alfot V ), s. f. Oseille. - de ch'vau, o. sauvage. - de but, o. de cra- paud. cê-(i d' hoc, plantain. On en trouve trois espèces en Lorraine: Plantage major, planlago média, plantago lanceolata. Ç'ut /ieuhh corne (/' /' ~ , c'est sûr comme de l'o. J' l'anvcreûs byin è i ~ , je l'enverrais bien à l'o. (je l'enverrais bien pro- mener).

flLH

ALW

fllhaye ]al-{a!i V], s. ni. et f. Lézard. Voir Èrhaye.

fllhi [alji M], n. pr. 01g}, vill. de l'arr. de Metz.

Alhon [a/yôA''], s. m. Sortilège.

Âlhote, voir Hlhate.

flliate [àlijal . . M, N, S, ahjot I, P], s. f. Alizé.

flliati [alyati M, N, ahjçti I, P, alijatê . . S], s. m. Alisier.

Alîncot [îilinkç S, Y], n. pr. Alaincourt. Voir Hulîncot.

Altndièsse, voir fllînguièsse.

Altnguièsse [alignes M, ollgiiçs . . I, P, alîgyes-alîdijes N, îdyçs S, çll V]. s. m. Alun.

fllinne [alên M, olên I, çlën P, olçri F, alën-alên N, alën S], s. f. Ha- leine, respiration. 'L at cohh d'~, il est court d'h. (il a la respiration courte).

Aliotc, voir Hliate.

fllivate [cdivat M, çliuçt F, S, aliiml- aUvel N], s. f. 1" Chose de peu d'importance. 2" Calembredaine, niaiserie.

fllîve [aiïf M, N, olTfI,P, olTs F], s. f. Olive. De t'ofde d' ~ , de l'huile d'olive.

Alivète, voir Alivate.

fllivîre [alhnr M, N, oUuTr I, P], s. f. Champ d'oliviers.

Aljate, voir Alhate.

Almègne, voir fllmèle.

fllmèle, fllmeugnc [almcl-ûlmcen- çrmel-Iàrmœn M, çlmçl-olmen I, P (emël RombasJ, almen-dlmqen-ûrmçn N, almel-armêl S], s. f. Lame de couteau. 'L eu chinjeii s' coûté po 'n' ~, il a changé son couteau pour une 1. (il a fait un mauvais marché, un échange désavantageux). Voir Lemèle.

fllogne, fVlonde, Aisne [aloiï-cdôt- alôn S], s. f. Alêne. Voir flloûnc.

Hlondrèle [âlôdrel-ûrôdrçl M, erô- drel-arôdrë' I, P, arôdal-arôdrçl F, ulôdrel - àlôdrê' - frôdel N, aràdrël . .

eràdrël S, çrêdrël V], s. f. Hiron- delle ; engoulevent. Cheûr dans eune inaahon corne eune ~ dans eune cheum'nâye, tomber dans une mai- son conmie une h. dans une che- minée (tomber quelque part comme un chien dans un jeu de quilles). Ç n'ai m' eune ~ que fïil l printams, ce n'est pas une h. qui fait le prin- temps. — Lés-èrindréles volant bèhh, ferons d' l'ûte toms, les h. volent bas, nous aurons de la pluie V.

Alongne, voir AloiîiTc.

Alonje [rdùs S, VI, s. m. Côté. Voir /lulonje.

Alonji [alôjiF, S], v. tr. Allon- ger. Voir Èlonjeu.

Alonne, voir Aloïine.

Alonzéne [cilôzên . . S], s. f. Pièce de bois qui, dans une voiture, relie le train de devant à celui de der- rière. Voir Lonzinne.

Alotc |(7/p/ V], s. f. Petite aile. Voir Aulatc.

Alou [alu M, N\, s. m. Celui qui va. Ne s'emploie que dans l'ex- pression a/ou au toils(bois),boquillon.

Alou [alu M, jV], s. m. Oiseau pour porter le mortier. 2" Échafaud.

Alouda' [aludai], v. intr. Faire des éclairs. Voir Anloûder.

Aloûde [alût F], s. f. Éclair. Voir Anloûde.

AloQne [alan-alôn M, olûn-çlôn I, olûn P, alœn-alûn F, al6n-alû''n-alûn iV, alun- alàl - alçïi-alôt . . S, olôt V\, s. f. Alêne. Ç' at pwintu corne eune ~, c'est pointu comme une a. Ce s' cwèche corne eune ~ dans i sèc, cela se cache comme une a. dans un sac (se cache de manière à ce qu'on ne puisse le trouver). On r pèrç'rôt avo ène alonde, on le per- cerait avec une a. (tellement il est maigre).

Alowète, voir fllwate.

Alwate [alwat M, N, çlwçl I, P, alçwft F, alwat-elwal S, elwçt-çlwçt

RMR

8

AMB

V], s. f. Alouette. - dés prés, ])lpit. Pietid d' ~ , pied d'à. (fleur des champs de la famille des renonculacées). Sope d' ~ , soupe d'à. (soupe que l'on porte aux champs pendant les tra- vaux). Mèlinoiis corne i~, matinal comme l'a. Si lo ciel chéjiôr, li- erai tôt pyin d'oliDotes prises, si le ciel tombait, il)' aurait beaucoup d'alou- ettes prises V.

Âmârc [Crmûr S\, s. f. Armoire. Voir flumâre.

flmbabliner \àbabliiu'i . . M, N, àlio- blinç . . I, P, àbobinç . . S, èbobine V], V. tr. Embobiner, enjôler, allé- cher, tromper.

flmbâde \àbàt . . gén. (àbârF)], s. f.

Aubade.

Hmbagaji, Hmbaguèji [àbagaji F, ûbageji S], v. tr. Emménager. Voir Ambèguèjeu.

Ambâlou [àbâlu . . M. I. P, N. S], s. m. 1" Emballeur. 2" Hâbleur, trompeur.

Ambané [àbânê' . . M, I, P,N], adj. - Débraillé, mal vêtu. 'L è l'èhhto- mçk tôt ~ , elle a la poitrine toute découverte.

Ambaquowa' [âbakoivai F\, v. tr.

Essayer d'arracher une plante de terre de façon qu'il n'y ait que les feuilles qui restent à la main. Voir flnquawer.

ftmbârc, voir flmbâde.

Hmbarjcu [àlmrjw . . iM, I, P, N, S, çbarji F\, adj. Desséché, dis- joint. .Se dit d'une futaille ou d'une scille dont les douves sont disjointes par l'action du soleil. S'emploie au.ssi dans le sens de cre- vassé, gercé, en parlant des mains, de la figure.

flimbarji, voir Hmbèrjeu.

Ambaubi [àbôbi M, I, P, X, abôbi F, àbâbi . . S, çbîdii V], adj. Ébaubi. Voir Èbaubi.

Ambauchcu [âhôSœ . . M, I, P, X, êbSSye, -yœ \'|, v. tr. Embau-

cher. 2" Aplanir, dresser une pièce de l)ois V.

ftmbèche, voir flmbeuhhe.

Ambègneu {ùbenœ M, X\, adj. Embarrassé, embrouillé. Fuite ré- ponse ambètjnâye, une réponse em- brouillée. 2" Mal velu.

Ambèguèjeu [àbfyejœ . . M,I,P,N, àbagaji F, àbagçji S], v. tr. Em- ménager.

flmbèhhlè [àln'xte . .I,P], adj. - Qui a perdu sa force au contact de l'air. Se dit des liqueurs.

flmbèner [àbeniH . . M, I, P, X], V. tr. Mettre un terrain en pâ- turage, en défens.

flmbènèye [Cûnniêy M, I, P\, s. f.

Lieu mis en jjâturage commun ; terrain interdit.

Ambèrboyeu \àberboy(e M, X, àbâr- boyi . . S], v. tr. Embarbouiller.

flmbèrès \ùbere gén. (èlmro V)], s. m. Embarras.

flmbèrèssieu [âberesyw M, X, àbe- rçse . . I, P, àbçresi S, èborçsç Y], V. tr. P Embarrasser. Part, pass. f. : enceinte. 'L at ainbèrèssâye, elle est enceinte. 2" Obstruer. 3" v. pron. S'inquiéter.

ftmbèrïche, ftmbèrïhhe \âberTs-àbe- rïx gén.|, s. f. Embérize.

Ambèrjeu lùbçrjce M, àbârji S\, v. intr. Se déjeter, se gaucliir, en par- lant d'un cuveau, d'un tonneau.

ftmbèrlicotou, voir flmbcurlicatou.

Hmbèrlificotè.voirAmbeurlificater.

flmbèrlondcu [âberlôd(v X], adj.

Embarra.ssé, éperdu, tpii ne sait plus ce (ju'il fait.

Ambèrnikiè \(U)çrnikyc .Mariculles|, adj. Enchifrené.

flmbesagncu [àb(ç)zanœ M, X, àbç- zçne I, P\. adj. Occupé.

flmbètes [àlKt I\, s. f. pi. Dé- part, sortie, absence.

flmbeuche, voir rtmbeuhhc.

Ambeugneu (s') [ùbwnœ . . M, I, P, X], V. pron. 1' Se heurter, se

KMB

flMB

faire une bosse à la tête en se lieurtant. S'embarrasser.

Ambeuhhe [àbœx M, I, P, N, àbiis F], s. m. Récipient quelconque; panier très profond.

flmbcuhhe [àbœx M, I, P, N, àbçx S, ëbçx V], s. m. Qui est em- barrassé d'un rien et qui empêche les autres de travailler au lieu de les aider. 2" Maladroit.

flmbeurlicater [àbœrlikatë' M, èbçr- likçtç V], V. tr. Fasciner, éblouir, enjôler.

HmbBurlificater [àbœrlifikatë> . . M, N, àberlifikçtç . . I,P], v. tr. Em- brouiller, emmêler.

flmbeurlificatou [ûbœrliflkatii M, N, âbçrlikçtu . .1, P\, s. m. Enjôleur.

ilmbcurloûdé [àbœrlûdê' . . M, I, P, âbœrl6<'dœ - âbœrludœ N ] , adj. Étourdi, embarrassé, éperdu, effa- rouché, qui ne sait plus ce qu'il fait.

Hmbiawtemant [âbijaivtmà-àbijpwt- M, N, àbyçwtmà I, P, àblçwlmà F, àbyawtmà S\, s. m. Éblouisse- ment.

Ambiawter [àbyawtê'-âbgçwtê' . . M, N, àbyçwte . I,P, ablowUv F, àbyawtç . .S], V. tr. Eblouir. / m'è flanqué 'n' mornife qu' m' è fût veûr Iranle hhis chandvles, fan sus ica tol-am- biawté, il m'a flanqué une gifle qui m'a fait voir trente-six chandelles, j'en suis encore tout ébloui.

Hmbicious [âbisyu M, I, ùbisyow Pj,adj. Ambitieux. Dans lelP, on dit aussi Hmbicionous.

Hmbiéver [dbyëvë . . gén.], v. tr. Emblaver.

flmbièviire [âbyçvûr . . M, I, P, N, S\, s. f. Emblavurc.

Ambiowtemant, Hmbiowter, voir flmbiawtemant, flmbiawtcr.

flmbistouycu [âbistuyœ . . M, I, P, N], V. tr. Détourner du chemin ; mettre dans l'erreur.

Kmbléme [àblëm Azoudange], s. f. Détour, subterfuge.

Hmboblinè [àbohline I], v. tr. Embobiner. Voir flmbabliner.

ilmbofumè [àbofumq Marieulles], adj. Se dit d'une escarre qui suppure.

Ambohaté, voir flmbosaté.

flmbôleu [àbô"lqe N], v. tr. Em- mêler. Voir flmboûler.

/Imbonner [âbônê'-àbûnê' M, àbônç I, àbûni" P, àbûnwF, àbônç . . S], v. tr.

Aborner. Voir Èboïiner. Ambosaté [àbçzalê' . . M, N], adj.

Se dit des enfants qui ont des croûtes de lait sur la tête. Voir Ambohaté.

flmboiîler [àbCdê' . . M, I, P,N],\. tr.

Embrouiller, emmêler; éparpiller, répandre, verser.

flmboïiner, voir Rmbonner.

Rmbracheu [âbrasœ . . M, iV, S, àbrçse . .1, P, F|, v. tr. Em- brocher, percer d'outre en outre. J' l'a ambracheu le panse, je l'ai percé de part en part par la panse. 2" Mettre une broche à un tonneau.

RmbrâhGr [àbrâxê' . . M, I], v. tr.

Embraser. On entend aussi Rra- brâhieu.

flmbrâJBU, voir i\mbrâher.

flmbrawâye [àbrawày-àbrçwày M, N], adj. 1" Se dit d'une personne qui a de gros mollets. 2" Se dit également d'une poule dont la tête est garnie d'une grosse houppe.

ftmbrawer [âbruwëi-àbrowëi . . M, àbrçwe . . I, P, àbrawœ-ùbrawo N, àbrawe . . S, èbrâwe V\, v. tr. Elmbarrasser, embrouiller, mettre en désordre.

flmbrawtâye [àbrawtiiy - âbrowtdy il/, iV], adj. Femme qui a noué sous le menton les cordons de son bonnet.

Hmbrepinke [àbrepëk Fribourg], s. f. Aubépine. Voir Aubepeune.

flmbrèssâde [àbrçsàt M, N, abrasât F\, s. f. Embrassade.

HMB

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AMM

Rmbrèssicu làtyrcsiifr . . M, I, P, N, ahidsi F, àbrçsi S, cbrçsi/e, -yœ \'\, V. tr. Embrasser.

Ambrèssou {àbresii M, N\, s. m.

Qui c'uibnisse, qui aime donner (tes b::isers.

Ambricaler [àhrikcilc' . . M, X, àhri- kçlç . . I, PU V. tr. Mettre la bricole à un cheval, à une vache.

Hmbroblé [libroblfi . . M, I, P, X], adj. Se dit du foin souillé de vase par les débordements.

flmbrochè, voir Hmbracheu.

flmbrouyi [âbruiji F, .S], v. tr. Embrouiller. Voir Hmbrûycu.

fimbrowè, Hmbrowo {àbrowêi P, àhrowo X\, v. Ir. lùnbarrasser. Noir flmbrawer.

flmbrûmcr [ùbriimc' . . M, I, P, X ], V. tr. Assombrir.

flmbrûseneu, voir flmbrïisieu.

flmbrîisieu {àbriizyw M, àbriizije- (ibrnse I, àbrùzyç P, âbrùzuœ-âbriiziKr X, âbrfine . .S], v. intr. Brouir. Part. pass. : attaqué par la rouille. Se dit du blé.

Rmbrussemant.Hmbrusserèye [àb- riisnià, (ibnisrrfi, ùbriisFir . . M, I, /',.V|, s. f. Houille, maladie (]ui attatfue les blés après de longues pluies.

Hmbriisser, voir Ambrîisieu.

AmbrussQre, voir Hmbrussemant

fimbrûyeu \àbrii!/(f . . M, I, P, X, âbrnyi F, S\, v. tr. Embrouiller, troubler. Més-euys sonl anibrriyctis, mes yeux sont troubles.

Ambuche \àbiis F\, s. f. lléci- picnt de cuisine, tel que tasse, bol, etc. Voir flmbeuhhe

Hmbujau [àhiijO F, S\, s. ni. Mannequin; personne sans énergie.

Rmbuler \àbûlê' . . M, X], v. tr. Endiarrasser.

Ambwâscr [àbwtizê' C. Il], v. tr.

1" Aniuser. 2" Tromper, duper, repaître de vaincs espérances.

Ambwése [âbwës C. H\, n. j)r. Anibroise.

/Imbwètcr \àbii>çlci . . M, X],\. Ir.

1" Emboîter, enchâsser, mettre une chose dans une autre. 2" Rem- plir. Xale In'iye ambii'cle tolc l'ètaube, notre truie rem|)lil t(mle l'étable.

Âme |(im . . gén.|, s. f. Ame. Jo (It-s-ânies, jour des morts. ~ de fèhhiii, menu bois qu'on met au milieu du fagot. / siuègne miens s'oante que s'n -, il soigne mieux son ventre que son âme. Lo bnnii Du è iîinie de lu, le bon Dieu a son ànie (il est mort).

Âme \cini . . gén.|, s. f. Cuvier de vendange.

Amelète \andçt X], s. f. Ome- lette. Voir Èmelète.

Ameûla' [amœlw F\, v. tr. Mettre les denrées en meule.

Âmicu [àmyœ . . M, I, P\, s. m.

Homme de peine qui recueille les marcs de raisins dans le pres- soir. Voir Ânieu.

Âminchi [amèsi F\, v. tr. Em- mancher. Voir Amminchcu.

Âmîsè [ânûzc V|, v. tr. .Amuser. Voir Humûsieu.

Âmîsote [ânûzot Y \, s. f. Jouet. Voir flumûsète.

Âmîsou Innirrij Y], s. m. Qui amuse, qui divertit une société.

Âmmâhé [âmà-{ë' M\, adj. Em- bourbé.

Ammaler [àinaW . . M, X, ample . . I, I'\, V. tr. Emmêler.

flmmawé [àmawê'-àmpwêi M \, adj.

Surpris.

Âmmègnotè lùmcnole /], adj. Amignarder.

Ammenwatâye [âme nuxVâyX], ad]. f. Se dit d'une jeune fille qui a été gâtée, choyée par ses parents.

Âmmeréle |«;)i;t/ A'],s. f. Plante parasite des céréales.

Hmmeuyater [t'wuvyatê'.. M, X, àmç- yolç . . I, P], V. tr. 1" Emmailloter. Flatter.

flMM

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AMP

flmmiatcr [âmiiatê' M], v. tr. Émiettcr. Voir Èmiater.

Ammincheu [ùinèsœ . . M, I, P, N, umêsi F, èinèstje V], v. tr. 1" Em- mancher. 2" Concerier.

ilmmohhieu \àmoxijœ . . M,I, P,N], V. tr. Amorcer (au fig.), enjôler.

flmmohhiou [àmçxiju M, I,P, N\, s. m. Enjôleur.

flmmôhhyi, voir flmmoiïhhieu.

flmmolè, voir i\mmaler.

flmmor [àmor M, I, P, N, amùr S, V], s. m. Amour. Fâre V~, faire la cour. Cornant vont lés ~ ? Tôt di long d' le Icheiiche, ce n' pèsse meu lo j'noii. Comment vont les a. ? Tout du long de la cuisse, ça ne passe pas le genou. Voir Èmor.

Hmmorce [àmnrs P], s. f. Amorce. Voir Èmorcc.

Jîmmorci [àmorsi P\, v. Ir. Amorcer. Voir Èmorcieu.

Ammorous [àmoru . . M, I, P, anni- rçw F, âmoni - emoru N, amoru- amiirii-emiirii S, V], s. m. Amou- reux.

flmmorvUre [àiiiçrvur . . M, I, P,N], s. f. Rhume de cerveau.

flmmoîlhhieu [àmûxyce M, N, àmô- Ziji S], V. tr. Entortiller. 2" Amouracher.

Ammouna' |à/77Hn«' F], v. tr. Emmener. Voir fVmmwinner.

Kmmowé, voir flmmawé.

Ammwènè, voir iïmmwinner.

flmmwinner [âmwënc' M, àmwêne I, (univcnB P, àmuncv F, âmwènq'- âmwënce N, àmwene . . S,ènmne V], V. tr. Emmener. / n'animwène meu atrôt, il n'en mène pas étroit (il veut faire le riche). / n'amni- wène meu lûhhe, il n'en mène pas large (il n'est pas fier S).

flmolète [amolçt X\, s. f. Ome- lette. Voir Èlemète.

flmolucion [amolmijô F], s. f. Munition. Voir Èmonicion.

Âmonde, Amené [âmôt S, V, âmçn Gondrexange], s. f. Aumône. Voir flumonde.

flmorci [amorsi F, S\, v. tr. Amorcer. Voir Èmorcieu.

Amouna', voir Ammwinner.

Amourous, Amourow [amuru S, amurow P\, s. m. Amoureux. Voir Ammorous.

Ampâchi \àpâsiS\,\. intr. Em- porter de la boue à la chaussure en marchant sur le sol mouillé ou humide. Voir Pauchon.

Ampafer [àplifê' . . M, I, P\, v. tr.

EmpitTrer.

Ampâlou [àpàlii . . M, I, P,N], s. m.

Entremetteur de mariages. Ampanre [àpàr M, I, P, N, S, apùr

F, ëpàr V], V. tr. Allumer. ~ le iniîre, allumer la lumière. Dans les environs de Metz, on entend aussi: Amprinde. Ampaulé [àpôlë' . . M,' I, P], adj.

1" Qui a l'épaule démise. 2" Qui a mal au bras pour avoir beaucoup travaillé.

Ampaumâye [âpômâij . . M, I, P, A^], s. f. Souftlet appliqué avec la paume de la main; souvent aussi tape légère.

Ampawtau [àpawtô-àpçmtô M, N, àpowtô I, àpowtô - epoivtô P, apawtô F, âpaivlâ . . S, pçwëtâ V], s. m.

1" Epouvantail ; personne dont on a peur. 2" Personne niaise ou gênée, qui ne sait comment se tenir ni se tirer d'affaire.

Ampéche [àpês . . gén.), s. f. Empêchement. P'ter ~ , porter e., empêcher, mettre des bâtons dans les roues.

Ampéchieu [àpësyœ . . M, I, P, F, N, S, ëpësyà, -yœ V], v. tr. Em- pêcher.

Ampfegnc, voir Ampeugne.

Ampèler [àpelê> . . M, I, P, N], V. tr. 1" Faire flamber. 2" v. intr.

AMP

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AMP

Se dit du coiiiljiistible ([iii coiii- nience à brûler.

flmpéne, voir Ampcugne.

Amperoa(r) \ùprû(r) M, I, /', A', àprcJ-r S, àprêr V\, s. m. Kinpereiir.

Ampeser \àpçzè' . . M, I, P, iV, i>, êpezç V\, V. Ir. Kmpescr. On-n -impésôr Ics-égosses dés léts qu'ont dés rimpiémes ouon di père, pou l'ni lés piémes. On empesait les taies d'o- reiller (jui ont des (cremplunies» avec de rein])ois, pour tenir les plumes \'.

flmpèter [(;/'(■/<'' W], v. tr. Mêler. Lés eûtes sont uiitpètâycs, les cartes sont mêlées.

flmpèteuricu \âpctcerijce . . M, I, P, N, itpalriyi F, àpçtri-àpetritji S, èpetriye, -yœ V], v. tr. Hntraver; enrouler, au pâturage, une corde au- tour de la jambe du cheval pourreni- pècherde s'éloijjncr. Voir Lpètriyeu.

Ampètri, Ampètriyi, voir Ampè- teurieu.

Ampeugnc [«î/kc/I M, àpçn I, P, âpœn-âpen N, àpcii V], s. f. Peau.

don cul, peau du c. (fond de cu- lotte). 'L è le yueCde d' ~ , il a la langue bien pendue.

Ampeunâhi [àpwnufi . . S\, adj. Se dit d'un champ qui est plein de mauvaises herbes. Voir Ampusiaté.

Ampeunâji, voir Ampeunâhi.

Ampiâdieu \àpyudy(x' . . M, I, 1', A'], v. tr. Attaipier en justice.

Ampiâte [àpral . . M, I. /', A', .S", àphlt F, cpyât V\, s. m. et I'. 1" Emplâtre. Ç'tit comc runr ~ sus 'n' Jambe de hoûs, c'est comme un e. sur une jambe de bois (c'est un remède sans ellicacilé).

Ampiayeu [ûpyuytç M, A', àpyoyç I, P, ùpymji S, èpyoye, -yœ V\, v. tr.

Kmployer. v. pron. Se don- ner de la peine V.

Ampiète \(il>yet C. II, l'iplçl F\, s. f.

Kmiiletle. Ole aus-uniplctcs, aller aux e. (aller acheter les habits de noce).

Ampioyè, voir Ampiayeu.

Ampogneu [àpoi'Ky . . M, I, P, N, apuiîi F, S, èpuùe, -l'uv V\, v. tr. Hmpoigner.

Ampotè, Ampôter, voir Ampoïitcr.

Ampougni, voir Ampogneu.

Ampoukè, Ampourta', Ampoutchè, voir Ampoiiter.

Ampoiiter [ùp(ii)të> . . M, A', /, P, àpurtw F, àpote-àpulsç'-('ipuke' .. S, èpu- tye-êpule V), v. tr. Emporter. / promut tojos, mus austunt uii-ii- (impoûle lo iHint, il |)romet toujours, mais autant en emporte le vent. Part. pass. : crotté. Tés butines sont ampontâyes (crottées).

Ampowtau, voir Ampawtau.

Ampoycu [ùpnyty . . M, I. P, A'|, V. tr. Garnir. Se dit des em- bhivures. Xote bié s'ampoye bramant, notre blé se garnit bien. S'ein|)loie également d'un pré qui se garnit bien d'herbes, d'arbres chargés de branches ou de l'ruits. Eune sau ampoyâyc, un saule chargé de branches.

Ampratcr, voir Ampreuter.

Amprcume [àpnrm M. I, P, S\, loc. adv. Seulement, à présent, à la minute, il y a un instant. \"èri- vcûz - , vous arrivez seulement (vous êtes en retard).

Ampreuter lô/Jra- /("'.. M,I,K. àprœtè'- àprèlr P, ùprute . . S. èprète V \, v. tr. Emprunter.

Amprihoncr \àpriyonê' . . M, I, P, X, S... àprizunii' F\. v. tr.— Emprisonner.

Amprinde [àiirèt .V], v. tr. Al- lumer. Voir Ampanre.

Amprînses \ài>rîs . . gén.|, s. f. |)l. Petits brins de bois (ju'on allume à l'entrée du four pour voir clair avant d'enfourner.

Amprinter, voir Ampreuter.

Amprintow, [àprctow P], s. m. Emi)runteur.

Amprisouna", voir Amprihoner.

RMP

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RNC

flmpusiaté, flmpuyaté [àpûzyatB- âpûyatê' . . M,N], adj. Qui est plein de mauvaises herbes. Voir i\m- peunâhi, Ampwètchiné.

flmpwè [àpive M, N], s. m. Emploi.

Ampwèhencr [àpwexnë' . . M, I, P. àpwçzimw F, àpwçfnce-âpwçfnœ N ], V. tr. Empoisonner.

flmpwèjener, voir flmpwèhener.

Ampwése [àpwës M, I, P, N, àpcës S], s. f. Empois de tisserand. 2" Colchique d'automne, dont on se sert pour jaunir et durcir la toile d'un lit, de manière à ce que la plume ne passe pas à travers.

flmpwètchiné [âpwetsinë' . . M, I. P, S, àpivotsinœ N], adj. Se dit d'un champ rempli de mauvaise herbes (pwès d'chîn). Voir Ampusiaté.

flmpwinter [âpivètê' . . M, I, P, iV], V. tr. Appointer, aiguiser.

flmpwohencu, voir Rmpwèhener.

flmpwotchineu, voir Ampwètchiné.

Ampyir [àpijîr M, N\, v. tr. Emplir. Voir Rampyir.

Amusa', AmiîsGr, voir flumiîsicu.

flmïisate [amïizat S\, s. f. Amu- sette. V.oir flumiâsète.

flmïisemant, voir Aumiisemant.

An gén.], s. m. An. Au no- vèl an, lo pès d'eune jeumanl, au nou- vel an, le pas d'une jument (les jours croissent d'un pas d'une ju- ment).

fln M, I, P, F, X, S, è V\, pron. - En.

Rn M, I, P, N], pr. On. An-:-ont dit, on a dit. Est ordi- nairement suivi du verbe au pluriel.

AnatG [ânat .. S], s. 1'. Épingle. Voir Nonnate.

Knâyc [anûii F\, s. f. Année. Voir Ènâye.

flnâyi (s') [anâyi F], v. pron. S'ennuyer. Voir Annayeu (s').

Anca [âk(a) M\, adv. Encore. Voir Èca.

Ançançu, Ançançwêr {âsâswër M, I, P, N, àsâsû F], s. m. Encen- soir. Hhofieu dans V - , souffler dans l'e. (boire).

Ancarté [àkartë'M], adj. Écarté, seul, à l'écart.

Ancâté [àkâtêi M, âkàte I], adj. Ne s'emploie que dans l'expression été mail ~ , ne pas avoir de bonnes cartes, ne pas avoir de bon jeu.

Ancepandant [àspâdà Famille ri- dicule], adv. Cependant.

Ancèrvelé [àservelê' . . M, I, P, N, eservela' F], adj. Écervelé.

Anceu \àsqe iV, N, S, àse I, P, F, êsi V], adv. 1" Ainsi, de celte ma- nière. 2° Ici, de ce côté-ci.

Ancèy \àsêij M, I, P], n. pr. Ancy, village du Val de Metz.

Anchâcenéje [ûxâsncs S, V), s. m.

Chaulage. Voir Anchaucenéje. Anchâcener [àsûsne . . S\, v. tr.

Chauler. Voir Anchaucener. Anchahouré [àsàhoiirë' . . M, S\, adj.

Eclievelé.

Anchalandé [àsâlàdëi ..M, I, P, N ], adj. Achalandé.

Anchalandéje [àsalàdës . . M, l, P, N], s. m. •— Achalandage, clientèle.

Anchancrer |«s«A-rë' . . M, K\, v. tr.

Échancrer.

Anchancrûre [àsàkrilr M, I, P, N], s. f. Échancrure.

Anchanté [àsâtêi . . M, A' ], adj. Ne se rencontre que dans l'ex- pression: Pin ~, pain cacheté.

Ancharlatan, voir Anchèrlètan.

Anchaucenéje [àsôsnês . . M, I, P, N, àsâsnës . . S], s. m. Chaulage.

Anchaucenemant {àsôsçiimâ M, I, P, N], s. m. Chaulage.

Anchaucener [àsôsnê' . . M, I, N, àsôsnê' - esôsnë' P, asôsnw F, àsûsne . . S], V. tr. Chauler.

Anchawlè, voir Anchawté.

Anchawté \âsaivtë'-àsnivtë' . . M, N, àsçwle . . I, P, àsawle . . S], adj.

ANC

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ANC

1" Echevelé, cbourifTé. Che- velu. Voir /Inhheuvelé, Dèchovoûlè.

flnche \às il, I, P, F, N, S, ôs\'\, s. f. 1" Robinet de cuve, de ton- neau. 2" Embouchure de flûte.

Anchèchcler, flnchèchcu |ô.sVs/("', âsrstr . . M, I, 1', \, asasi F, â.sesi S, èséslf V\, V. tr. Mettre en sac, presser, tasser. On n' peûl m pinirlw in sac mau asachi, on ne peut porter un sac niiil lassé F. Voir Hnchèteler.

flnchemèler, voir flnhhemèler.

Anchèpé, voir flnhhèpé.

ftnchèrjeu (s') \àserjti' . . .V, /, /', X], V. pron. Se charger. J' m'an chèrje d'ii foule se pile, je me ciiarj^e de lui donner une volée de coups.

flnchèrlètan, ftnchèrlètou \àserl(i('i, àsrrlelit . . M, I, P, X, S), s. m. - 1" Rateleur. 2" Flatteur.

flnchèrwer [àsçrivê' . . M, I, P, X, S], v. tr. Recouvrir des graines semées à l'aide d'une lioue ou d'une herse, après les avoir piochées.

ilnchèrwèyeu |(i.sV;'H'f'//ci? M, X], v. tr. Voiturer.

Anchèteler |«.s('//ê' . M, X], v. tr.

Entasser, par rangs, des ol)jels les uns sur les autres; remplir par dessus les bords. J'â rawptji lo b'chal d'grond'bJres,j'lés-â anchèriées, j'ai rempli le bichct de pommes de terre, je les ai eni|)ilées.

flncheuz [àsir M, X\, pré|). Chez. Voir Cheuz.

flnchevatemcnt lâs(e)vatmâ M, .V, àsfi'olmà I, P\, s. m. État d'un cheval pris dans le licou.

Anchevater \âs(e)i>alê' . . M, X, às(ç)- vole . . I, P\, v. tr. Mettre le licou aux chevaux.

Anchevela' \(lsrpla' F\, adj. Echevelé. Voir Anhhevelé.

Anchevelé, voir Anhhevelé.

Anchevotcmant, voir Anchevatc- mant.

Anchiate [âsi/a/ M, N], s. f. Espèce de croc l'on suspend les cochons saignés et blanchis.

Anchifeurné \àsif(frnc' . . M, I, P, X, S\, adj. Enchifrené. Voir Inchnoupè.

Anchiîeurniirc [àsifœrnûr . . M, I, P, X, S], s. f. Enchifrcnement.

Anchinje [àscs M, I, X, escs S], s. f. Change. Voir Chinjc.

Anchinjcu \âsi'jœ . . M, I, X], V. tr. Échanger. Voir Chinjeu.

Anchombyi, voir Anhhombyi.

Anchoubiè |àvi(/),(/<' /, P\, adj. Qui a des fourmillements dans le bras, la jambe.

Anchowtè, voir Anchawté.

Anchtâlc [âstâl . . S\, s. m. Em- barras.

Anchute, voir Anhhute.

Ancîve [âstf M, I, P, X], s. f. - Gencive.

Ancleume, AnciTme [âklœm F, ùk-nm .\vricourt|, s. f. Enclume. Voir Ankieume.

Ancloûre [àklCir F], v. tr. En- fermer. Voir Ankioûre.

Ancloûs {('ildi'i F\, s. m. Enclos. Voir Ankioûs.

Ancocomiau |rtA-oA-o/?i//ô M, X\, s. m. Commérage. Voir Cocomiau.

Ancônër, voir Ancoûncr.

Anconncr, voir Ancoûner.

Anconte \àl;ôt S\, prép. Contre, auprès. El-, à la rencontre, au devant.

Ancoplé [àkoplêi . . M, /, /', X\, adj.

l'iein jusqu'au bord. Ancorèjeu {àkoreJ<r . . M, I, P, X,

S, ùktmiji F, èkiiréJue, -ijœ V], v. tr.

Encourager.

Ancoûner \âkoûnêi-àkônê' . . M, X, àkônv I, àkoûnê' P, âkônç . . S], v. tr. 1" Encorner; garnir de cornes; blesser à coujis de cornes. 'L è élu (incorinruic /' iiutc, elle a été en- cornée par le taureau. Xale vèclie

ANC

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HND

at beun' ancoûnâye, notre vache est bien encornée. 2" Fatiguer par le bruit d'un instrument de musique.

Ancouraji, voir flncorèJGu.

flncraler [âkralë' . . M, N, S, àkrçle . . I, P, èkrole V], v. intr. En- foncer dans un terrain humide, dans la vase, dans un marécage. Part, pass. Enchevêtré, embourbé. Endetté.

Ancrater (s') [àkratê' M, àkrote . . I, P\. V. pron. 1" S'encanailler. 2" Part. pass. : Arriéré.

Ancrawer, flncrawieu {âkraivëi- àkrowê' . . , àkrawyw-àkrowijae M, N, àkrowe . . I, P, akrawcv F], v. tr.

Accroclier; enchevêtrer, emmêler. Ancrâyi [âkràyi . . S], adj.

Emmêlé. Voir flncrebieu.

Ancré [àkrêi . . M, I, P, F, N\, adj. 1" Lié inséparablement avec qqn. 2" Embourbé dans un mau- vais pas, incapable d'avancer ; en- gagé dans une mauvaise affaire.

flncrebieu [àkrebyœ . . M, âkirbije I, P, N, âkrâyi S, akramyi F], v. tr.

Emmêler, enchevêtrer. / s'aiicre- beiiye lés chciwes an s'gvètant, il s'em- mêle les cheveux en se grattant. Se dit aussi du fil; des céréales en- chevêtrées par une averse. Voir Crebieu.

ftncrehalé [àkvehalë' . . M, K, àkrçhole . . I, P, èkrehale . . S], adj. 1" Enchevêtré, embarrassé dans les branches d'un arbre. Suspendu en équilibre, par ex. à un arbre. Se dit de personnes. 3" Qui est plongé dans les ennuis.

Ancremicu {àkrçmyqe . . M, I, P, N], adj. Embrouillé, emmêlé. Se dit d'un écheveau de fil, de cheveux, de céréales, etc.

AncrGuhhclé [âkrœxlê' . -M, N], adj. Entrelacé. Voir flncrehalé.

flncritôle, voir Ancritoiile.

flncritoûlG \âkritûl M, I, P, âkritfd- âkritô"l- âkretô"l N, àkritôl S], s. m.

Encrier.

Ancrolè, voir flncraler.

flncrotè, voir flncrater.

flncrûjyi, flncrûhyi [àkrrijyi-àkra- yyi . . S\, adj. Qui est tombé les jambes écartées. Voir Ancwincheu.

flncugneu [âkûùœ . . M, I, P, N], V. tr. Mettre dans un coin ; en- tasser, serrer, presser fortement, par ex. de la pâte, de la terre, etc.

flncuhcné \àkûj(e)nê' . . M, N ], adj. Assaisonné.

Ancujené, voir Hncuhcné.

Jlncwâhieu (s') \àkwœ[yœ . . M, I, P, àkwà-(yœ-ekwï:i'!y(je N, âkiuâyi . .S], V. tr. Encroiser. V. pron. S'ac- croupir, se baisser, écarter les jambes.

Ancwincheu \àkwèsœ M, N], adj.

Qui est tombé les jambes écartées. Voir flncruhyi.

Andânieu \âdunœ . . M, I, P, jV], V. tr. Donner le vertige.

Andater [àdatê' . . M, N, S, àdote . . I, P, cdnle V|, v. tr. Endetter.

Andeura' {àdo'rcv F\, v. tr. En- durer. Voir flndeurieu.

ilndeuriant {àdœryà M,I,N], adj.

Aimable, affable, Ç'at le mioa bâcèle qu'an s'rînt veûr, mâsèle n'ai andenriante, c'est la meilleure fille qu'on pourrait voir, mais elle n'est guère alTable.

Andeurieu [âdœryœ M, N, àdœryç I, àdœrçi P, àdœra'-âdœrai F, àdûri S, êdTrye, -yœ V\, v. tr. Endurer, souffrir, tolérer. / faut ~ çou qu'an n'pcwjent ampi'cheu de uni, il faut e. ce qu'on ne peut empêcher devenir.

flndeûyèsse [àdâêyes I, P], s. f. Infiammation au doigt.

Andiâler [àdyâlë' - àdydlë' M, àdyâlf . . I, P, àdyâlœ N], v. intr. En- rager, être furieux.

Andiârer (s) [àdyàre . . S\, v. pron.

S'égarer.

HND

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ANE

Rndiauler, voir rtndiâlcr.

Andieu [âdiifr . . gcn.\, s. m. Landier.

/\ndin |ârfê M, l, N, âdâ - àdê P, âdô F, êdœ S, ède V|, s. m. l"Aiid;iiii, l'c qu'un faucheur abat sur une ligne, traînée d herbe qu'il laisse derrière lui. Enjambée /, P.

flndîve [ôf/T/'oén.], s. f. —Endive. Le l'ai/e de le Trinilc, Lés-andîi'es i faut pimitcr. La veille de la Trinité, les endives il faut planter.

ftndon \âdôF\, s. ni. l'Andain. 2" Portion de forêt que doit exploiter et façonner chaque bûcheron.

Hndôsse, voir Andoûse.

flndosseler, voir /Indosser.

i\ndossener,/\ndosser|«(/fi.'î/i("'-«rfo- sc' . . M, I, P, S, adnsa' F, àdox(e- àdnsky X, èdôsc \'|, v. tr. La- bourer un champ pour la troisième fois, en rejetant la terre vers le mi- lieu. Voir Èdossieu.

flndotè, voir /Indaté.

Andoiise |fî(/(w .1/, /, /', ôf/HS-àrfô"s \, àdôs S], s. f. Frais. Pèijeii r ~ , payer les frais, les pots cassés. P'Ier /'-, supporter les frais. R'do- bieu /■-, redoubler les frais (recom- mencer).

Rndoyatc {(Idniial. M, X. ùdmiot /, /'|, s. f. - .\n(louilletle.

/\ndoye [ôr/o;/ M, /, /', .V, àdny S, V|, s. f. Andouille. Personne faible, sans vigueur, maladroite.

flndoyote, voir Tlndoyate.

Andreumîn \àdr(ymi . . M, /, /', A", àdnrmi S, rdrcnii V\, v. tr. Endormir, .l'a lt:s hrvs andremninx, j'ai les bras endormis (engourdis). [ndri'ini mci(ini(Hi(', serrer faible- ment le frein trune voiture V.

Andrcumou [àdnynui . . M, I, /', A', udunud'r /•'!, s. m. Flatteur.

Andreumoûse [«(/rfrmds M, I, X, âdnrmows P\, s. f. Herceuse,

chanson pour cndoririir les enfants. ])('), mincie, Xole chèle è t/wèle pètes, Xole chin an-ri-c doits, Ce fût hhihh antre zous dons Do, do, minète, notre chat a quatre pattes, notre chien en a deux, ça fait six entre eux deux /.

Andreût \àdrœ M, I, P, X, àdrô- âdrow-âdrô-îdrô S, êdrâ V], s. m. et f. Endroit, lieu. Lo piat -, le petit endroit ilieux d'aisances). Fane firoâssc ~ , un gros e. (endroit il y a beaucoup de passage). 2" Le beau côté d'une étofTe.

fVndreût \àdrw M, I, P], prcp. .Auprès de, vis-à-vis de. ~ cheuz nos, vis-à-vis de chez nous.

Andrichon 1') [àdrisô M, I, P, X], loc. adv. Accroupi sur ses talons (locution marquant la pos- ture du magot), ./'(dans <iainsiea {hliani/ca) v /'-, nous allons glisser étant accroupis.

Andrôt, voir Andreût.

Andu, Anlu (de, que) |(«/iï A/, âlii, I, P, X\, prép. et conj. 1" Au lieu de. 2" .\u lieu (pie (tandis que).

Anduchieu, voir Anduhhieu.

Anduhhieu [âdiiyji(f . . gén.|, v. Ir. Entlurcir. 'L al anduhhieu au fu, il est endurci au feu. Voir Èduhhicu.

AndCiri [àduri S\, v. tr. I-juliirer. Voir Andeurieu.

Âne \ân S, \'|, s. f. .Vune. Voir Aune.

Âne [an . . gén.|, s. ni. 1" Ane. Antôté conte i-it-âne roje, entêté comme un à. rouge. Bête conte cJiâ d' ~ , battre comme chair d'à. .S'(i;i- ii-aler ~ et r'v'nin haudal, s'en aller à. et revenir l)au(let. 'L at ans' licle que r ~ de nate ntolin, i! est aussi bête que l'a. de notre moulin. On II' piciit fâre Inncre i-n-â. qii' n'è m' seû, on ne peut faire boire un à. (pii n'a pas soif. /,' - (pie s' trcuijc

flNÉ

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HNF

è sovant dès craies au cul, l'a. qui s'étrille a souvent des crottes au c. .. Lès-â. que s'tremjent zous inimmes n' sont ireuyeus, les â. qui s'étrillent eux-mêmes ne sont guère étrillés. Voir Rèté. Chevalet sur lequel les scieurs de long fixent la pièce de bois qu'ils doivent débiter.

i\né [anë F\, s. m. Anneau. Voir Èné.

Hnèbotisse [anèbotis V], s. m. Anabaptiste. Hâle guèys, anèbotisse. que gvète ses pices (allusion aux anabaptistes qui demeurent dans la ferme appelée Haute Guèys (Haute Chèvre), près de Lorquin, arr. de Sarrebourg).

ilnècdake \anej<dak M, N\, s. f. Anecdote, aventure.

Ânerèye [ànrêij M, N\, s. f. Un rien, très peu de chose.

Anéte [anêt M, çnët I, P, N, S, unel F], adj. Honnête, aimable, poli, raisonnable, convenable. 'L è i-n-a. guêje, il a des gages conve- nables. V'atefiz beun ~ , vous êtes bien aimable.

flneut [anœ F\, adj. Aujourd'hui. Voir Enut.

flnèvrisse [ançvris M \, s. m. Coup de sang.

ilnéye [anëy F\, s. f. Année. Voir Ènâye.

Ânéye [ânëij S, V\. s. f. Aune. Voir Aune.

flnfé [àfêi M. I, P, N, S\, s. m. - Enfer. Lo fi va an-n-a., le fil va en e. (il saute hors du crochet du rouet). N'awer pas pus d'repoûs qu'eune jans an-n-anfé, n'avoir pas plus de repos qu'une personne en c. On dit aussi souvent Nanfé.

flnîèmer [àfemêi . . M, I, P, N \, V. tr. Avoir faim. Vaut niions fUre 'i bivin r'pès qu' d'an-n-anfènier dous'. il vaut mieux faire un bon repas que deux l'on ne mange pas assez. Part pass. : affamé, fa- mélique, glouton, gourmand.

Afèraché làfçrasë' M], adj. De- venu farouche.

Hnfèrènè, Hnîèreuner [àferœnê' M, âfçrçne . . I, P, âfeixnœ-àferœnœ N], V. tr. Enfariner, saupoudrer de farine.

ilnfèrnawé [àfernaivêi-âfqrnowë' M, fej-nowa' F], adj. Noué par tous les bouts, diflicile à défaire, en dés- ordre. Se dit surtout du fil, de la ficelle, etc.

flnîeumer [âfœmê' . . M, I, P. N], V. tr. Fumer, par ex. un porc.

flnîeurhalé [ùfœrtalë' M], adj. Qui a un grief contre qqn.

Rnfeurnâhieu [àfœrnâyyœ M, N, àfernâ'njq . . I, P, F, âfœrnàyi-âfœr- nâyi S, êfnrnœ(ije,-\]œ V], v. tr. l" Tourmenter, faire endêver. - Part, passé: qui s'emporte vite, endiablé, forcené, suppôt du diable. 2" v. intr. Etre pressé, affairé, vouloir faire son ouvrage trop vite.

AnfeurnâjiGU, voir flnfeurnâhieu.

Anîeutener, ftnf eutieu, ftnfeutriycu [àfœtnëi . . , àfœtijœ, àfœtriyœ . . M, I. P, N\. V. tr. 1" Exciter une personne contre une autre. 2" v. intr. Envenimer, en parlant d'une plaie.

flnfeuyemant [ àfœymâ M, N, àfçy- mà, I, P, fi/T/îKÎ S, ôfîniô V], s. m. Gonflement.

flnîeuycu [ àfœyœ-àfoyce M, àfœyç I, P, àfoyœ N], v. tr. et intr. Gar- nir de feuilles. Val lo bous qu'anfeuye, voilà le bois qui se couvre de feuilles.

Anîèyemant, Anlîemant, voir ftn- îeuyemant.

Anîicu [àfyœ . . M, I, P, N, S, àflœ F, ôfyç V], v. tr. Enfler.

Anîlemant, voir flnfeuyemant.

Anîihhnè [ àfixnç Marieulles ], v. tr. Panser, guérir.

Anîilâye [ âfdày . . M, I, P, N, S], s. f. Rangée, bande. E r~, à la file, sans désemparer.

Anfiler [àftW . . M, I, P, N], v. tr. Enlever le morfll. Voir Refiler.

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/INF

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HNG

flnfilou [àfilu . . M. I. P. X], s. m. Grippc-sou.

/Infiou I âfi/u . . M. P, N, S, àfijii- àftjur I, Ciflûr F \, s. f. 1" Flnfliirc.

d'gosieu, enflure de gosier (an- gine). 2» Inflammation. - dés-euys, inflanmiation des yeux.

flnfiiire, voir Hnfiou.

ilnfla', voir flnfieu.

flnfochencr, voir Anîohhener.

Anfohhcner ( àfçxnc' . . M, I, P, N, S], V. intr. 1" Enrager, pester. Etre ardent au travail, travailler avec ardeur.

Anfoncieu | àfôsijœ . . M, I, P. F, N. S. èfôfii/c.-i/a' V|, V. Ir. lùifoncer.

flnfonçûrc | àfôsùr . . M. I, P, X], s. f. Trou, cavité.

flnfondrcr [ àfôdrêi . . M. I. P. X, S. afôdrw F], v. intr. S'elTondrer, enfoncer.

Anf endure \ àfùdilr M], s. f. Eboulcmcnt.

/Infoner | âfoim . . M. I. X. S. çfornçi P, àfiirnw F, èfimç V), v. tr.

Enfourner.

flnforce, Anfôrt, voir ftnfoûche. flnfoûcelé | àfTislë' Landrotl' |, adj.

Qui a perdu la tèle. flnfoûche, flnfoîihhc, /Infoûrce

[ à/Tirs. i'iffix M, I. P. à/o<'rs-à/ïïrs X. âforS], s. f. Fiffort, mal qui vient d'un cfTort, d'un mouvement brusque, par ex. une entorse, une hernie.

flnfourna', voir Anfoncr.

flnframer | ùfraïuc' . . M. X, S, àfrçmç . . [, P, rafruina' F, èfromç V], V. tr. Enfermer.

flnfreuchè, Anfreuhhè | àfrirsç- (ifr<y/x I. P I, adj. lùnijrcssc.

Anfreumieu | ùfrwnujœ . . M. 1. P, N, àfra'mc F, frermi/i S, fremijc. -yœ V], V. intr. l-^prouver des four- millements. Voir Frcumicu.

Hnfreumion [ ùfnniuiô M], s. m.

l'ourmillcmenl, picotenienl.

/Infromè, voir /Inframé.

flnglésc I (/(//(''.s gén. |, s. f. Es- pèce de bouteille à ventre renflé,

contenant 'U de litre, on l'appelle ainsi pour la distinguer de la bor- delaise.

Angola ( àgçlu-àijorii . . M. I. P, V], s. m. Chat angora.

flngoler [ àgolë' . . M, I, P, X, S, àgula' F. ègolç Y], v. tr. Man- ger avidement, engloutir. 2" Déro- ber quelque chose dans le champ de son voisin.

flngolevant [ âgolvâ M, X |, s. m. Engoulevent.

Angolou [ àgolu . . M. I. P. X ), s. m. Qui mange goulûment.

Angomicheu \ àgomis<i' . . M, I\, v. tr. Soustraire à quelqu'un, par de belles paroles, ce qu'il avait de plus cher. Voir Ègomicheu.

i\ngon [àgô X\, s. m. Graisse de voiture.

flngon ( àgô gén. |, s. m. Gond.

O ! lo chin. tés lo ki fié dés , oh!

le chien, tu as le c . . hors des gonds (tu ne te possèdes plus) V.

Hngongriyeu | âgôgriyœ . . M, I. P. X. S I, adj. Invétéré. Se dit d'un mal.

rtngonnc, voir Angoûne.

flngonîes [àgoulg M, I, P, X, S], s. f. pi. .\gonie. L'at dans lés , il est dans les a. (il agonise).

flngoniser ( àgonizci . . M, I. P, çg(>iiiz(y . . X, S, Y], v. intr. Être à l'agonie.

i\ngoniser (de satîses) \àgoni:êi . . M. I. P. çgonizœ X. agpnizç . . S], V. tr. Agonir de sottises.

Angora, voir Angola.

Angoula', voir Angoler.

Angoûne \ âgrin-àgôn M \, s. m. l'.scargot (terme enfantin). Voir Ès- kèrgat.

Angoyeu [ ngai/œ . . M. I, P, X ), adj. Habillé. Se dit en mauvaise part. .1/(111 ~ , mal vêtu.

Angrachi, voir Angrèhhicu.

Angrachieu, voir Angrahhicu.

Angrahhicu ( àgrâyi/œ . . M, I. P, N, ), v. tr. Se dit des poules qui

flNG

étendent la terre, le sable, en grat- tant. — Lés payes angrahheiujent nate fomereii, les poules grattent notre fumier.

flngraler [ àgraW . . M, N, àgrçlq . I, P], V. intr. Grêler.

Angran [àgrà S], adj. Avide.

flngrèchieu, voir PLngrèhhieu.

ilngrèhhieu [ àgrçyyqe . . M, I, N, çgrexe-egrçxi P, agrasi-àgrasi F, âgrqyj S, êgrçxye,-yœ V], v. tr. Engraisser. An n'angrèhhent meu lés p'hhés èva d'I'âwe kiére, on n'en- graisse pas les porcs avec de l'eau claire. Voir Rangrèhhieu. 2" Fumer les terres.

Angrevieu [ âgreuyœ M, N ], v. tr.

Préparer le linge pour faire la lessive, le démêler.

AngrTlcr, voir Hngrulcr.

flngrinjeu [àgrèjce . . M, I, P, N, S, ragrèji F], v. tr. Engranger.

flngrinner [ àgrênê' . . M, I, àgrê- nê' . . P, S, ëgrênç V ], v. tr. Introduire la gerbe dans la ma- chine à battre.

flngrûler [ àgrûlêi . . M. I, P, N, àgrûlç-àgnlç . . S, ëgrîle V], v. intr.

Grelotter de froid.

Jlnguèjeu [ àgçjœ . . gén. (aga- Ji F)], V. tr. Engager.

flnguèjure ( àgejiir . . M, I, P, N], s. f. Gage.

flngueuhhe [ àgqe-i . . M, l. P, N], s. f- Angoisse. Ne s'emploie que pour désigner deux sortes de poires (pwére d' ~ ): une espèce qui n'est bonne que dans sa maturité; la chair en est si douce qu'elle mollit de bon- ne heure ; une autre sorte qui gratte le gosier et qui ne peut se man- ger que blette ou cuite, aussi appelée pwére trangnante (étranglante). Ja- dis, des poiriers sauvages étaient plantés sur le territoire de chaque village; les fruits en étaient parta- gés entre les habitants.

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flNH

Angueuye [ âgœy M, N, âgçy I, P], s. f. Anguille. ~ d'ciwe, anguille d'eau. ~ d'Iuiye, anguille de haie (or- vet). — / n'y è qiièque ~ sos Jus, il y a quelque a. sous jus, sous roche.

flnguiès \âgye M, I], n. pr. Anglais.

Anguietére [àgyetêr . . M, I, P, N\, n. pr. Angleterre.

flnguîre [ àgîr M], s. f. Aiguière, vase, cruche.

flnhalé ( àhalëi . . M, S, ], adj. Embarrassé, encombré, gêné.

Anhalé [àhalc' M], adj. Dessé- ché. Se dit des tonneaux, etc., dont la sécheresse a disjoint les douves.

Anhambieu [ âyàbyœ . . M, I, P, N, S. êhàbi V], v. intr. 1" Faire de grands pas. Dans M et N, on dit aussi flnhamber. v. pron. Se ha- sarder : Je rim'inhambe mi dons wète chemin le, je ne me hasarde pas dans ce sale chemin V. v. intr. Se hâ- ter, en marchant ou en travaillant.

flnhanter [àhàtêi . . M, N], v. tr. Enjamber. 2" v. intr. Faire de grands pas.

Anhaté [ àhatê' . . M, N, S, àho- te . . I, P, ahçlai F], adj. Être arrêté par un obstacle, empêché, accroché, embourbé, embarrassé. Se dit par ex. d'une voiture qui ne peut plus avancer, d'un chanteur, d'un orateur qui restent court.

Anhène, voir flnhcunc.

Anhène [ ô/içn M, N], s. f. Se- maine.

Anhèné [àhqnê' . . gén. (ëhqnçV)], V. tr. Ensemencer.

Anhèrbé [àhçrbëi . . gén. {ënçrbç) V], adj. Plein d'herbe.

KnhèrdiGU (s') [ àhqrdyœ . . M, I, P, N, S\, V. pron. S'enhardir.

ilnhèrheuler, flnhèrholè [âhçrhœ- lëi . . M, P, N, àhçrhole I, êhçrhçlç V] , V. tr. 1" EfTaroucher. 2" Exci- ter S, V.

ANH

20

flnhèrnichcu [ àliçritisnp . . M. I, P. .V, harnasi F. vhornisije.-tiœ V|, V. tr. Harnacher.

Knheugneu [àlKriVc M. X ], adj.

Mal lavé. Se dit du lin^'e. Hnheule («/;«■/ M. I. /'. A'), s. f.

Bourrasque.

flnheuler | àhq'lî" . . M. I. /'. A' |, v. intr. Souiller en bourrascjue. Se dit du vent.

flnheune | àh<yn M, N, (iheii I. P. àhc S, èhïm M, V|, s. m. et 1'. Kni- barra.s, entrave, empêchenient. Ç n'ol m' qu'ène inhTiitc, !o i/ohhon Ir. ce n'est ([u'embarras, ce .^ar^on- (il gène partout). Fârc ~ , l'aire la mauvaise tcMe, bouder.

flnheuré \ àlia'rci . . M, A'|, adj.

Entêté.

/Inheuricu | âh(frt/<e . . M. l, /', A', (thcfi-w F. ehûri-elûri S. çhlri V|. adj. .\huri.

flnhèver [ àhçi>c' . . M. I. P. A' |, V. tr. Knlevcr ce qui tient au sol.

Anhhemeler | (ixniçlê' . . M. I. P. \. rnsmçla' F. n;ymçle . . S], v. tr.

Mettre des semelles. Anhhèpé \ ùyj'pc' . . M. /, /', A'|,

adj. l-^nchevètré.

Anhheûte, voir flnhhute.

flnhhevelé ( (lyçiilc' . . M. I. P. X. (isçpUi' F], adj. Échevelé. qui a les clieveux ébouriU'és.

flnhhombyi (s') \ ày/ibi/i S \, v. pron. S'emparer.

flnhhoûbiè ( àyjihtiè Xovéant], adj.

Qui a des fourmillements dans les jambes.

Anhhtyin {('r/Ji/r X \, s. m. et adj.

Imbécile, maladroit.

Knhhute | àyiH M. I. P, X. àyjî'l S\, adv. Knsuite.

Anhin | ri/ic .S |, s. m. lùubar- ras. Voir Anheunc.

Anhinchi \àltèsi LandrofV |, adj. - 1" Déhanché. 2" l-jubarrassé dans \in vêtement trop lourd et trop am|)le ; mal vêtu.

ANJ

Anhonchcu [ àhnsrp . . M, I, P, F, X. S. chôsi/c-iia' Y], v. tr. 1" F.m- poif^ner, saisir, serrer, introduire avec force. 2" Uossor. ;{" .\ttra]>cr.

cime (ic/lu.rion d'chhlomèr'. a. une fluxion de poitrine. 4" Apostropher «rossièremcnt.

Anhonté | àhôlci M 1, adj. I-".honté.

Anhortemant | àluirlçmâ M. I. X |, s. m. Kxhortation.

Anhotè \àlwte . . I. P], adj. Fmpêcbé. Voir Anhaté.

Anhoyeu | ûliou'i' -W. /. /'. X, .S|, adj. Maliiabillé.

Ânieu | «/H/cr . . M. I. P. X\, s. m. Homme de peine cpii re- cueille les marcs de raisin dans le pressoir. Voir Âmieu.

Ânièsse ( àni/es M, X |, s. f. .\nesse ; femme de lien d'intelligence.

Anîn I uni M. X. onî-nni l ], n. ))r.

Orny, vill. i)rês de Metz. Âniou I "w/ii M. I. P. X], s. m.

.\nier. Lès (lannit/es sont chères, lcs-(i. sorti n'nins. les denrées sont chères, les a. sont venus.

Anjaler | àjalci . . M. X. S. àjole . . I, P. (ijplw F],\. infr. Geler.

L'âme anjale d'Ié Vfii, l'eau gèle à côté du feu (tellement il fait froid).

'L è lés pèles ittijdlâ'/es conw i (/ron (l'chin. il a les jiattes froides comme le museau d'un chien. l'art, pass. . : Qui a des engelures.

Anjalieu | àjah]<v M. X. (ijolyç I, P |, V. tr. Kmbellir, décorer.

Anjalûre | àjalnr . . ,U, X, S, ùjolfir I. àjolîir-qjoKir P. ajolftr F, ('ijalùr-cijalœr X ], s. f. Knge- lure.

Anjambâye | Ajàlnui . . M. /. /', A'. .S". (ïjàhiiçn X. Jàtyê;/ V|, s. f. lùijambéc.

Anjambèsse | ôjàhes M. I. P. X |, s. f. llnjandiée.

Anjartè | àjàrlç S |. adj. Fatigue d'être assis. Voir Anjèrlé.

ANJ

Anjc [àS gén. ], s. m. Ange. Vôr lés-a., voir les anges (l'échap- per belle) S.

ftnjclat [àjla M, X. àjlç I, P \, s. ni. Angelot. Sorte de fromage ayant une odeur très prononcée.

Anjélus' [ àjêliis M, I, P, N, àjêli.s- âjëlis S, V], s. m. Angélus.

Anjenayeu, flnjenoyè (s') ( âjnaijœ M, N, àjnçyç I, P, cijimtji F, S\, v. pron. S'agenouiller.

Anjeque [ àske . . M, I. P, S, àske- eskç K \, prép. Jusque.

i\njeu [àjœ M, N], v. tr. Com- muniquer la contagion à quelqu'un.

flnjèrber [àjerbêi . . M, I, N], V. tr. Mettre en gerbes.

Anjèrté | q/V/'/ë' . . M, I, P. X. âjarte . . S. vjortq Y |, adj. 1" Fatigué d'être assis. Qui a des crampes dans les jambes. Se dit spécialement des porcs dont les jambes sont paralysées par suite d'une longue station dans une écu- rie humide. 2" Empêtré P, F.

ftnjèveler ( àjevlë' . . M. I. P. X, S, ajcwlw . . F, S. èjçvlç V\, v. tr.

Mettre les javelles en gerbes. 2" Se pommeler, en parlant du ciel.

AnjimèlG, flnjimoûle | àjimîil M, I, P. âjimql X. âjimcl S, V\, s. f. Étourderie. 2" Grimaces, manières. 3" Personne peu dégourdie, mala- droite, encombrante, agaçante.

Anjolfe \ àjole . . I. P], v. intr.

Geler. Voir ilnjaler. Anjôlè, voir Anjoûler. /Injôlerèye, voir Anjoiîlerèye. Anjoliè [àjolije I, P], v. tr.

Embellir. Voir flnjalieu.

Hnjolûre [ àjoliir I, P \, s. f. En- gelure. Voir Anjalûre.

Anjoûler [ âjâlêi . . M, I, P, àjûlœ- àjô'^lœ X, âjôlç . . S, êjôlç V], v. tr.

Enjôler.

Rnjoûlerèye [ âjûlrçy M, I, P, àjûl- rëy-âjô-'lrëy X], s. f. Action d'en- jôler.

21

HNK

Anjoiilou [âjûlu . . M, I, P, àjûlu- àjô^lii X], s. m. Enjôleur.

flnju [ àjii M. I, P, X, S, ajû F. àjë V], s. m. Enjeu.

Rnke [àk M, I. P, X, àk,àkœr S, V\, s. m. et f. Encre.

Ankèmûre [cikemûrl, P\, s. f. Entamure.

Ankeugnater, [àkœnalê' . . M, X, âkqeÙQte . . I, P, ràkiinatç S\, v. tr. Rencogner.

Ankeugneu [ âkqsftœ . . gén. (êkë- ni Y) I, adj. Mal lavé.

Ankeugnotè, voir flnkeugnater.

Ankeulé | àkœlë' . . M. I, P, X ], adj. 1" Cagneux. 2" Ereinté.

Ankeuler [àkœlê< . . M, I, P, X], V. tr. 1" Se dit proprement des rapports contre nature. 2" S'unir, en parlant de l'homme et de la femme.

Ankeure, voir i\nke.

Ankeuveler [ àkœvlë' . . M, I, P, X, S, akiivlw F, èkevlç V ], v. tr. Préparer le linge pour la lessive, le tasser dans une cuve.

rtnkiape ( àkyap-àky(fp M, ùkyap- âtyap, àkyœp-àtyœp X, âlsœp-çtycep- etsœp S, ckyep Y \, s. f. Cour- roie qui sert à accoupler le cheval de dehors avec le cheval qui est à la main. 2" Groupe de chevaux at- tachés les uns aux autres à l'aide d'un licou. 3" Entrave.

Ankiaper ( âkyapê' . . M, àkyapqe- àtyapcf, âkyœpœ-àlycepoe X, àklœpe Landroif, ejyœpç-etsœp<^ S, èkyepe Y\, V. tr. Attacher deux bêtes ensemble.

Hnkeuser [àkœzë' M], v. tr. En- jôler.

flnkiawer [ âkyawë' - àkyowë' M, àkyowq . . I, P, àkyawœ-àtyowœ X, àkyawç-àtsawe-àtyawe . . S], V. tr. 1" Enclouer, en parlant des chevaux. 2" Estropier.

flnkieume [ àkyœm M, I, P, àklqsm F, âkyœm-âtyœm X, àtsœm-àlyœm- àtSïm-âtyûm-âtsùm S, èklîm (âktim Avricourt) V\, s. f. Enclume.

22

flNK

HNN

Ankicupe, Hnkieupeu, voir /\n- kiape, Ankiaper.

rtnkikiner [àkikinv' . . M. /, .S' |, V. tr. Embarrasser, ennuyer.

flnkioûrc [ àkyûr M, I, P. ùkirir F, àk-yCir-ùlyûr, àkyô<'r-ûliiû"r N. âlyôr- âtsôr S. èkyôr \ |, v. tr. En- fermer.

rtnkioûs ( àkyCi M, I, P, àktû F, àkyû-ùlyû, âkyôw-àtyôw N, ûtsô-àtyô S, èkyd V], V. tr. Enclos.

Ankleuper \àkkfpèi Landroll'], v. tr. Attacher deux bètes ensemble. Voir flnkiaper.

Hnkyi [âkyi M], n. pr. .\ntilly, vill. de l'arr. de Metz.

Anla, voir 7\nlè.

Anlâhieu ( ô/âr.'/'.'' ^f- l- P- 'V. S|,v. tr. Epandre. Vanlalwiiy- reùz V foinereu j'qu'è sus l'iaron, vous épandrez le fumier jusque de- vant la maison.

Hnlâhhieu | ûlâyji(f. . . M. I. P. N ], V. tr. Enlacer.

Aniè \àlq M, I, P. N. S. àla F. ëlq V], adv. Ainsi, de cette façon. S'emploie quelquefois conjointement avec Daceu. 'L è anlè. elle est ainsi (elle est enceinte.)

Anlècieu [ àlçsycv . . gén. (êlçsye \) I, V. tr. Enlacer.

flnlcmîn [àlnn F, M ), s. m. En- nemi. Voir Ènemi.

flnleumer | ùl(œ)më' M |, v. tr. Allumer. Voir Èlemer.

flnlevéje ( àli'ï's M], a. m. Elevage.

Anlever [ àloc' . . gén. (èlvq Y) ), v. tr. Enlever, emporter.

flnlcver \àlv& . . M. I. P. N\, v. tr. l*;iever, nourrir.

Anlevîn [àlvî . .M, I, P\, s. m.

1" Alevin. 2" Cochon «le lait. 3" S'emploie souvent dans le sens d'écolier, d'élève (familier).

Anlirc I anr M, I. P, N. S |, v. tr.

Choisir, trier, démêler. Qu' chivèsil Irap, anlit mau, ([ui choisit trop, choisit mal.

flnlode, flnlodè, voir Anloûde, rtnloûder.

Anlôde | àlôl S], s. f. Courbature.

Anlondeuyerèye | àlôdœyrçy M, 1, P], s. f. Courbature.

flnloûde [àlùl M, I, P, alûl F, àlûl-àlO"! A'j, s. m. et f. Éclair.

Vif coinc V ~ , vif comme l'éclair.

'Le pèssé conie i-n-a., il a passé connue un éclair (très vite). joîiye que prodiil l' ~ don boneûr, la joie qui produit l'éclair du bon- heur, C. H., I, 96.

ftnloûdé I àlndc' . . M, I. ùlûdc' P, (diidw F. àlûdœ-âlô''d<r X, ûlôd<; . . S\, adj. Qui a une courba- ture, qui a mal aux reins.

ftnloûdcr [ àlùdê' . . M. I. P, ùlndœ-àlôudœ N, aludw-alœlw F ], V. intr. Faire des éclairs.

flnlu de [à/(ï M. I. P, N\, prép.

Au lieu de. Voir /Indu. Anlûné [àlûnêi . . M, I, P. A'),

adj. Lunatique, maniaque.

Annalâye | ànaluy M, \, S, ânolûy /, P], s. f. Départ.

ilnnârieu (s') | ûnùryqe . . M. 1. N \, V. pron. S'élever dans l'air.

L'alwale s'annârle. l'alouette s'é- lève dans l'air.

Annarmant [àncirmà N], adv. Entièrement.

flnnawicu (s') ( ànawyœ-ânowyœ M, ânçivyç I, P, onpyi F. aiu'iyi S |, v. pron. S'emplir d'eau, devenir aqueux par l'effet de la pluie, en parlant des légumes. Nas groiid'- bîres ne valent ryin, èles sont loles annawiâyes. nos pommes de terre ne valent rien, elles sont toutes devenues aqueu.ses.

Annayancc | ânayâs M. N. ànoyàs I, P, anoyâs F, ènoyàs V], s. f . Ennui.

Rnnayant | ànuyà M, N, S, ànoyù l, P, anoyâ F, ênoyà V |, adj. Ennuyant, ennuyeux, fâcheux.

i\NN

25 -

ANR

flnnayemant [ ànaijmà M, N, S, ànçymà I, P, anoymâ F ], s. m. Ennui. Aiver de i ~ , avoir de l'ennui ; s'ennuyer.

Rnnayeu [ ànaijœ . . M, N, S, àiiçyç I, àno!jç-çnoij(i P, anoyi F, ënçye,-yoe V], v. tr. Ennuyer. Quand-an trèvèije, on-n-al qaite de s' ~ , quand on travaille, on est quitte de s'ennuyer (on ne s'en- nuie pas).

flnnayous [ ânaijii M, N, S, ànçgu I, ànoyoïi! P], adj. Ennuyeux.

Annèrbè [ànçrbç V], adj. Plein d'herbes. Voir flnhèrbé.

Anneuhh [ànœ-/^ N \, s. m. In- dividu dont on ne [jcut se débar- rasser, importun.

flnnipé \ànipci M], adj. Équipé.

flnnolaye, voir fi.nnalaye.

ftnnôlieu, voir flnnoulieu.

flnnoûlieu | ânrdi/œ . . M, I, P, ànô"lyœ-ànîihjœ jV], v. tr. 1" En- duire d'huile. Donner l'exUênie- onction.

Annovré [ ânçvrc' . . gén. (anu- vrw F, cnovrç V) ], adj. Qui a du travail à faire, qui est occupé.

y ateûz moût ~ , vous êtes très occupé.

flnnoyance, voir flnnayance.

/Innoyè, voir flnnayeu.

Annuhhner (s') [ ànii-inf . . S], V. pron. S'approvisionner d'une chose, mais en petite quantité. J'n'a- vûs pus d' salade, on m'an-n-è bèyi po m'an-n-a., je n'avais plus de sa- lade, on m'en a donné pour en avoir une petite provision.

flnnut, voir flnnayance.

flnnutieu (s') [ ànûtyœ N \, v. pron.

S'attarder pendant la nuit. Voir Ènutieu.

Annoyous, voir Hnnayous.

flnonci [ anôsi F, S], v. tr. An- noncer. Voir Ènoncieu.

Ânôs [ànô S], n. pr. Aulnois. Voir fluneiîs.

/Inouvra', voir flnnovré.

flnoyant, voir Annayant.

flnoyemant, voir /Innayemant.

Anoyi, voir i\nnayeu.

Jlnquawé [ àlcaïuë'-âkçwê' . . M, N, àkowç . . I, P, F\, adj. Accou- plé. Se dit de deux chiens.

flnquawer [ àkawê'-àkowè' M, àko- we . . I, P, àkowa' - àbakçwa' F, âkawç . . S\,\. tr. 1" Arracher une plante de terre de manière qu'il n'y a que les feuilles qui res- tent dans la main. Le porate al an- quawâye, le poireau est mal arra- ché. 2" Casser un couteau de sorte que l'on n'en retient que le manche.

Anquower, voir rtnquawer.

/Inqwèteliïre [ àkwqtlûr . . M, I, P, N I, s. f. Ensemble de quatre bâtons qui servent au tisserand à monter si pièce. Ele prins dans lés-a., être embarrassé, ne pouvoir se débrouiller, ne pouvoir se tirer d'affaire.

Anrayeu [ ârayœ . . M, N, S, âroyç I, P, aroyi F\, v. tr. 1" Com- mencer à labourer une pièce de terre, faire le premier sillon. Com- mencer une besogne, un ouvrage quelconque.

Anrayi [ àrayi 5 1 , adj . Embourbé.

Anrayu [ àr«i/(ï M], s. m. En- rayure, appareil qui sert à enraj'er une voiture. Voir Èrayu.

i\nrèjeu [ àrçj'qe M, N, àrçji-çrçjç- çroji P, araji F, àraji-àrçji S, èrejye, -yœ V], v. intr. Enrager.

Anréne [àrên N \, s. f. Partie du harnais que l'on place sous la queue.

fVnrené [ ârnêi . . M, I, çrnê' P ], adj. 1" Qui a mal aux reins, qui est fatigué, éreinté. Mal bâti ; es- tropié. 3" Enrhumé. Amaigri.

flnréte [ àrêt gén. (âryçt V) ], adj. Impatient, pressé. Obstiné,

entêté. corne i baudat, e. comme

un âne.

24

ANR

HNT

Anrcûdieu | ùrœdijœ . . M, I, P, A', àrôih/i S], v. tr. Haidir. J'û les deCn/s (inrcûdictis d' frcûd, j'ai les doigts raidis de l'roid.

Anreumé ( ùrœmê' . . M, I, P, F, N, ùrirnç . . S, crime V\, adj.

Enrhumé.

flnrcunè (s') \ ûrfrnç / |, v. pron.

Se ruiner. N'oir ftnrîiner. Rnreuyeu | àrœijœ . . M, I, P,

N, arfijii F, ('roi/e,-fja.' V|, adj. Rouillé. 2" Qui a une extinction de voix, enroué.

Anribandcr [ àribùdë> . . M, /, /', N ], V. tr. Enrubanner.

Anribatou [ àribatii M, ,V, àrihaloti . . /, P|, s. m. Ivi'ogne.

ilnrimè, voir i\nrcumè.

ftnrinté | ôtrtc- . . M, /, /', F, X \. adj. Ereinté.

flnrôdyi, voir AnreUdieu.

Anrôkieu, voir Hnroukieu.

Anrôtyi, voir flnroûkieu.

flnroûbaté \ ànilnitP' . . M, I, I> \. adj. Habillé d'une blouse.

flnroiikieu | ùrrikt/a- . . M, I, ]\ ùrô"kijœ-ârrikiia'-ârûlyci; K, ârôtyi S \, v. tr. Enrouler, entortiller, en- trelacer.

Anroijtieu, voir Anroûkieu.

Hnroûyè | àrûiiçl ], adj. Enroué.

Anroûyeu ( àrmicy . . M, I, P, F, ârriijii'-<'irô"!ia' \ ], v. tr. l"n- rouler, entortiller.

flnroyè, voir rtnrayeu.

ilnrôycu, voir flnroiîyeu.

/Inrûner ( àrûnc' . . M, I, P \, v. tr. Huiner. Voir /Inreunè.

flnsagne | àsan M, N, dson I, 1' \ s. r. lùiseigne.

Ansagne | â.s«;î M\, s. 1'. Siyne attaché aux jjattcs d'une poule, d'un porc, etc. pour les reconnaître.

AnsanG | Cixan A/, N, àson I, P, ason-iisqn F, (isân-ùsan S, Psôn V \, adv. Ensendile.

Ansangolant {âsûyolùM, l \, adj.

Ensanglanté.

Ansaucener [ âsôsnP' . . M, I, P,

\,S,(isë:itii<v F|,v.tr. Assaisonner.

Ansaucieu ( àsôsyœ M, N ], v. tr.

.\ssaisonner.

Ansaulc | âsôl M, N |, s. f. Cy- lindre de métier à tisser.

Ansauver (s') | âxôpêi . . M, I, P, N \, V. pron. Se sauver.

Ansawé | àsawê'-àsowê> . . M, X ), adj. Qui a les pieds liés ensemble. Se dit des animaux.

Ansèchi | mçsi S |, v. tr. Mettre en sac. Voir Ansècheler.

Anseuti | l'tstyli S |, v. inlr. lùi- dèver, avoir grand dépit, se fâcher.

/ /■(' frd ~ , il l'a fait endèver. Ansolemant | à.s'(j/;ji(i M, I, P, N \,

s. m. .\ssolement.

Ansone, voir Ansane.

Ansowé, voir Ansawé.

Ansoyc 1 àsoy M, I, P\, s. ni. Sot, étourdi.

Ansrevèle | àsrçvcl M, X, ûsreni;! /, P \, n. pr. Ancerville, vill. de 1 arr. de Metz.

Ansu lô.siï M, /, /', .V], adv. Loin, au-delà, outre. J' sus bcim' ~ de /' fâre, je suis bien loin de le l'aire.

Antahhelè, voir Antèhhelcr.

Antande | ùlàl gén. (ètôl Y) \, v. tr.

Entendre. Voir Oûyi. Antarer, voir Antèrcr. Antassi, voir Antèsser.

Antayi | âlàyi . . S |, adj. lùn- bourbé. Zout' ché al ~ , leur voiture est embourbée.

Antayi | âlayi S ], v. tr. Mettre une taie à un édredon, un oreiller.

Antchawè | lilsaioe S |, v. tr. Enclouer. Se dit des chevaux. Voir Ankiawer.

Antcheu, voir Antieu.

Antchcume | ùlsirni' S |, s. f. Enclume. Voir Ankieumc.

Antcheupe | ('ils(t]> S |, s. f. Li- cou. Voir Ankiape.

Antchîme, voir Ankieutne.

RUT

25

TÎNT

flntchôre, Rntchôs, voir Ankioûre, i\nkioûs.

flntchûrae, voir flnkieume.

Ante, voir flnteur.

flntècheu [âtqsœ . . M, I, P, N], V. tr. Tacher, salir.

Antècheler, voir ftntèhheler.

flntecrit [ àtkri M, I, P, N\, s, m.

1" Antéchrist. 2" Enfant turbu- lent, jeune vaurien.

Antèhheler làtçxlê' . . M, I, P, N, àlaxlq S, ëtoyje V], v. tr. Entasser des gerbes.

ilntèmer [ àlçmêi . . M, I, N, S, t^lemê' P, atamiv F, è terne V], v. tr.

Entamer. Faut fâre eune crus sus i pin d'vanl que d' V ~ , il faut faire une croix sur le pain avant de l'entamer.

flntèmïirc [ àtçmPir - àtçmcjer . . M, I, P, X, âlqinCir-ùteimr S, èteiiûr V], s. f. Entamure, le premier morceau coupé dans une miche de pain, généralement à la baisure.

flntenôsse [àtnôs S], s. m. Mouton de deux ans.

ftntèr, voir /Inteur.

Hntèremant ( àtçrinà gén. (ètôrmô Y ) ], s. m. et f. Enterrement.

Rntèrer [ àlejêi . . M, I, P, F, N, âtarq . . S, êtorc V\, v. tr. En- terrer. — Je n' vieus m' ~ por lu, je ne veux pas m'e. pour lui (je ne veux pas me sacrifier pour lui).

Rntèrîonciè, voir flntGurfoncieu.

flntèrpanrc, voir Anteurpanre.

Antèrtènîn, voir Anteurtenîn.

Antèsser [ àtqsêi . . M, I, P, X, alasi F, âlasi- nfe.se . . S], v. tr. 1" Entasser. Antésse beun' lés r'hîns dans le haie po qu 'l an t'neusse dèuantêje, entasse bien les raisins dans la hotte pour qu'elle en con- tienne davantage. 2" Encuver le linge pour la lessive.

fl.nteur [ àtœr, àl M, N, S, àlej- I, P, F, ëler V], prép. Entre. ~ dous', entre deux (entre chien et

loup). ~ lo zisl' et r zèsf, ni bien, ni mal.

flnteurchèt [àtœrse M, I], s. m. Entrechat. 'L at l' preinîn don v'iêje po r ~ , il est le premier du village pour l'e. (c'est le premier danseur du village).

Anteurîoncieu [ âtœrfôsyqe M, N, àtqrfôsije I, P ], v. tr. Défoncer.

flnteurpanre [ àtœrpàr M, N, àtqr- pàr I, P, àtrepàr S], v. tr. Entre- prendre.

flnteurpreneûr, i\ntcurprenou [âtœrprenôêr-âtœrprenu . . M, I, P, N, àtreprenu S], s. m. Entre- preneur.

Anteurtenîn [ àtœrtenî M, N, àlçr- tçnî-àtertqnè-àtretni . . I, P, F, âtçrtqni S, ètqrteni Y], v. tr. En- tretenir. Voir flntretenîn.

Antiape [ àtijap S], s. f. Licou. Voir Ankieupe.

Antiapeu \ ùtijapœ N], v. tr. Attacher deux bêtes ensemble. Voir ilnkiaper.

flntiawè [ ùtyawe S ], v. tr. En- clouer, en parlant de chevaux. Voir flnkiawer.

flntidu {àtidû X], part. pass. Tordu. Voir Antûde.

Antieu [ àtyce . . M, I, P, F, X, S], s. m. Cheval entier, étalon.

Antieume [àtijœm S], s. f. En- clume. Voir Ankieume.

Antieupe ( âtyœp S ], s. m. Li- cou. Voir Ankieupe.

Antieupeu [àtyœpœ X], v. tr. Attacher deux bêtes ensemble. Voir Ankiaper.

Antiôrc, voir Ankioûre.

Antiôs, Antioiîs [àtyô S, àtyû X], s. m. Enclos. Voir AnkioQs.

Antioûre [àtyûr X ], v. tr. En- clore, enfermer. Voir Ankioûre.

Antiiime, voir Ankieume.

Anto [âtç X], prép. Avec. ~ meu, avec moi.

26

ANT

RUT

flntokicu ( àl^kyw . . M, I, P, N, àloti/i S 1, V. tr. 1" Entourer, en- tortiller, envelopper. Tourner la vis (lu pressoir ])our le serrer. Voir Rantokieu.

Antômiot \ àlônujo F\, s. m. Personne niahuiroite.

ilntone [àlçn M, I, P, \], s. f. Commencement d'une antienne ; commencement d'un récit.

Antône, voir flntoîîne.

ftntoneu | ûtoiue S], s. m. litour- neau. Voir Ètoné.

flntoneu, voir flntonu.

Antonu [ ûlonii M, S, P, \, àlimii F, àtonwç-àlonœ S], s. m. En- tonnoir.

Antonwè, voir Antonu.

Antor 1 àlçr gén.|, prép. .Vutour.

É l' ~ , à l'entour.

Antorcr [âtorêi . . M, I,P, F, N], V. tr. Entourer. 2" Faire une clôture. ~ l' me, entourer le jardin d'une petite palissade.

Antornûre [ àlornilr M, I, P ), s. f.

Entorse, foulure.

Antotieu, Antotyi [àloti/cf ..M,I,N, çlçrtçyq P, àtorluji F, ùtoliji S, èlo- Uje,-lloe V|, v. tr. Entortiller.

Antoîïne ( àtûn M, I, P, àliin-àtô"n N\, s. m. Bêta, étourdi, imbécile.

N' fâs m' r - , ne fais pas l'im- bécile.

Antounu, voir Antonu.

Antoûtené | iitûtnê' . . M, I, P, A'I, adj. Engourdi. .\u figuré: peu intelligent.

Antoïiyi, voir Antroûyeu.

Antraper, voir Antrèpcr.

Antrâye {âlrày . . gén. (ôtrvtj \')\, s. f. lintrée.

Antrechète | à/rçsç/ M, I, P, A'], s. f. Planche de séiiaration dans une caisse, une malle.

Antredcvér' \àlrçd(e)vtT M, I, P, X, S\, V. tr. Entrouvrir.

Antrefâte | àtrefâl . . gén. |, s. m.

Espace de temps. - d'ciine

oûre, espace d'une heure. 2" His- toire, aventure. Voir Èstrefâte.

Antrèfener | àtrqfnê> . . A/, /, /', A'I, V. tr. Cultiver en trèfle.

Antreîoncieu ( àlrefôsi/œ . . M, I, P, X ], V. tr. Défoncer le sol.

Antrcmaler [ àlrçmtilêi - âlrinuilci . . M, X, ùlrçmçlç-àlrimolç . . I, P, âtrçmalê' . . S, êlremolç V ), v. tr. lùnmèler.

Antrcmeume \ àlrrmcfm M, A'|, s. f. Pièce de fer qui relie les mancherons de la charrue.

Antrèmwè [àlrçnnuç S\, v. tr. Préparer un terrain pour planter des betteraves.

Antrèpcr | àlrçpë' . . M, I, P. X, âtrapç . . S, ëtropç V \, v. tr.

Embarrasser, entraver. ich'rmi,

attacher le bout du licol d'un che- val à une jambe de derrière pour l'emiK'cher de marcher. Lo ch'ixiu (it anirèpc, le cheval est pris dans ses traits. J' m'a antrèpé dans léx rort/i/ie5, je suis resté accroché dans les ronces.

Antrcpèles [ûlrçpçt X \, s. m. et {. pi. Dillicultés.

Antrer [àtrêi . . M, I, P, X, S, ôtrç V], v. tr. Entrer.

Antrctenîn [ ùlrçlnî . . M, I, P, X, âtrelni S, êtrclni l'|, v. tr. Entretenir. Voir Antcurtenîn.

Antreuselcr | àlrcyzlêi . . M, I, P, X 1, V. tr. Mettre en tas, en par- lant des céréales.

Antrevèrncr | âtrçrçnici . . M, P\, V. tr. Retourner les chaumes.

Antrèvou [àlriiim . . M, l, P, X], s. m. Au plafond, espace qui sépare deux solives.

Antrèye ( âtrçy I, P\, s. {. En- trée, arrivée.

Antrèyîn 1 àtrçyi . . M, I, P, X. ùlrî S I, s. m. Entrain.

Antrimalcr, voir Antrcmaler.

Antrîn, voir Antrèytn.

flNT

27

KNW

Hntripoyeu [ âtripçijœ . . M, I, P, N\, V. tr. Emmêler, entortiller.

Antrouwander [ àlriiwâdê' . . M, I, N], V. tr. Rendre paresseux.

Antroûyeu [ âlrûyct; . . M, I, P, N, àtûyi S, ètûye,-yœ V], v. tr. Emmêler, entremêler. L'èhhé- vote fi ol intoûyée, l'écheveau de fil est emmêlé V. Égarer.

HntûdG [ âtût M, I,P,N], v. tr. - Tordre. Part. pass. antidu N, tordu.

flntûdi [àtiidi N], s. m. Mau- vais sujet.

Antûnâd [àtùnâ . . gén. ], adj.

Importun.

ilntûner [ àtunê' . . gén. ], v. tr.

Étourdir, assourdir par une conversation trop bruyante, par le bruit; importuner, ennuyer. Eni- vrer. Part. pass. : Qui a perdu la tête pour avoir trop bu.

Antûse [âtiis M, I, P, N\, s. f. Prétexte, tournure mensongère.

Antwène [ âlivçn gén. ], n. pr. Antoine.

È le Sint-Aiitiuène, Lo r'pès d'i mwène, È le Sinte Luce, Lo saut d'eiine puce. A la St-Antoine, (les jours augmen- tent) du repas d'un moine, à la St-Luce, d'un saut d'une puce.

i\nut [aiiû F], adv. Hier. Voir Ènut.

flnvanter (s') [àvâtë> M], v. intr. S'éventer. Se dit des liqueurs.

flnvaye [àvay M, N, àvçy I, P, avoy-avuy-àvuy F, âvçy-àvôy-âvuy S, èwey-èwçy V ], loc. adv. En route, dehors, parti, disparu.

flnvayeu [ àvayœ M, N, àvoyç I, cwçyç-qvçyç P, avçyi F, àvayi-àv(u)yi S, êvuye,-yœ V\, v. tr. Envoyer.

ilnvayu [ àvayû M, N, àvçyii I, P], s. m. Nom que les écoliers don- nent au bâtonnet pointu aux deux bouts, qu'on lance au moyen d'un coup sec donné sur un de ces bouts. Voir Beuye.

Jlnvéch, voir PLnvéhh.

flnvéhh [âi'fx M, I, P, N, èvêt- Ti'ëx S, êvyçx ^'1> s. m. Envers, l'opposé de l'endroit. An-n-invéhh, è r'iinvièhh, à l'envers. Voir Ranvéhh.

Anvelemé [ ùoelinc' . . gén. (ëvçl- inq V)], adj. Enragé, endiablé, animé d'une ardeur extrême.

Anvèye [àvçy M, I, P, N], s. m. Envi. Is vont d' ~ , ils vont à l'e., à qui mieux mieux.

flnvèyc [ àvçy M, I, P, N], s. f. lo Petit morceau de peau qui se soulève à la naissance de l'ongle. Petit filament en spirale qui croit sur certaines plantes, par ex. la vigne. 3" Tache naturelle sur la peau.

flnvieu l ttuya- . . gén.], v. tr. Envier.

Hnvieus [ âvyœ . . M, I. P, N ], s. m. Envers. L' ~ at pus qii iandreût, l'envers est plus beau que l'endroit.

flnvieus [ àvyœ . . M, I, P, N, êwâ V], prép. Envers, à l'égard de. ~ la, envers lui.

flnvious [àvyii . . gén.], adj. Envieux. Lés a. ne sont Jèmâs con- tants, les e. ne sont jamais contents.

Anvioiiseté [ àvyïistê' . . gén. (ê- vyûstç V], s. f. Envie, convoitise.

flnvouye, voir Anvaye.

Hnvouyi, voir Anvayeu.

flnvoyc, Hnvoyè, voir flnvaye, ilnvayeu.

Hnvoyu, voir Anvayu.

flnwârâye (Le groiîsse) [ âwâray M\, s. f. Titre d'un ouvrage en patois messin, imprimé en 1615 par A. Fabert. Pour les uns, a. signifie- rait « énamourée », pour d'autres, une a. serait une forte fille de cam- pagne, bien charpentée, une grosse mafïlue ; a. signifierait aussi : vache en fureur qui va au taureau,

Anwî [ âwï V], n. pr. Angwil- 1er, vill. de l'arr. de Sarrebourg.

28

HOU

AR

Août. Voir

7\out \(iii y], s. m. Out.

Apâhi, Apâji 1 (ii>ilfi-apïiji S \, v. tr. Apaiser. Voir Èpâhicu.

flpala' [apcilw F], v. Ir. A|)|)c'- 1er. Voir Èpeler.

Apâlc I (ipâ"l S |, s. f. Épaule. Voir Épaule.

Apanre [ (i/M'ir I', S |, v. Ir. Ap- preiulre. Voir Èpanrc.

Apanre | apàr /•" |, v. tr. Allu- mer. Voir Ampanre.

Apârer [âpàrv . . S, F], v. tr. - .\pp:irier. Voir Èpârieu.

Aparô, flparwa | ûpârû S, apiirwa F\, s. m. Cloison d'écurie. Voir Èpèreû.

Apas \âpa S], lulj. Hpais. Voir Pas.

Apassi \iipaxi S \, v. tr. Epais- sir. Voir Passieu.

Apassou [âpasu S], s. f. Epais- seur. Voir Passou.

Apatriyi [upalriiji F], v. tr. Entraver. Voir Ampëteurieu.

Apawtau [ «/«kc/ô /•"], s. m. Épouvantait. Voir Èpawtau.

Apèrceûr \ (ipçrxirr F], v. tr. .\pereevoir. Voir ÈpèrccQr.

Apèrfondi [(iperfôdi F\, v. tr. Creuser. Voir Èpèrfondir.

Apokè, Apotè, Apotiè, Apoukè, Apoutchè, Apoutiè, voir Èpoûter.

Apougni \tipiirii /•'], v. tr. Iju- poi^iier. Voir Ampogneu.

Apouvante, Apoyante | apiu'ùl F, iiporàl S 1, s. f. Épouvante. Voir Èpovante.

Apovanter, \ apovàlq . . S\, v. tr. l-^pouvanter. Voir Èpovanter.

Apoyi I apoi/i F], v. tr. .Vppu\er. Voir Èpayeu.

Apoyon, Apoyu | apotiô-apoijû F], s. ni. Appui. Voir Èpayate.

Aprantisséjc i apràtisPs S ), s. ni. Apiirentissage. Voir Èprantisséje.

Aprater \ ûprale S \, v. tr. Ha- biller. Voir Èprater.

Après I <"i/);-ç .S|, ])rép. .\près. Voir Èprès.

Aprochi \ uprosi /•", .S'|, v. tr. .Vpproeher. Voir Lpracheu.

Aprover | âprooe S \, v. tr. Es- sayer. Voir Èprover.

Âque I «A-, yiik . . , yak M, I, âk-iiûk P, F, vk-yck S, V ), pron. ind. Quelque chose. / n'y è mont ~ , il n'y a pas grand chose. Ç' nul ni' pou ~ , ce n'est pas peu de chose. Toi pyin ~ , beaucoup de choses. 'L è M'a -, il a guère (peu) de choses. Pis aine, |)lus île choses. Tant equc, tant de choses. / piol éque, ène piotc eipie, une pe- tite quantité. Pou ryin pou ?qne, ])our rien, ni pour quelque chose aucun prix) X.

Aquowa' | ukoww F | , v. tr. .\rraclicr la tige d'une plante. Voir Anquawer.

Âr [ (/r . . gén. ], s. m. et f., le plus souvent f. 1" Air, vent. - </o/i fu, a. du feu (chaleur). - don jo, a. du jour (aube, pointe du jour). / [ire bone ~ , l'a. est bon. L ~ Cire duhh Cdurj, il fait grand vent. / haut ~ , une boullée d'à. L' ~ i>â, il l'ait <lu vent. L' ~ al pesante, il fait lourd. Bèyenz v' i poû d' /' - , donnez-vous un peu d'à. (attendez, patientez un peu). Hone âr,

Fnûre zos mes yârrs, (irand tnhlie,

Foûre le zos ch'nûhlie. Bon air, fourre-toi sous mes jupons, bonne bi.se, fourre-toi sous ma che- mise V. 2" Finnamenl, ciel. // - al eonri, le ciel est couvert. L' ~ so fâl nefir, le ciel se fait noir, '.i" Nuage. Lés ~ vont vile, ç' n'ai m' bwin sine, les nuages vont vile, ce n'est pas bon signe.

Ar \(ir . . gén.|, s. m. 1" Ma- nières, façons, mine. 2" Apparence. Awer r ~ , avoir l'air, paraître.

flRH

29

ARI

T es r " de V counahhe ans babeu- nes dés vèches, tu as l'air de te connaître aux lèvres des vaches (on dirait que tu peux résoudre cette question).

Arabe [arâp S], s. f. Érable.

flrachi { arasi F], v. tr. Arra- cher. Voir Èrècheu.

Araji [ araji F], v. tr. Enrager. Voir ftnrèjeu.

flran [arà Château-Salins], interj. Allons! en avant !

ilrandrèle \ arùdrel S\, s. f. Hirondelle. Voir fllondrèle.

flranji | iirùji . . F, S |, v. tr. Arranger. Voir Èranjeu.

/Iranteûle, ftrantôle, flrantwalc [ arâtœl-arâtival F, ciràtôl S], s. f. Toile d'araignée. Voir Èrantcîïle.

Rraye \ aray M, N, oroy I, P, F, aray-arây-cirâoy-çray S, oroy Y ], s. f. lu Oreille. 'L at dans lés dates Jusqii'aus- ~ , il est dans les dettes jusqu'aux oreilles (il est très endet- té). Quand' lés chètes passent lés pètes pa d' sus lés-a., ç'at sine de piâwe, quand les chats passent les pattes par dessus les o., c'est signe de pluie. Branchies, ouïes.

Arayc d'âne [aray d'an M, N \, s. f. Oreille d'âne (grande con- soude).

Araye de bèrbis [ aray de berhi M, iV I, s. f. Oreille de brebis (grande centaurée).

H.raye de rète [ aray de ret M, N\, s. f. Oreille de rat (piloselle, chi- corée).

ilraye de seuris | aray de s'ri M, N], s. f. Oreille de souris (ger- mandrée).

flrbe [ àrp-àp . . .1/, /, P, F, N, 5br-âbr-ap-âp-arp-arp-erp-êp S, âbr V], s. m. Arbre. Anteur V ~ et le paloûhhe, i n' faut m' mate lo deûy, entre l'a. et l'écorce, il ne faut pas mettre le doigt. 2" Arbre de moulin, de pressoir.

flrbolète ( orfcp/çf V], s. f. Arba- lète. Voir Èrbeulate.

Ârcôlisse ( cirkôlis S ], s. m. Réglisse. Voir Regôlisse.

Ârdéne [ ârdên S], n. pr. Ar- denne. Voir Êrdinne.

Hrdwése [ ârdwês . . M, I, P, F, X, ârdiuâs-arduiês . . S, V], s. f. Ardoise. 'L at sus /' ~ , il est sur l'a. (il est débiteur d'un aubergiste). / n'ai m' pèrmîns aus crèpaus d' mon- ter sus i teût d' ~ , il n'est pas permis aux crapauds de monter sur un toit d'à. So vante n'at m' fût an-n a., lés crépauds y montent, son ventre n'est pas fait en a., les crapauds y mon- tent (elle mène une vie dévergondée).

Are ( âr-àryéy M, N, arï F, eryây- eryêy S], s. f. Aire. 2" Airée, quantité de gerbes qu'on étale dans l'aire pour être battues.

Are [ïir V], s. m. Atre. Voir Ate.

Arègne [ areji F], s. f. -• Araignée. Voir Èreugne.

Ares \&r . . M, I, P, F, N, cr S, V], s. f. Arrhes.

Arèye \ àrêy M, N ], s. f. Sillon tracé par la charrue. Voir Erîe.

Argue [ ark M, N, ork I, P, S, V, ûrk F\, s. f. Orgue.

Argou [aryu M \, s. m. Orga- ni.ste.

Arhote [ârhot P], s. f. Oseille. Voir Alhatc.

Arias \àrya M |, s. m. pi. Ennuis, dillicultés, embarras.

Ariate [ aryat M, N, çryot I, P\, s. f. Oreillette. Champignon qui pousse sur le tronc des hêtres en décomposition.

Ariate | âryat M ], s. f. Ariette, chansonnette. 2" Aubade.

Arîe, voir Are.

Arîe [ ârîy . . M, I, P, N, S |, s. f. Plate-bande.

Ârieu [ àryo' . . gén. |, v. tr. Aérer.

Arieu [âryœ . . M, I, P, N ], v. tr. Donner des arrhes.

- 30

HRI

Arieu lân/cp . . M, I, P, ^'\, ndj. F"ané, flétri.

Arièye, voir Are.

Arièye ( àryêy M, X ], s. f. Air de musique. Le jwè eiine -, il a joue un air.

Hrinta' | arèlw F], adj. Kreinté. Voir Anrinté.

Rriva' \ arii'w F\, \. intr. Arri- ver. Voir Èriver.

Arîyc I àn(y) . . gén. ], s. f. 1" .Sorte, espèce, par ex. de pommes de terre. 2" Race. Lègnévevlle, Pèle vîle, Pèles Jans, Pèle arttfe d'ofanlu. Laneuveville (vill. de Tarr. de Sar- rebourg), vilaine ville, vilaines gens, vilaine race d'enfants (sobriquet) V.

Hrjant \ ârjà S], s. f. Argent. Voir Èrjant.

Arlinje | «;■/(".<■ S], n. pr. Ar- lange, vill. de l'arr. de C.hàteau-Salins.

flrloche \arlos F], s. f. Oscille. Voir Âlhate.

Armanac', voir Èrmonèc'.

Armâre \ârmârS |, s. f. Armoire. Voir Aumâre.

ftrme ( arm M, orm I, P |, s. f. Orme.

flrmélc I anncl Y], s. f. .Vrnioire. Voir flumâre.

ilrméle, ftrmène ( armêl S, arinçn N], s. f. Lame de couteau. Voir flimèle.

flrmeunèc', voir Èrmonèc'.

Arméyc larmêi/ S, l'|, s. f. .\nnée. Voir Èrmâyc.

flrmon j arma M, A' |, s. m. Poi- trine, poitrail. J'â mnii è l' ~ , j'ai mal à la poitrine.

flrmonèc', voir Èrmonèc'.

Armouwè {arnnui'ç Ciondrexangc], v. tr. Hcmucr. Voir Rcmouwer-

Arnichau \ arnisô F\, s. m. Hanneton. Voir Heulat.

ART

Rrnjcot \arniko M, K], n. pr. Hcrnicourt, ferme située près de Herny, arr. de Boulay.

Arondale, arondré, arondrèle | arô- dal F, arôdrêi I, P, arôdrçl M, F], s. f. Hirondelle. Voir fllondrèlc.

flrondyi | drôdi/i S ], v. tr. Ar- rondir. Voir Èrondieu.

ftrosatâye [ urozatài] S |, s. f. Contenu d'un arrosoir. Voir Èro- satâye.

Arosate |;(ïror(i/ .S), s. f. Arro- soir. Voir Èrosu.

Aroser ( dz-prç S ], v. tr. - Arroser. Voir Èroser.

flrosu [arçzïi F], s. m. Arrosoir. Voir Èrosu.

Ârou [ ârii . . S, Y], s. m. Peur, horreur. Éle in-n-ârou, avoir peur.

Arousa' [arusœ F\,\. tr. Arro.ser. Voir Èroser.

Arousu \aruzii F\, s. m. Arro- soir. Voir Èrosu.

Arouyi \annji F|, adj. Enrouillé.

Arouzwa ( arnziini F |, s. m. Ar- rosoir. Voir Èrosu.

Arôye 1 nrôi/ V), s. f. Oreille. Voir Araye.

Arôye [ «rô// V], s. f. Arroche comestible.

Aroyè, Aroyi [aroyç P, aroiji F\, V. tr. Tracer un sillon avec la charrue. Voir Anrayeu.

Arpyi | (nv);// F], v. tr. Herser. Voir îrpieu.

Artichoût [arlisn P, F\, s. m. Artichaut.

Artifaycs \ artifaij V], s. f. pi. (^olilichets.

Artihon | or/i'yô S ], s. m. Arti- son. Voir Èrteuhon.

Artihoncr | âW/Ypnç . . S|, adj. Rongé par les miles. Voir Èrleu- honé.

Artike [ ïtrtik . . gén. ], s. m. Article.

Artisse | àrtis . . gén. |, s. m. Artiste.

hro

31

RTE

flruyi [ arûiji F], adj. Enrhumé. Voir flnreuyeu.

As' [as M, N, çs I, P, F, S, V], s. m. Os. J' n'a qu' le et lés-as', je n'ai que la peau et les os (je suis extrêmement maigre). J'ter i-n-as' dans le gueule di loup, jeter un os dans la gueule du loup.

Rs . . M, I, P], n. pr. Ars, bourg de l'arr. de Metz. ~ Lakeun'hi, A. Laquenexy, vill. de l'arr. de Metz.

Ascayî [ôskayî S], s. m. Esca- lier. Voir Èscalicu.

ilscouyate [àskuijat S], s. f. Panier à salade. Voir Caye-salâde, Pèssu.

Plscûser [askâzë' M],v. tr. Ex- cuser.

fisoudonje [ azudôs V], n. pr. Azoudange, vill. de l'arr. de Sar- rebourg.

flspèrjèsse ( aspçrjçs F, S], s. f. Goupillon. Voir Èspèrjèsse.

Âss' I as V], adv. Aussi. Voir ilusseu.

Hssa' [ asw F], adv. Assez. Voir Èsséz.

flssachi [ asasi F\, v. tr. Mettre en sac. Voir Anchècheler.

fl.ssâne [asân S], adv. Ensemble. Voir flnsane.

i\sselat [asla M, N, oslo I, P \, s. m. Osselet.

Assène [a,sçn F], adv. Ensemble. Voir Ansane.

Âsserôs [âsrôSj.s. m. Auxerrois (espèce de raisin). Voir flussereûs.

ilssésouna' [asëzuna' F], v. tr. Assaisonner. Voir Ansaucener.

Assetant [âslà S], adj. Autant. Voir Aussetant.

Âssi [âsi Y], adv. Aussi. Voir Ausseu.

Assièta' [asyçtai F], v. tr. As- seoir. Voir Èssieuter.

flissiéte [asyët F, âsït S], s. f. Assiette. Voir Èssieute.

Assieute, voir Èssieute.

Assicutu [asyqetû F], s. m. Banc. Voir Èhhicutu.

Assises [asîs P, F], s. m. pi. Vers qui se forment dans la viande. Voir Èssîses.

Assita' [asitw F], v. tr. Asseoir. Voir Èhhieuter.

Assîte, voir Assiéte.

Âssitôt [ ûsitô S ], adv. Aussitôt. Voir Aussctoût.

Assone \asçn F], adv. Ensemble. Voir Ansane.

Assouma' [ asumw F] , v. tr. Assommer. Voir Èssomer.

Assûri [ asiiri S ], v. tr. Assurer. Voir Èhhiîricu.

Assûrou [ âsuru S ], s. m. Agent d'assurances. Voir Èhhiiriou.

Astomèc [ àstome S], s. m. Esto- mac. Voir Èhhtomèc'.

Astomèkè [âstomçkç . . S],v. tr. Estomaquer. Voir Èhhtomèkcr.

Astropyi [àstropyi S], v. tr. Estropier. Voir Èstropieu.

Ata [âta M], interj. Cri de menace pour arrêter les animaux.

Atâbe [âlâp S], s. f. Étable. Voir Ètaube.

Atachi [ atasi F], v. tr. Attacher. Voir Ètècheu.

Atalâye | âtalày S ], s. f. Attelée. Voir Ètalâye.

Atalè [àtalç . . S|,v. tr. Atte- ler. Voir Étaler.

Atama' [ atamw F|, v. tr. Enta- mer. Voir Antèmer.

Atanre [atâr F], v. tr. Étendre. Voir Ètande.

Atassi [ atasi F], v. tr. Entasser. Voir Antèsser.

Atâyi 1 àtâyi S\,\. tr. Attabler. Voir Ètauyeu.

Ate [ât S, V], adj. Autre. Voir Aute.

Âtefwès [âtfiuç S, V], adv. Autrefois. Voir Auteîwès.

Ateura' [atœrw F\, v. tr. En- terrer. Voir Antèrer.

/ITE

flfèyes, Atîycs [âtëii . . .V, /, P, X, âlcjj-âlct/ S, âlli; V ], s. f. pi. Façons, manières, grimaces, céré- monies, airs précieux. Fâre (/c.s-â., fiiirc (les manières.

Rio [('ilo .S'|,a<tv. .Vutoiir. N'oir Auto.

fltolâyc [ (itolilti F\, s. f. Attelée. Voir Ètalâyc.

fltola' I nlolii' F\, V. tr. .Mteler. Voir Étaler.

fltolûre \(ilplfir F], s. f. .\tte- lage. Voir Ètalûre.

rttonde \ (ilôl Ciondrexanf^e I, V. Ir. .Vltendre. Voir Ètande.

fltôyi fs') I alni/i F], v. pr. S'at- tabler. Voir Ètauyeu.

fltrapa' [atra/xv F\, v. tr. M- t râper. Voir Ètrèper.

Atrapc, fltrapow {(ilrcip S, dlriipoii) F], s. f. Piège. Voir Ètrèpate.

Atrapou | âtrapii S |, s. m. .Mtrapeur. Voir Ètrèpou.

Âtremant, Âtrémont | âlirnui S, ('ilrcmô rj.adv. .\utrenient. \'oir flutrcmant.

Atrèye | âlrçu . . M, I, P, .V, Cilrâi . . S, V\, s. m. (".imetière. /•■(>/"/;• il' ~ , fleur (le e., tache de vieillesse (exiravasion de .sang par suite de la rupture de jjetits vaisseaux).

Âtri \rilri S, V\, pron. indéf. .\ulrui. Voir Autru.

Àtron \nin) . . M, I, P, A'|, s. ni. Bousier. Knfant délicat. 3" Chat maladif (|ui ne peut (piitler le coin du feu.

Atrot liilm S], adj. Htroit. Voir Treiît.

Âtyi I âli/i S |, s. m. Compagnie. Voir Âkyi.

Au M, I, P, F, \\ â . .S, V\, art. contracté. \u. S'eni|)loie après certains verbes nous em- ployons d'ordinaire en français la préposition à: .S'male an rire, se melire à rire,' rie au râler, èlre à grommeler (toujours g.).

32

AUB

Au I ô .V, /, P, F, X, r,o-â . . S, V, gén. I, s. m. Ail. Le genre ail est représenté en Lorraine par onze va- riétés différentes : 1* .\llium porrum (poireau^; 2" a. satirum (ail comes- tible); 3° a. rotundum; a. spha-- rocc|)halum; .")" a. vineale; a. as- calonicum; 7" a. ccpa ; 8" a. pistri- losum (ces trois dernières espèces sont comestibles); 9" a. aleraceum; 10° a. schd'uoprasum (ciboulette); 11" a. ursinum.

Aubané | ôbcinc' . . M, X \, adj. Débraillé. Fime fnmc anlmntuie. une femme débraillée.

Aubate | ôhal M, ôbol I, ôlml-ôbUtt /*, ùbat-ôhkit N (ôbi/cit LuppyA âblal S, îihlot V|, s. f. Ablelle. IJx minjom d' ~ de Lonj'vèle, les mangeurs d'à. de Longeville (sobri- <piet des habitants de ce village, ainsi que de celui dWube). Voir Grèvelote. 2" Chose de peu de va- leur. Se dit surtout au jeu de caries. .'5" Fennne de peu de sens.

Aube \ôp gén.|, n. pr. .\ubc, vill. de l'ai-r. de Metz. An vtd //)/>• (/(;■('■ pèsxr i ni </' /' ~ , en voilà un (|ui a passé la rivière de ï.\. (c'est un malin, il sait se tirer d'alfaire).

Aubecot \ôpk(> gén.], n. i)r. .\u- becourt, vill. de l'arr. de Metz.

Aubène [ôbeii P, /•"], loc. adv. .\ découvert.

Aubéne, voir Aubinne.

Aubenîn [ôbnï .)/, /, /', A'|, n. pr. .\ubigny, château situé dans l'arr. de Metz.

Aubepeune, Aubrcpîne (ô/)( (')/)«■;! - âurrpien M, ôhrepçi l, P, ôhrepln F, nbrepeii-ôbrcpiyii X, âbrepin-àbre- })èk-ûbrepln S, dbrepilc V\, s. f. .Vubépine.

Aubèrjisse [ôbçrjis gén.], s. m. .\ubergislc.

Aubèrliques jô/.çWiA- .1/, /, P, X], s. m. f. - 1" .\lli<iuets, alfutiaux. 2" Parties sexuelles.

flUB

53

AUG

Aubeusson [ôpsô M, I, P, N, S], s. m. 1" Champignon blanc, 2" Espèce de petit poisson blanc. Homme rabougri.

flubiate [ô'-bijat Luppy], s. f. Ablette. Voir flubate.

Aubieu [ôbyœ M, N, ôbye I, P], s. m. Viorne.

Aubîle [ôbil M, I, P, abil F, ôbîl- ebïl N, ûbïl-âobll S, âbJl V], adj. Habile.

Aubîn [ôbî . . M, I, P, N, ùbî . . S], n. pr. Aubin.

È le Sint-Aiibîn, È le chèrâwe das /' mèlin, à la St. -Aubin, à la charrue dès le matin.

Sint-Aiibin, Mâhhe au mètîn, St. -Aubin, mare ("pluie) au matin. Quand i pienl è le Sint-Aubin, I n'y è ni pèije ni fwin. Quand il pleut à la St. -A., il n'y a ni paille ni foin.

flubîn [ôbî M, I\, s. m. Espèce de raisin (vert auxerrois).

Aubinne [ôbèn M, I, ôbën P, ôbën- ôbèn N], s. f. Aubaine. J'â èrivé po le bone -, je suis arrivé pour la bonne a., j'ai eu un profit inat- tendu.

Aublate, Aublote \dblal M, ôblçl P\, s. f. Ablette. Voir Aubate.

Auboletri [ôboltri M, N], s. m. Lourdaud, rustre, escogriffe.

Auboncot [ôbôkç M, I, P, N], n. pr. Aboncourt, vill. de l'arr. de Thion- ville et de Château-Salins. Lés profiles rf'~, les prophètes d'A. (sobriquet). _ Aubori [ôbori M, I, P, N], s. m. Eglantier. Sobriquet des habitants de Servigny-lès-Ste-Barbe.

Aubote [ôbol I, P\, s. f. Ablette. Voir Aubate.

Aubrepeune [ëbrepœn N], s. f. Aubépine. Voir Aubepeune.

Aubreuvu [ôbrœvû AI], s. m. Abreuvoir. Voir Èbreuvu.

Aubricaté [ôbrikatê M\, adj. Qui a la couleur de l'abricot. Voir Èbricaté.

Aubricoût [ôbrikîi M], s. m. Abricot. Voir Èbricoût.

Aubriyaus \5briyô M], s. m. pi. Colifichets; coiffure chargée de ru- bans et de fleurs ; affaires de femmes.

Auchèté [ôsçtê' M, /], n. pr. Achàtel, vill. de l'arr. de Metz.

Aucon [ôkô M, I, P, N], s. m. Nase, sorte de poisson.

Audeû [ôrfcë M, I, owdû F], n. pr.

Audun-le-Tiche, vill. de l'arr. de Thionville.

Audîncot [ôdTko M, I, N], n. pr. Adaincourt, vill. de l'arr. de Boiilay.

Aufond [ô/ô M, I, P, F, N, âfô . . S, V], loc. adv. Au fond; profond. Le cave at ~ , la cave est profonde.

Lés c'motières ont èti plantés àfond, les pommes de terre ont été plantées profondément V. Voir Pèrfond.

Auîontou [ôfôtu . . M, I, P, N, âfôtu . . S, V], s. m. Profondeur. Voir Pèrfondou.

Aufu [ ôfû M, /, P, F, N, âfiï . . S, âfë F], s. m. Morceau de lard ou de viande pour faire la soupe.

Augate, Augote [ ôgat M, N, ôgçt I, P, cujiit F, âgat S, âgçt V],n. pr.

1" Agathe; sainte Agathe, patronne des fileuses. È Sinte ~ , ç'at le fête des feulerasses, à la Ste-A., c'est la fête des fileuses.

Sinte Augate, Nèfi, nèfiate, I n'eu m' de si manre feulerasse Que n' feulèsse ca se peugnate.

Ste-A., , il n'y a pas de si

mauvaise flleuse qui ne file sa petite poignée de chanvre. Sinte Augate,

Le chèrâwe dans rayate. Ste-A., la charrue dans les raies la Ste-A., il faut commencer à labourer les champs).

Sinte Augate, Lés jos crahhent lo saut d'eune bocate.

3

flUG

34

Rim

(A la) Ste-A., les jours croissent le (du) saut d'une chèvre. Sinte Annale, Lâche (es mohhates. Slc-A., lâc'lic tes petites mouches (dites Agathcs).

È le Sinle Agate, Le charùe è le rayale. Si èle n'y al m', Fût l'y mate. A la Ste-A., la chnrrue au sillon, si elle n'y est pas, (il) faut l'y mettre S. È le Ste Auyate, lés-alwates coman- cent è chanter, à la Ste-A., les alouettes commencent à chanter. 2" Coccinelle, bête à bon Dieu. Quand on attrappe une c, on la met sur l'index en prononi,-ant les paroles suivantes: Mèyale, aiigale, (bis), monteur meu d' quel coté je m' mèrlrâ, petite Marie, Agathe, montre-moi de quel côté je me marierai. Ou bien on dit aussi: Augate, augate, monteur meu ticlc cote! Coccinelle, coccinelle, montre- moi ta belle robe. Jeune fille bornée.

i\uguîrc \ôgîr M], s. f. Aiguière. Portoûsc d' ~ , porteuse d'à., fennue avec une cruche d'eau qui marchait, avec les musiciens, en tète du cor- tège qui se rendait, dans l'ordre traditionnel, à l'éj^lise, pour faire procéder à un l);\|)tcmc, coutume qu'on voyait encore dans nos cam- pagnes, il y a cinquante ou soi- xante ans.

AuguissG, /lugussc I ô(/(ï,s M, I, P, F, A', S, agis V \, n. |)r. Auguste.

ftuhelat I ôyla M, X, ô-{lp /, /', âjln- â<'-(la S\, s. ni. Petite auge.

Auhemô |ÔYç;nô M |, s. m. Us- tensile de ménage.

Jluhhc I ôx M, I\, s. f. .\morce.

i\ujc |ô.s" .1/, /, P, K, ris-â"s S, ûs \'|, s. f. Auge.

flujcdu I ôjdii (ôjçrdii) M, I, P, A', âxdyœ .luville, âydii'-ôJdtr-âjdtr-tV'j-

dtr-âhedjce-ahndjœ-ahogre . . S, â-f/lre. (Avricourt^, rdwdê-nhodye-îiwodê V], adv. Aujourd'hui. Voir Ènut.

flujelat, voir Auhelat.

Aujoncot ( ôjôko M, /, P, X, âjôkç S, V \, n. pr. Ajoncourt, vill. de l'arr. de Château-Salins.

flujordu, voir Aujedu.

flulate I ôlat M, X, ôlot I, P, âhit . . .S", âlot V],s. f. Petite aile; bout d'aile d'un volatile, .servant à èpousseter. 2" Porte-crochet en- tourant la bobine du rouet. '.V Hou- J leau pour étendre la pâte à gâteau. 1 4" Petite pèlerine de femme V.

flule |ô/ M, I, P, X, âl-âol . . S, V\, s. f. Aile.

Aulémont | ôlêmô M, I, P, X |, n. pr. ,\lén)ont, vill. de l'arr. de Metz.

Aulhou [ ôlhu M, I ], s. m. Lierre terrestre.

flulîncot [ôlîko . . M, /, P, X, (diko S, y\, n. pr. Alaincourt, vill. de l'arr. de Château-Salins.

AuHvète [çlii'çt F], s. f. Niai- serie. Voir fllivatc.

ftulonje I ôlnx M, I, P, X, cdôs . . S, V|, s. f. Côté, partie, endroit (pielconque. Ammwinner eune ~ , enuiicner un côte (travailler une par- tie du champl. È V ~ , à côté. Cheûr è r ~ , londier à côté (ne pas réussir).

ftulté [l'tllèi M], s. m. Pièce d'un tour à liler.

Aulto I (Vlç M, I, P I, n. ()r. Altroff, vill. de l'arr. de Thionville.

flulusse I ôUis-ôlœx M, I, P, X |, s. f. 1" Conte ; sottise, baliverne, bê- tise, sornette; manie, lubie. 2' Chose faite en cachette. L'an-n-è fat dés-a., il en a fait des cho.ses en cachette ! /•' /■ ~ , en cachette. Is t'ont bctieu (■/'-, ils l'ont baptisé en cachette. l):ins certains endroits du pays mes- sin, on dit aussi Laulusse.

Aumanvelcrs {omài'lê' P\, n. pr. .\manvillers. Voir Èmanvclcrs.

HUM

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HUT

flumârc [ ômâr M, N, ômâr I, P, F, â(r)nmr-îfimâr S, (drmwer Verga- ville, ermêr Conthil, ënifr Marthil, çmêr Juville), (irmel V \, s. f. Armoire. 'L è i dons corne eiine ~ , il a un dos comme une a. (il est 1res large d'épaules).

Aumenicot [ôinniko M, I, N], n. pr. Amelécourt, vill. de l'arr. de Château-Salins. Lés rayons d' plate d' ~ , les arracheurs de plâtre d'A. (sobriquet).

Aumère, voir Aumâre.

Aumètenâye [ âmejnai] . . M, I, P, N, ômatnây F], s. f. Matinée. Dans i ~ , dans la matinée.

ilumètîn [ômetî . . M, I, P, N], s. m. Matin, matinée.

ilumeune [ômœn M], s. m. Niais.

flumnévèle [ômnêvel M, I, P], n. pr. Amnéville, hameau situé près d'Hagondange, arr. de Thionville.

Aumonde [ ômôt M, I, P, F, N, âmôt . . S, V (ïimôn Gondrexange)], s. f. Aumône.

flumiîsGmant [ ômîlzmà M, I, P, N, âmilzmà-àmîzmà S, âniîzmô V], s. m.

Amusement. On entend aussi souvent Èmiîsemant.

i\umûsète | ëimizel M, I, P, N, amfizot F, âmiizcd S, âmizçt V\, s. f.

1" Plaisanterie. Voir Èmiîsfete. 2" Jouet. J'â èiii ans fwêres, j'â un dés-a., j'ai été à la foire, j'ai vu des jouets.

Âumûsieu (s') [ômùzyqe . . M, I, P, N, amiizai F, ânuize . . S, «nn'cç V], V. pron. S'amuser. / s'annnise è dés chichàyes et dés rêvâtes, il s'amuse à des niaiseries. Voir Èmûsieu.

flunâye [ônây . . M, I, P, F, N].

Aunée.

flune [on M, I, P, N, an . . S, V], s. f. Aune. On s'en sert pour mesurer des tissus. Qnand-an sin- nent ç' qn' an vant i ~ , fanl-z-y

mate lo pris, quand on sait ce qu' en vaut l'aune, il faut y mettre le prix.

Aunéje [ônës . . M, I, P, N], s. m. Aunage.

fluneûs [ônœ M, I, N, ânô . . S], n. pr. Aulnois, vill. de l'arr. de Château-Salins. Lés fjhhs meusés d'A., les fiers museaux d'A. (sobriquet).

/lupèni [ôpeni M, /, P\, s. m. Age d'être sevré.

Aupétit [ôpêti M, /, P, N, âpëti . . S, V], s. m. Appétit. 'L è pus d' ~ que d' vèrtn, que d' dèvôcion, il a plus d'à. que de vertu, de dévo- tion (il n'est pas vertueux, pas dévot).

Aupétihant, flupétijant [ ôpêtixà- ôpêtijà M,I, P, N], adj. Appétissant.

Aupiâhi [ ôpyâyi M, N, ôpyà-(i I, P], loc. adv. Au plaisir, adieu.

Huque [ôA- M, I], pron. ind. Quelque chose. Voir Aque.

Auquînques [ôkîk . . M, I,P,N], pron. indéf. Quelques-uns.

/lurilasse 1') [ôrilas M], loc. adv. En abondance. Awer è V ~ , avoir en abondance ne plus sa- voir qu'en faire).

flurmwére, voir flumâre.

flussereïis | ôsrœ M, I, P, N, âsrô S], s. m. 1" Auxerrois, espèce de raisin couleur d'oignon. 2" Vin fait avec le raisin du cépage qu'on ap- pelle auxerrois.

flussetant [ôstâ M, I, P, F, N, âstà-â<'stà-âxtà-â.''xtô S, âxtâ V], adv. Autant.

Aussetoïit [ôstn M, /, P, N, àsitô . . S, V], adv. Aussitôt.

flusscu [ ôs{œ) M, N, 5s(e) I, P, N, âsi-â^si S, ds(i) V], adv. Aussi. Ans' beun', aussi bien. Awer aus' cheu, avoir aussi cher (aimer autant).

Aute [ ôt M, I, P, F, N, ât-âot . . S, V], adj. indéf. Autre. An v'iè beun' d'i-n-a., en voilà bien d'une autre (c'est autre chose). È d' ~ , à d'autre! (cri, au pressoir, quand il s'agit de le dévisser).

flUT

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flute-ceul, Rutc-ceut' (1') {ôt scel (s(et) X, ût-â<'t (sœt) S, fit sit V\, pron. déni. Celui-ci, celle-ci. Voir Cit'-cèl.

Ruié {Ole' M, I, I', A'. '■'/''' Sy ^'1,

s. m. Autel, reposoir. Voir Oûtèl.

ïïutcfwès [ ôtftvq M, I, P, F, ëtfwo

N, àtfwii-âHfive S, ûtfwç V], adj.

Autrefois.

Aute-èle, Aute-lèle, Hute-ète (1')

[0/ el (Içl) M, I, P, ôt çl (et) N, ût-

âot (çO S, ât (el, çt. Içt) Y\, pron.

déni. Celle-ci, celle-là. Voir Cit'-cèl.

Auteurmant | ëtœrnià M, N, ôlrçmà

I, P, F. âlremà . . S, ntremô V|,

adv. Autrement. Dés-âlrénionts,

des choses faites d'une autre façon Y.

flutioncot [ôlilôko M, ('ttuôko S\,

n. i)r. .Mtilloncourt, vill. de l'arr.

de Chàleau-Salins. Les foutus bétes

(/' ~ (sobriquet).

Hutône|ô/ôngén. |,s.f. Automne.

flutor I ôtor-ôto M, I, P, ôtii F, ôto

N, âlo . . S, V\, prép. Autour.

flutru I ôtrii M, I, P. F, N, (itrii-âtri . . S, âtri Y], |)ron. indéf. Autrui, fluvèrnat \ ('wcriul M], s. m. Raisin noir.

ftuvieumcneuye | ô(i;/«';/i;h?;/ ,1/, I\, s. f. Antiquaille, vieillerie.

fluvisieu \5inzijni' . . M, I\, adj. Avisé, intellii^cnt, prudent, circon.s- pect. Voir Èvlsieu.

Huvîsion I ôinzijô M, / |, s. f. Idée, cai)ricc. Voir Èvîsion.

Auvrcgnât | ôurrrui M, A', ôi'rqnâ I, P\, n. pr. Auverj^nat.

fluvrcpeune lôi'rejxrit M\, s. f. Aubépine. Voir Aubepcune.

ftvanci \(ti>âsi F, S\, v. inlr. Avancer. Voir Èvancieu.

Avant \atHÏ F, , S |, prép. Avant. Voir Èvant.

Avantaji (s') \ai'àlnji F\,\. pron. S'avantaf^cr. Voir S'èvantèjeu.

Avantéje {('wôlcs .S'|,s. m. Avan- tage. Voir Èvantéje.

AWR

i\vant-z-iér \avâziicr F], adv. Avant-hier. Voir Èvant-z-iér.

Avant-ocheu \ai>àlosœ F], adv. Avant-hier. Voir Èvant-èhhcu.

Avantûre (d') \(h'àlnr .V/oudanse], loc. adv. Étonnant. Ç'al l)in d' ~ si èle n'y at m', c'est bien étonnant si elle n'y est pas.

Aveu, Aveuc \<iv(r-ai'cyk F\, prép. Avec. Voir Èva.

Avcûle [avœl F\, adj. Aveugle. Voir ÈvQle.

Avision \avisyô F\, s. f. Caprice. Voir Èvîsion.

Avo |fn'p.S|,prép. Avec. Voir Èva.

Avoji \âvoji M\, n. pr. Avigy,

ferme près de Sillegny, arr. de Metz.

Avolu |fl('o/iï /•"!, s. m. Gosier.

Voir Èvalu.

Avoye, flvouyc |(i(w;-ni'ii//F|, loc. adv. Parti. Voir Anvaye.

Avouyi, Avoyi | riciH/i-ocoi/i F], V. tr. Knvoyer. Voir Anvayeu.

Âvricol [âvriko V|, n. pr. .\vri- courl, vill. de l'arr. de Sarrebourg. Avûle \nviil F\, adj. Aveugle. Voir Èviile.

Avwone [ainnoii Iniling ], s. f. Avoine. Voir Awinne.

Awan I nivà I, P\, s. ni. Savoir, prévoyance ; confiance. / n'ij è pwinl (/' - (' In, on ne |>eul avoir conliance en lui.

Âwate \rmHil-(tnnil M, owol I, P, ûwat S\, s. f. Produit non recti- fié de la distillation. A Corny, on dit Piote auyc, petite eau; en Vosgicn, Âwe blanche, eau blanche.

Awâyc I âwîni-owài] M, N, owâij l, P, nux'iti F, âoiiHiii-ân>ê!i-('i''ii>rii S, âwëu Y\,s. f. 1" lîaux grasses de cuisine; nourriture des porcs. Ce sont, en général, des poninics de terre, des betteraves, du seigle cl (lu son cuits cnsemhle, que l'on donne chaud aux animaux iiour les engraisser. 2" Flaque d'eau.

AWB

37

flWI

flwbrepinc [awbrepin S], s. f. Aubépine. Voir Aubrepeune.

Âwc [âw-oiv M, iV, çw I, P, âw F, âow-âw S, âw V\, s. f. Eau. Awe sècrûye, eau sacrée (eau bénite). ~ d' vîe grasse, première eau de la distillation. ~ foûrt, solution qui sert à arroser la vigne; en général, toute solution chimique. J'ier d' r ~ bénite, avoir l'air maladif. Ç'at i ~ au vin, c'est dill'érent comme l'eau et le vin. / péd sés-àwes, il perd ses eaux (il a une maladie de la vessie). Èlc ponte V ~ et V fa dans se maie, elle porte l'eau et le feu dans sa poche. 'L at nieur corne lo p'hhon dans /' - , il est nourri comme le poisson dans l'eau (il est bien nourri). / set byin flrieu V ~ es' molin, il sait bien tirer l'eau à son moulin (il sait bien tirer profit d'une chose). - On lif'râtècrâre qii' l'âwe monte liât, on lui ferait accroire que l'eau monte haut (telle- ment il est sot) y. Pèssè l'âwe sons momjen ses pieuds, passer l'eau sans mouiller ses pieds. 'L eu ùlihtant fini qu' l'âwe n'eu sa, il a aussi faim que l'eau a soif (il est rassasié). / n'y eu m' si kiére âwe que n so trobieasse, il n'y a si claire eau qui ne se trouble (Gondrexange). L'âwe dreumante, Ç'at le pus trompante.

L'eau qui dort est la plus trom- peuse S.

Âwebènitieu [ âwbenityœ-owbeni- tyœ M, N, çwbçnityq I, P, âwbçnityi- â'wbçnityi S, V], s. m. Bénitier.

Awéne, voir flwinne.

Awer, Awér' [ awë'-çwê' M, owe I, owç'-owër-ejvçr P, owër F, awœ-awç- çwœ N, awe-awqr-awër S, çwor V\, V. tr. Avoir. ~ mis' cheu, avoir aussi cher (aimer autant). - m' cheu, a. mieux cher (préférer). Et pas qu'on-n-è, et pus qu'on vût awer', et plus on a, et plus on veut avoir S.

Awcr [âwq . . S ], v. tr. Abreuver Fonténe, âwe meu, que j'ayâwèsse mo piat jalal que va trâgner d'i cra- fayat, fontaine, abreuve -moi, que j'abreuve mon petit coq qui va étrangler d'une coquille (Fable).

Aweu, voir Rwi.

Hweuye [ aivœy-owœy (egûy Bue) M, oivêy I, P, awoy N, awêy S, ovîiy y\, s. f. Aiguille à coudre.

Aweuyeu [aw(œ)yœ-çw(œ)yœ M, N, çwyq I, P], v. tr. 1" Mettre le fil dans l'aiguille. 2" Poser les aiguilles du pressoir à bascule. 3" Planter la vigne.

Âwéye [âwëy S, V\, s. f. Eaux grasses de cuisine. Voir Âwâye.

Rwi [âwi-çwi M, N, çwi I, P, âwi F, âwœ S ], s. m. 1" Évier. 2" Dres- soir à vaisselle.

Âwieûs [âivyœ-owyœ M, oivyœ I], adj. Aqueux.

flwièye [ âwyêy-owyçy M, N, owyêg I, P, âwyT(y) S, çvlî V], s. f. Ai- guillée. ~ de trouwande, a. de par- resseuse (grande aiguillée).

Awinne [ awèn-çwën M, çwèn I, oivën P, awên-awen F, aivèn-aïuên- çwën N, awçn-awën S, owçn V (avwon Imling)], s f. Avoine. Guingneu s' n' ~ , gagner son a. (ga- gner sa vie). ~ de kèpucîn, coups de fouet donnés à un cheval pour le faire marcher. ~ de prête, scorso- nère. Lés-a. ne sont m' le cause si lés blés restent au champ, les a. ne sont pas la cause si les blés restent au champ (une fille cadette ne doit pas refuser de se marier sous pré- texte que sa sœur aînée ne l'est pas encore). Ç' n'at m' tojos lo ch'vau que guingne V ~ qu' le minje, ce n'est pas toujours le cheval qui gagne l'avoine qui la mange. Hène tés-a. an fèvriyeu, ç'at d'V ~ po V ron- cin, sème ton a. en février, c'est de l'a. pour le roncin (c'est en février qu'il faut semer l'a.). Lés d'évrï.

AWI

ç'at po lés bérbis, les a. d'avril, c'est pour les brebis (il est trop tard de semer l'avoine en avril) S. On wèt bin qui minjc d' l'mvone kiré, on voit l)ien qu'il m;inge de l'avoine de curé (Gondrexange). Qiiand-i n'è pus d'awêne dans crapc, lés ch'ixius s' bèlont, quand il n'y a plus d'à. dans la crèche, les ciievaux se battent S.

Awion \(iwijô-oii>!;û X\, s. ni. Aiguillon. Voir Nawion.

flwiu [awijii-owyù M, N. owgn I, P\. s. m. Pièce de pressoir. Voir Chaucul.

Awjîre ( âwjïr-owjïr M, N, owjîr I, PL s. f. Aiguière.

38 -

flYO

flwodé \aiiiode V], adv. .Aujour- d'hui. Voir flujedu.

ftwoye, voir Aweuye.

ilwrous \aivru X], adj. Heu- reux. Voir flgrous.

flwyîe, voir ilwièye.

Ây I ûy-au M, F, S. V, çy I, P], l)art. allirniative. Oui (marque la familiarité). Wèy et la forme fran- çaise, marquent le respect.

Ayâwer, voir Awcr.

i\ydc \ayt Novéant], s. m. Pre- mier versement que l'on l'ait aux vignerons.

ftyow [(tyow /•'), adv. Où. Voir Èyou.

I-iK- 2

BA

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BAC

B

Ba [bu S\, s. m. Premier lait que donne la vache après avoir vêlé. On le donne aux vaches, aux porcs. Voir Baba, Boc.

{ . . gén], s. m. Bouche; baiser (terme enfantin). Bèijeu ~ sus le jâwe, on n'c m' besan d'ûwe, don- ner un baiser sur la joue, on n'a pas besoin d'eau (lionni soit qui mal y pense). Bei/e lo ~ , donne- moi ton baiser (ta bouche, ton bec)V.

Baba \ bâbâ M\, s. m. Lait de la première traite après que la vache a vêlé. Voir Boc.

Baba (È) [babii . . M. I], loc. adv. A califourchon.

Baba (È) \bàbâ . . gén.], terme enfantin qui signifie: à boire.

Bâbate, voir Bâbète.

Babâye \babây M], s. f. Niaise, sotte. Fàre le ~ , faire la sotte, rester bouche bée.

Bâbe [bcip . . S], s. f. Barbe. Voir Barbe.

Bâbète [bàbet . . gén.), n. pr. 1" Barbe. Ce nom se rencontre sous les formes suivantes: Bâbate, Bâ- biche, Bâbon, Bèbèche, Bibate, Bi- bète, Bibi, Bibiche, Bichate, Bichon. 2" Personne maladroite. 3" Bonne de curé V.

Babeune [babœn M, bçbçn I, P, babçn-babœn N, babîn S\, s. f. Babine, grosse lèvre. Se dit tou- jours en mauvaise part. / s'an foûre pyin lés ~ , il s'en fourre plein les babines (il mange beaucoup et avec avidité). T'neûz Jeute vate ~ , tenez

juste votre b. (n'en dites pas trop). / r'moûwe lés ~ corne i lèpîn, il remue les babines comme un lapin.

Babeune [ babcyn M, bobçn I, P, baben-babœn N, bobin . . S, V\, s. f. Bobine.

Bâbi [ bâbi . . S, V\, loc. adv. Ne s'emploie que pour marquer le doute. Bâbi! s'i vanrè mo pârin, je me demande si mon parrain viendra.

Babiâd | babijCi . . gén. ), s. m. Babillard.

Bâbiche, voir Bâbète.

Babiéje [bàbyês-babyês . . gén.], s. m. Babillage.

Babiole, Babioûlc ] bàbijûl . . M, I, P, bâbijiil-bâbijôul N, bâbijôl . . S, V], s. f. Babiole; historiette enfantine.

Baboche [bûbos M, N, bâbiis F\, s. f. Babouche, pantoufle.

Bâbon, voir Bâbète.

Bâbon [bâbô S], s. m. Salive glaireuse qui s'écoule des lèvres.

Bâbonou [bâbçim . . S], s. m. Qui bave. Voir Bèvâd.

Babouyâd [babmjâ F\, s. m. Ba- billard. Voir Bèrboyâd.

Babré [babrê' . . M, iV, S, bobrB I, P\, s. m. Gamin, morveux. Coiihhe to. manre ~ , tais-toi, vilain morveux.

Babu [bàbu M\, s. m. Gobelet à boire.

Babyi [babyi F, S], v. intr. Ba- biller. Voir Bèbieu.

Bacale ] bakal-bakay M, bçkol I, bekçl-bokol {bakayo Novéant) P, bç- kçl-bikçlçt F, bakal N, bakay Land-

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BftC

rolï, /K./.0/0; VI, s. f. - Belette. J to fvâpamx le -, je te ferai prendre par la 1). Se dit pour faire peur aux enfants. Civèchertz l'ux poijes, k ~ ai tolè, cachez vos poules, la b. est (faites attention à vos jeunes

lilles). Bacanâl [bakamll /•],». m. - l.e-

pas de baptême.

Bacara [bakura l)clnie|, s. m. - Hanneton. Voir Heulat.

Bacaré [ bakarêi . . M, N, bokorc

. I, P\. adj. Qui est marqué par la petite vérole. Voir Debacaré.

Bacat \bttka M, .V, S, boko /, P. \ 1, s m. Excédent ou fraction in- divisible après partage (ce qu'un préféré reçoit en plus qu'un autre lors d'un partage) ; de trop, en plus du compte. Petit morceau \ . In - d' pin bénit, un morceau de pain bénit ; in ~ </' séoe, un morceau de

sucre. Bacâye (kiAdy S], s. f. - Becquée.

Voir Becâye. Bacaye, Bacayot, voir Bacale. Bac-bôs, voir Bache-bous. Bâcclate [bâslat M, N, bâslot I, P, (hàsnal Villers-aux-Oies)l,s. f. - Ba- chelette, petite lille (terme d'amitie). Bâcèle [bMql . M, I, P, F, N. bâsêl . . S, bâscl V\, s. f. - Jeune fille, reu f fus priijen corne cime bile ~ , tu te fais prier comme une belle fille. Le pus bclc ~ n piciil bèijeu que ç' qu'èle è, la plus belle fille ne peut donner que ce qu'elle a. Eiuic ~ , /'<"'''■ - Dons ~ , csscz (/' - .• Tietls ~ , trap d' ~ : Qiuèle ~ èl le merc. Cinq' diâlcs conlc lo pci'C. Une f., belle f.; deux f., assez de f. ; trois f., trop de f. ; quatre f. et la mère (sont) cinq diables contre le père. Le ~ è manque, la jeune lille a eu un enfant S. Dons le inlc, li-s tonont lo ki corne dés zwoyes que

BhC

vont â mirqnèt, dans les villes, les f. tournent le c. comme des oies qui vont au muguet. Mèrièz toutes nos ~ in-n-»londonl qu lés pèles vonroni bêles, mariez toutes vos lilles en atlendant que les laides deviennent belles V. La jeune (ilk- est d'abord Bâcelîn, puis Bâcelon, ensuite Bâcelate, enlin Bâcèle.

Bâcelcr [Imslêi . . M, L P, ^'1- v- i„t,.. _ Courir les lilles. Bâcelîn, Bâcelon, voir Bâcèle. Bâcenate, voir Bâcelate. Bacheboûs [basbû M. bosbn I, bos- bu-bçkbô P, baslni-bdsbow \, bakbo S, bokbô VI. s. m. - Pivert. 'Lot méqne come i - , il est maigre com- me un pivert (il est maigre comme un clou) V.

Bacheu \bas(r M, \\ bo^f l- ''• bosi F, basi S, bosqc-ija V|, v. tr. Frapper, heurter. - è ieulih. frap- per à la porte. '2» Piocher 5, V. Part. pass. : Toqué, braque.

Bachi 1 basi S\, v. tr. - Bêcher. Voir Bécheu.

Bachique [bâsik M, N], adj. - Hxlravaganl, grotesque.

Bâchon [bitsô . S, Y], s. m. 1" Bois ronds qu'on met en travers du chemin pour pouvoir schlitter B. Signifie aussi la grosse planche ciui sert à l)arrer l'eau, soit dans la Sarre soit lUuis un ruisseau de iirai- rie qu'on veut irriguer. Voir Bau- chou. "2" Homme chauve.

Bâchonè \bàsne . S, Y \, v. tr. - Couvrir, garnir de planches.

Bachou I basu M, A', i'. '".«" '■ P, F, V|. s. m. - 1" Ouvrier qui dirige le marteau dans une forge. Ouvrier qui pioche la terre S, \. Bachtyin, voir Bahhtyin. Bachu [basû M. N, bosû /, P], s. 111 1" Petite pelle servant à tas- ser le fumier sur la voiture. Maillet pour battre le chanvre. Banc

BflC

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BflH

sur lequel on place la lessive pour l'y battre.

Bacolote, voir Bacale.

Bacon [ bakô M, N, S, bokô I, P, F\, s. m. 1" Lard. (Les Lorrains de l'est n'estiment que le lard fumé, ceux de l'ouest le préfèrent salé). Coûhhe de ~ , bande de lard. Tant le chète va au ~ qii'èle so fat panre, le chat va tant au 1. qu'il se fait prendre. 2" Jambon A'. Le sept et le huit du jeu de cartes, qui est toujours atout.

Bâcot [bàko . . M, N, S], n. pr. Bacourt, vill. de l'arr. de Château- Salins.

Bacille [bakiil S], s. f. Poutre placée sur un puits. Voir Baucule.

Bâculer [bâkûlëi . . M, N, S\, v. tr. Prendre qqn. d'un côté par les pieds, de l'autre par les bras et lui frapper le derrière contre la terre.

Bâdat [bùda S], s. m. Baudet. Voir Baudat.

Badiâd [badyâ S], s. m. Bègue. Voir Baguiâd.

Badon [badô M], s. m. Abatis.

Bâdrecot, Baudrecourt (vill.), voir Baudrecot.

Badyi, voir Baguieu.

Baîandiirc [bàfàdiir M], s. f. Étoffe mal teinte.

Baîrat [bâfra S], s. m. Toit à porcs.

Bâfrât [bâfra . . S, bûfro V], s. m. Ouverture pratiquée dans le mur du grenier et servant à engranger.

Bafrèye [bûfrêy . . M, I, P, N], s. f. Débauche, orgie, ripaille.

Bâfrot, voir Bâfrât.

Bâîrou [bâfra . . M, I, P, F, N], s. m. Qui mange goulûment.

Bagni [bani F], v. tr. Baigner. Voir Bingneu.

Bagnus [bànû M[, n. pr. Ba- gneux, ferme près de Vernéville, arr. de Metz.

Bagoulâd ( bâgulâ M, N], s. m. Diseur de fadaises; celui qui bre- douille, qui est bègue.

Bagouter [ bcigutë' . . M, I, P, N], V. intr. Bavarder.

Baguéje [beiges . . S], s. m. Bagage. Voir Bèguéje.

Baguer [bàgê' M[, v. tr. Don- ner une bague à sa fiancée.

Bagueuyemant [ bagœymà M, N, bogeijmà I, P[, s. m. Bégayement.

Baguiâd [ baggâ M, N, bogyâ I, P, begijd F, badyâ . . S], s. m. Bègue.

Baguieu [bagyœ M, N, bogye I, P, begi F, badyi S], v. tr. Bégayer, bredouiller.

Bahcula' [ bahœlw F], v. intr. Tousser. Voir Bèheuler.

Bahhtyin [bâxtyè . . N, bâxtî . . S], n. pr. Bastien.

Bâhieu [blixyœ . . gén.], v. tr. Baiser, embrasser un objet sans vie, une personne morte. Ne s'emploie ordinairement qu'en mauvaise part. T' pieus ~ r cal d' nate chète, tu peux b. le c . . de notre chat. ~ eune bocate anteur lés dons coûnes, h. une chèvre entre les deux cornes (être maigre à pouvoir embrasser une chèvre entre les deux cornes). Voir Bicheu, Rambrèssieu.

Bahou [balm /], s. m. Puceron.

Bahoû (au) [ bûhû M, bâhôu-bâhû N], loc. adv. Au grand air, en plein vent. L'euhh at au ~ , la porte est grande ouverte. T'es lèyeu nate mauhon au ~ , tu as laissé notre maison ouverte au large. 2" Au diable. 3" Extrémité d'un jardin qui n'est protégé que par une haie, qui n'est pas enclos par un mur. Zous jèrdins au ~ sont savant rèvèjeus, leurs jardins qui ne sont pas pro- tégés sont souvent ravagés. C. H., IV, 331.

Bâhûre [ bahûr . . M. I, P, F, N, S, bâliir . . V], s. f. Baisure.

B/IH

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BHL

Bahuti I baluili M], s. m. Ouvrier qui fabrique des bahuts, des coIVres.

Bâji, Bâjieu, voir Bâhieu.

Bâjote [bâjot F\, s. f. Danse du baiser. On l'annonce comme telle, lorsque danseurs et danseuses ont pris leurs places. Alors le danseur a le droit d'embrasser sa danseuse. Je diins'rons la ~ assone, nous dan- serons la Bâjote en.semblc.

Baké [bakêi I\, s. m. Sorte de maladie du blé.

Baké [ bakc' . . M, jV, boice . . I, P, bakç-batsç-batiiç . . S, buke V\, adj.

Boiteux. Voir Bakèsse. Bakenâd [baknà . .S], s. m.

Celui qui fait sa besogne à moitié.

Bakenè [bakne . . S\, v. inlr. Faire sa besogne à moitié.

Bakenïre | biiknir . . M, N, S\, s. f. 1" Chambre à grande cheminée l'on fume le lard. Voir Sachwér'. 2" N'ieille maison en ruines.

Baker | biikê' Landrolf ], v. intr. Boiter. Voir Bakèsser.

Baker [ bakci . . M, N, S, bokç . . I, P\, V. tr. Tinter. Se dit d'une cloche qu'on sonne seule, d'une ma- nière continue, en tirant la corde à petits coups secs, par ex. |)our un incendie, pour annoncer la pe- tite messe, pour aller se confesser.

Bâkcr \ bâkr-b(l"ke . . S], v. intr.

Hester bouche bée. Voir Bauker. Bakèsse [bakcs S\, s. I'. Bécasse.

Voir Bèkèssc.

Bakèsse | bcikçs M, A', bokçs /, P], adj. et s. Hoiteux. Voir Baké.

Bakèsser, Bakèssieu | bukespi-bcikc- syœ . . M, N, b^kesç . . I, P, V, bu- kfsi-batseai S], v. inlr. Boiter.

Bakèssieu \ b(ikçsi/(r M, iV|, v. tr.

Hefouler, recourber.

Bakeû [bakœ A'], s. m. Tocsin.

Bakéye [bakêii S\,ii. {. Becquée. Voir Bècâyc.

Bakhoûse {bakhû.i M (passini)], s. f. Chambre à four.

Bakiâd [bakyû M, N\, s. m. (À'hii t|ui frappe.

Bakiâtc [bakfiul Ilèmilly), s. f. Breloque.

Bakieu [baki/œ .V], v. intr. Frap- per à petits coups. Voir Baker.

Bakieu \bakijœ M], v. intr. - Tra- vailler du métier de bûcheron. - au bons, aller travailler au bois.

Bakîle | bakîl S, V], s. f. Poutre placée sur un puits, à laquelle on attache un seau. Voir Baucule.

Bâklèsse | bûkles M, \, (bôlçs Fon- toy), bâles S], s. f. Dégât que l'on fait dans un champ en s'y couchant. Voir Bâlèsse.

Bakté [baktèi M\, s. m. Bro- chcton.

Bal \bùl . . gén. 1, s. m. Bal. Is-ont pètjeu i ~ èl J'èvans pètjcu lés vlalons, ils ont payé le b. et nous avons payé les violons (nous avons contribué tous les deux).

Balan \ bàlà . . M, X, F, S\, s. m.

1" Battant d'une cloche. 2" Klan, elfort, impulsion, mouvement de projection en avant. Eté sus l ~, ne savoir quel parti prendre. 2" Etre sur le point de faire quckpie chose. Is soiil sus r ~ de s' mcrieii, ils sont sur le point de se marier.

Balance [bâlàs . . M, N, S], s. f.

Partie de la voiture. Voir Ché. Balanci [bàlàsi . . S], v. tr. Ba- lancer. Voir Bèlancieu.

Balançwére [ bâlàsiin-r . . gén. (balâsc V) |, s. f. Balançoire.

Baie \bal /''Kadj. - Belle. Voir Bé.

Baie |/>(î/ . . gén.|, s. f. 1" Grande boîlc cjue |)ortaicnt anciennement sur le dos les marchands ambulants ; ballot de marchandises. 2" Balle, boule de plomb, pelote à jouer.

Balcr |/><(/c' . . M, X, bole . . /, P, baie . . S\. V. intr. Fouler aux pieds, piétiner, marcher sur. AV baie meu sus niè roûhe, ne marche pas sur ma robe. Voir Boler.

ËAL

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BHN

Baie - Seûr [bal sœr F], s. f. Belle-sœur. Voir Bèle-Sieu.

Bâlèsse [bûles S], s. f. Dégât que l'on fait dans un champ en s'y couchant. Voir Bâklèsse.

Balhé [haUiëi M], s. m. —Balourd, pataud (sobriquet donné aux habi- tants de Vittoncourt, arr. de Boulay).

Balièsse, Baliiîrc [bcilyes, bàlyiir M\, s. f. Balayure.

Balieu [bàlyœ . . M, N, S], y. tr. Balayer; mettre qqn. à la porte.

BaliîssGs [bâliis N\, s. f. pi. Table de communion à l'église.

Balwate [balwat M, S, balwat- belwat N, bolwot I, P], s. f. Charançon, moucheron. Voir Bawatc.

Bamblo-lachè [bàblo lase Pontoy], s. m. Jeu de colin-maillard. Voir Qwètrebeusse.

Bambô, Bambôs, voir Bamboiî, Bamboiâs.

Bambochou, Bambouchou [bàbosii.. M, I, P, N, bàbusu S, V], s. m'. Débauché, ivrogne, viveur.

Bamboiî [bàbû M, I, P, bâbû- bâbô" N, bàbû F, S], s. m. Église (terme enfantin). V'nans, m'n afant, J'alans an ~ , viens, mon enfant, nous allons à l'église.

Bambouche [bàbiis F], s. f. Babouche. Voir Babochc.

Bamboiâs [bàbû M, I, bâbû-bàbô'^ N], s. m. Bois mis en ban, en défens.

Ban [bà gén.], s. m. Territoire communal. - jwindant. S'emploie des communes, des bans qui sont voisins, qui « se joignent ».

Ban [bà M], s. m. Amas de nuages à l'horizon. / n'y è i groîis ~ au s'ia meussant, il y a un gros nuage au soleil couchant.

Banc' [bàk M, I, P, F, N, S, V], s. m. Banc.

Bancrache, Bancroche [bâkrasM, N, bàkros I, P], adj. Boiteux. 2" Mauvaise plume.

Bande {bat gén.], s. f. Flèche de lard.

Bandé [bàdê' . . gén.], s. m. Bandeau. Lo ~ sus lés-euys, avoir le b. sur les yeux (être aveugle). 2" Bande, partie du maillot.

Bandéje [bâdës . . gén.], s. m. Bandage, surtout bandage herniaire.

Bandeler [bàdlê' . . gén.], v. tr.

Bander.

Bandeliére [bàd(e)lyêr M, F, N], s. f. Echarpe du maire.

Bandercuèye, Banderèye, Bande- riyâye, Banderiyèye [ bàd{e)roeyêy- bàd(e)rêy-bàd(e)riyây-bàd{e)riyçy M, iV], s. f. Bande de gens, d'hommes, femmes, enfants, animaux.

Bandereuyeu [bâdrceyœ . . M, I, P, N], V. intr. Flotter en l'air, vol- tiger. Se dit par ex. d'un drapeau qui claque au vent.

Banderoye [ bàdroy M, I, N], s. f.

Banderolle, chiflbn qui flotte au vent.

Bandiére [bàdyêr M, I, P], s. f. Bannière, étendard.

Banète [banet F], s. f. Gros tablier de travail. Voir Bènète.

Bangarde [bàgàrl M], s. m. Garde-champêtre. Voir Banwâd.

Baniche (an) [bânis . . M, I, P, N, S, panis V\, loc. adv. En chemise. Voir Cubaniche.

Baniôle, Banioïile [bânûl . . M, I, P, bàrnd-bànô''l X, bànôl-banôl . . S, V], s. f. Mauvaise charrette.

Banon [banô S, bord V], s. m. Hangar à côté de la grange, l'on entasse les céréales en gerbes; fenil. Voir Bènon.

Bans [bà gén.], s. m. pi. Publi- cation de mariage à l'église. Is sont dans tous ~ ils sont dans leurs b. (on a fait la publication de leur mariage) F.

Banse [bas F[, s. f. Panier rond en osier, à deux anses.

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BAN

BHR

Banwâd [hàii>a . . f^én.l, s. m. Garclo-Lhampc'lio. Voir Wèjou.

Baquâye [bdkiui-lmkëij S], s. f. Béquée. Voir Bequâyc.

Baquè [bake S, bokç V], v. tr. Béqiicter, mordre. Lés jUiies bo- quonl lo biè, les poules béquètent le blé V. 2" Mordre, mordiller. Voir BequiGU. Heurter l'.

Baquion, voir Baquiou.

Baquiou \bakijii M. bokfiii . . I, l', bakiiù-bakim X, bokijô-bptsô S, bokyô V], s. m. Boquillon; d'ordinaire on dit: au bous. Voir Bohhelat.

Baqyi [hakiji], v. tr. - Béqueter. Voir Bcquieu.

Bâran (an) \bàrù . . M, I. P], loc. ;ulv. _ i:n forme de croix.

Baranje 1 barùs il. X, S. boràs I, P, baràkS, boràk Vl,s. 1. l"('.rosse perche ou planche servant de sépa- ration entre deux bêtes dans l'écurie. 2" Montant de bois auquel on attache les bestiaux. Lit à ciel soutenu ])ar quatre montants.

Baranke, voir Baranj«2.

Barau [barô F], s. m. Bélier. Voir Berâd.

Bârau [bârô . . M, I. P, /■", .V|. s. m. Tombereau qui bascule sur deux roues.

Barbate [bûrbat M, X\, s. f. Centaurée bluet, appelée vultjaire- ment casse-lunettes (j^uérirait les maladies de la vue).

Barbe [bûrp . . M, I, P, l\ biirp- bçrp N, bâp-barp-biip-biirp-bçrp S, burp-bûp-bgrp V], s. f. Barbe. - de hoc (bouc), scorsonère, sal- sifis ; - de chiére, pustule sur la lèvre V; ~ de (/ai/s', clavaire; reine des prés; spirée; - de kèpucin, chicorée sauvage; - de mwinne, cuscute; - de r'iuid, astragale; - èspai/itolc, bluet.

Barbelin \burbrlê français dialectal messinl, s. m. Fruit api)elé ail- leurs épine vinette. Ce fruit pend à

de petites branches ((ui ressemblent à une espèce de barbe.

Barbis \barbi /•']. s. f. Brebis. Voir Bèrbis.

Barbosè [barbose . . S\, v. tr. Barbouiller. Voir Bèrboser.

Barbou {hiirbii M, X, barbu . . I, P], adj. 1" Barbu. 2" S. m. -Vieil honmie.

Barbouyâd [bnrhiuia . . S\, s. m.

Barbouilleur. Voir Bèrboyâd. Barbouyaje, Barbouyéjc \barbunas

F, barbiii/rs S], s. m. Barbouil- lage. Voir Bèrboyéje.

Barbouyemant Ibiirbunmâ . . S\, s. m. Bégayement. Voir Ba- 1 gueuycmant.

Barbouyi [barbiii/i F, S], v. tr. j Barbouiller. Voir Bèrboyeu. f

Barbouyou \b(irbii:;ii . . S], s. m.

Barbouilleur. Voir Bèrboyeu. Bàréje [bàrcs . . M, I, P, X\, s. m.

Barrage.

Bârer \h(irêi M\, v. tr. Guérir une maladie soit chez les bonnues, soit chez les animaux, au moyen de conjurations ou de secrets. - le mâye, guérir la conjonctivite.

Barèssè (s') [barese V], v. pron.

S'embarrasser. Voir Bèrèsser. Barétât [barta S\, s. m. Petit

baril.

Bariat \barya S\, s. m. Barillet. Voir Bèriat.

Bâriau [bûryô . . M, I, P. X, baiijfi . . S\, s. m. Barreau de fenêtre.

Baricatè, Baricolè \biirikate . . S, barikole V], v. tr. Barricader; attacher avec des cordes, enchaîner. Demande: Quoi ç'qué ç'ot d'ç'lè? Se (■■ n'otéyc mi si bin baud'lè èl si bin fari baricolè, ç pédral se band'tire et se fari baricotîre. Qu'est- ce que c'est de (que) cela"? Si ce n'était pas si bien bandelé et si bien enchaîné, cela perdrait sa b... lîéponse: L'œuf. (Oevinetle).

BKR

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BRS

Barieu {barijœ . . M, I, P, N, S], V. tr. 1" Taper, frapper à coups précipités. 2" Secouer une porte pour l'ouvrir. 3" V. intr. Piétiner, remuer continuellement. Se dit par- ticulièrement du cheval.

Baril [bâri . . M, I, P, N, bâri- bari S, bori 1^, s. m. Baril. Baratte. 3" Personne obèse. Que groCis ~ quel gros tonneau.

Barje [bars M], s. f. à coudre, sans fond, qui a la forme d'une large bague.

Barje [bars . . M, I, P], s. f. - Hachette qui sert à tailler les pains de marc qui se trouvent sur le pres- soir. Voir Dolûre.

Barnabâs [barnâbà . . gén.], n. pr.

Barrabas. 'L at con'hha d'tol l'monde corne ~ è passion, il est connu de tout le monde comme B. à la Passion.

Barnabe [bàrnâbê' . . gén], n. pr.

Barnabe. E Sint Barnabe, lo onze don mwès, lés jos sont an pus long de Vêlé, à la St-B., le onze du mois, les jours sont au plus long de l'été.

È Sint Barnabe, some tés nèvèts. Et t'as hhûr qu't'an-n-èrés. A la St-B., sème tes navels, et tu es sûr que tu en auras. È Sint Barnabe, Some tés nèvèts. Si f lés vus pus gros, Some lés pus tôt. A la Saint-B., sème tes navets, si tu les veux plus gros, sème les plus tôt S.

Bârô [bârô F], s. m. Bélier. Voir Berâ.

Baroche [bciros . . S], s. f. Pa- roisse. Voir Bèrache. Baron-jaune [bârô jôn M, N[, s. m.

Narcisse des prés.

Baronète [bûrçnçt . . S, F], s. f.

Grenouille qui annonce le temps. Bas-cul [bà M], s. m. Basset.

Bas-di-cul, Bas-du-cul [bâdùkû . . M, I, P, N, bâdikù S[, s. m. - Petit homme dont les jambes sont trop petites pour la taille.

Bâseler (se) [bâzlêi M], v. pron.— Se ballader (terme de refus em- ployé pour renvoyer quelqu'un ou ne pas l'agréer quand il se présente). Qn"l aleusse s' ~ èyou, qu'il aille se ballader ailleurs.

Basilidion [bâzilidijô . . M, I, P\, s. m. Onguent cérat servant à guérir la gale.

Basouyéje [bazuyês /], s. m. Sorte d'étolfe.

Basquine [bâskin . . M, I, P, N], s. f. Pan d'iiabit. Jupon de femme. 3" Corsage avec basques.

Basse [bas M, bos I, P\, s. f. Bosse. Eune de bosse, un(e) par dessus le marché.

Basse [bas S, bos Y], s. f. Bêche.

Basse [bas . . M, I\, s. f. Basse, instrument de musique. An-n-éle po dés ~ , en être pour des b. payer), en être pour sa peine.

Basseler [hasl& M], v. tr. Bos- seler.

Bassenai [basnay F\, v. intr. Faire un charivari. Voir Bèssener.

Bassenaje [basnas F] , s. m. Charivari. Voir Bèssenéje.

Bassieu [basijœ M[, v. tr. Bos- suer. Voir Cubassieu.

Basson [bàsô . . |, s. m. Chauve. Voir Blasse.

Bassotè [basçte . . S], v. intr. S'amuser à de menus travaux. Voir Bèssater.

Bassu [ basii M, N, bçsû I, P, F, bosi-bosû S, bpsi V[, s. et adj. Bossu. Awer d'Vèsprit austant qui ~ , avoir autant d'esprit qu'un b. Lo monde at moût ~ quand-i s'bèsse, le monde est très b. quand il se baisse.

Bastringue [bâstrèk . . gén.], s. m. Bastringue. Bruit. An font

BAS

46

BRU

» dans Vèconle, on fait <hi liriiit (iiiiis l'école.

Bastyin [bâstijè . . gén.|, n. pr. St'l);istien. Voir Bahhtyin.

Bat \ba M, N, S, ho [, P, V], s. m.

0;i|nui(l. Anfu'U corne i ~ cnllé comme un e. (très fier). FCire dcs- euijs corne i ~ d'zos 'n' ofiyèsse, faire des œils comme un c. sous une motte P. On injinl fou an minjant dés ~ , paç' que ç'ol di venin, on devient fou en mangeant des c, parce que c'est du venin (croyance populaire;. - so/iè, crapaud souillé (très gros) V.

Batarda' [batardw . . P, S\. \. Ir.

Abâtardir. Voir Èbètèrdcr. Batchèssi [halsçsi S], v. intr.

Boiter. Voir Bakèsser.

Batchc [hâls-bats . . M, /, P, X], intcrj. Bah !

Batchè [batsç S\, adj. Boiteux. Voir Baké.

Batchi [bfilsi S\, v. Ir. Baptiser. Voir Bèticu.

Batchi \bcilsi . . S\, v. tr. Hàtir.

Bâte \bul Héniilly], interj. Xe s'emploie que dans certaines locu- tions: ~ audiùlc, ~ mis-aulcs, va te promener, etc. Voir Bote.

Bâté \bâlê' . . gén.|, s. m. 1" Lit improvisé par terre. Lit très l)as l'on couchait les enfants et qu'on glissait, le jour, sous le grand lit. Voir Lit.

Batelé \ballë' . . M, I, 1>, \ \. ;idj.

Henversé, couché. Se dit des récoltes.

Batcnè [/'(;/;;;■ . . .S'|, s. m. -- l'a- lonnier. Voir Lemé.

Batcrie fftf(/n F|, s. m. Machine à ballre. Voir Bètéje.

Batiji Ihdiiji F\, v. Ir. Baptiser. Voir Bctieu.

Bâtisse [bdlis . . gén.|, n. pr. Baptiste.

Bâtisse |/>((//.s- . . /'. .S'|, .s. f. Petit lait. Voir Bètisse.

Bat-quawé [ hakmvê'-bakowl' (bis- kiUDCi Peltre^ M, bokoivç-brikowe . . I, P, bikaivœ-bikowo N, bikawe-buka- wc . . S, bokowe V\, s. m. Têtard de batracien. Ce n' s'rât m' co èssèz pour zôls d'été noyés dons l'ûiue dés ~ , ce ne serait pas encore assez pour eux d'être noyés dans l'eau des t. (désir de vengeance) V.

Batiâre [balûr F], s. f. Battoir de laveuse. Voir Bètîire.

Bat-volant | bu nota M, bo l'olà I, P\, s. m. Chauve-souris. Voir Bat, Chaute-seuris, Crèpaud.

Batyè [batije . . .S'|, s. m. Boi- teux. Voir Baké.

Batyi | />((///( S|, v. tr. Baptiser. Voir Bètieu.

Bauche |/'(w .1/, /, /', X\, s. f. - Bâche.

Bauchon ( bôsô M], s. ni. Barre d'écluse. Voir Bâchon.

Baucule | bôkiU M, 1, P, N, bàkiil S, hûkîl Y], s. f. Foutre placée sur un puits, à la(|uelle on attache un seau cpii fait l)ascule. (La veille du jour de l'an, au coup de minuit, on y susiHMulait autrefois des rubans et des œufs. Le gardon qui arrivait le |)remier jiour cette opération croyait être sûr de se marier dans l'année).

B au dût [bôda M, N, bôdo I, P, bâdii S\, s. m. 1" Baudet. Voir Anréte. 2" Chevalet à l'usage des scieurs de long, des cardcurs de laine.

Bau-d'èté |/>() d'èlë- . . gén.), s. m. I''il:indre, appelé vulgairement, dans notre pays, lil de Notre-Dame, ailleurs, lil de la Vierge.

Baudrecot \bôdrrko M. \, hûdreko S\, n. pr. Baudrccourl, vill. de l'arr. de C.hàteau-Salins.

Baudriâyc | bôdriijâtj M], s. f. drande cpianlité de choses qui s'of- frent successivement à la vue, comme des pommes, des poires ou des noix ipii sortent d'un sac percé, île l'ar-

BflU

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Bnw

gent qui s'écoule d'une bourse percée, etc.

Baugrenè [bôgrene Sablon], v. intr. Maugréer.

Bauguc [bôk M], s. f. Bague. Voir Bègue.

Bauhhtyin [bôxtijè N], n. pr. Sébastien. Voir Bahhtyin, Bastyin.

Bauker [bôkê' . . M, I, N, bîik^- bâokç . . S], V. intr. 1" Rester bouche bée. Que qui bauke tolè, pourquoi est-ce qu'il reste bouche bée ici? 2" Guetter, espionner. Viser S.

Baulate [bôlal M, N\, s. f. - Ba- leine de parapluie, de crinoline. Voir Baulinne.

Bauléne, voir Baulinne.

Baulèsse [bôles Pontoy], s. f. Dégât qu'on fait dans un champ en s'y couchant. Voir Bâklèsse.

Baulinne [bôlèn-bdlën M, I, bôlën P, hôlën-bôlên N, bûlcn-bâolên S], s. f. Baleine. Voir Baulate.

Baume [bôm M, N], s. m. Men- the aquatique, particulièrement l'o- rigan.

Bausin [bôzè Béchy], n. pr. Bazin. Voir Bèsîn.

Bauté [bôtê' . . gén.], s. m. Beauté. ~ sans bonté n' vaut m' eune sope au lacé, b. sans bonté ne vaut pas une soupe au lait.

Baution [bôtijô M, N], n. pr. Sébastien. Voir Bastyin, Bahhtyin.

Bauyâd [bôijà . . M, I, P, N, bciyâ- bâijà . . S, V], s. m. Criard.

Bauyat [bôga M, N, bdyç I, P, baya S, bâyo V], s. m. Bâillement. 'L è fut r dâryin -, il a fait le dernier b. (il est mort).

Bauyat [bôya M, N, bôye V], s. m. Coin, instrument de fer en angle, qui sert à fendre le bois.

Bauyâyc [bôyày . . M, I, P, F, N, bâyëy . . S, Y]', s. f. Cri, hurle- ment.

Bauyè, voir Bauyat.

Bauyèsse [bayes M, I, P, F, N, bâyes-bâoyes S, bâyqs V], s. f. Cri violent. 'L è fté eune -, il a jeté un cri violent.

Bauyeu [bôyœ . . M, I, P, N, bâyi- bâoyi S, baye, -yœ V], v. intr. Bâiller. Lés hhalats bamjent, les noix bâillent (elles sont prêtes à tomber.) / bauye è so d'hhorieu lés potes, il bâille à se déchirer les lèvres. Bâyi le bouche corne i pohhon pèmè, ou- vrir la bouche comme un poisson qui se pâme S.

Bauyeu [bôyœ . . M, I, P, N, bâyi- bâoyi S, bàye,-yœ Y], v. intr. Crier. 7 bauye corne i-n-èvûle qu' è pedu s' bâton, il crie comme un aveugle qui a perdu son bâton.

Bauyon, Bauyu \bôyô, bôyû M, I, P, N], s. m. Bâillon.

Bavai [bavw F], v. intr. Baver. Voir Bèver.

Bavcrote [baurot F|, s. f. Rabat du prêtre catholique. Voir Bèverate.

Bawâd [bawà-bçwâ M, N, bowâ I, P, bawâ . . S, boivct V], s. m. Qui jappe, qui aboie.

Bawate [bawat-bowat M, N, bçwçt I, P \, s. f. Roquet; petit chien qui aboie toujours.

Bawate [bawat-bçwat M, N, bowçt I, P, V, bawat S], s. f. Fosse de cimetière ; ornière profonde ; en général toute espèce d'excavation.

Bawate [bawat-bowat M, N, bçwçt I, P, F, V\, s. f. Charançon du blé, moucheron, puceron, insecte qui nage sur les mares de fumier. Tiè, r'ot sine de ploCwe, vol lés bo- wotes qui vont sus l'âwe, tiens, c'est signe de pluie, voilà les moucherons qui vont sur l'eau F. Voir Balwate.

Bâwe \bâw-bow M, N, bow I, P, bâw S, bow V],s. f. Fosse, trou; flaque, marc, fossé bourbeux, or- nière profonde, enfin toute espèce d'excavation. Cheûr dans ~ , tom-

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BHW

ber dans le trou (mourir). Été danx le ~ , être dans la fosse (èlre mort). Note ti gole-l-i dans 'n' ~ d'âivc. notre toit dégoutte-t-il dans une mare d'eau? (jeu de mots). Voir Bawate.

Bawemant [bawmà-boivmâ M, X. S, bowmà I, P], s. m. Aboiement. Bawer | bawê<-bowi" M, bowç . , /, P, y, bdwo-bawœ \, bawe . . S\,\. intr. 1" .\boyer. Se dit d'un ol)jet creux qui résonne quand on frappe dessus.

Bawetè [baivlç \'],v. intr. (-ii- gnoter. Voir Biaweter.

Bawêye Ibaivëij-boiiiçy M. X, bo- wêy I, P], s. f. Petite armoire pratiquée dans le mur.

Bayâd [baya V], s. m. Mala- droit, nigaud.

Bâyâd Ibciyà . . S,Vl,s. m. Criard. Voir Bauyâd.

Bâyat \bâya S], s. m. Bâille- ment. Voir Bauyat.

Baye [bày M, bây P\, s. m. Cri, mugissement ; rumeur.

Baye |/'«;/ M], s. f. I^olerne, retranclicment.

Bayé [bâyc V), s. m. Gros coin en bois. Voir Chéyt'.

Bayi \bayi F\, v. tr. Donner. Voir Bèyeu.

Bâyeu | bâyiv . . M, I, P, V], v. intr. Crier à tue-tcte, pleurer. ~ coHic ( ('(', ])leurer comme un veau. .1/1 bayant, le hocate péd se golâye, en chevrotant, la chèvre perd sa bouchée. Bayer, voir Bauycu. Bâyèsse, voir Bauyèsse. Bâyéye, voir Bauyâye. Bâyi, voir Bauyeu. Bâyisse |/)(7;/(.s- Donjeux), s. f. Croûte <|ui se forme sur la tète des enfants. Voir Bâyon.

Bây on {Imyô-bâyô . . M, I, P, A'|, s. m. Croûte qui .se forme sur la tète des enfants; ulcère couvert

BEC

d'une croûte. / so r'drasse corne i pu sux i ~ ,11 se redresse comme un pou sur un B. (il est très fier). Voir Bâyisse. Bâyot, voir Bauyat. Bé, Bé, Bêle, Bêle, [hê> (byeV), bel-bêl . . gén. (bal F)], adj. m. et f. Beau, belle. J'alons tous t'n amourcûs, donc' (pi t'as si bêle, nous sommes tous ton amoureux, donc que tu es si belle (tellement tu es belle) Albresch- viller. Bé, Bêle s'emploie aussi pour renforcer le sens d'un mot : J' li èuans bèyeu enne bêle âque de yrond'bires, nous leur avons donné beaucoup de pommes de terre.

|/)(' V], s. m. Berceau. Voir Bîhhe.

Bèabad [beâbà . . gén.], s. m. Invective, injure. // y è fotu s ~ , il lui a dit des injures.

Bèbant [ bebà Gorze], s. m. Sot, niais.

Bèbe [bèp M\, s. m. Joujou, hochet. 1" Excrément (langage en- fantin).

Bébé \bebêi C. H. \, s. m. - Alli- quet. Tant 'l èreût auto d' lu d' ~ an clinquant, tant il avait autour (sur) lui d'à. en clinquant. Bèbèche, voir Bâbète. Bèbért \bebêr gén.], n. pr. Albert. Bèbieu [hebyiv . . M, I, P, X, ba- byi F, S\, V. intr. Babiller.

Bèboyc [bebpy Vernéville), s. f. Culture.

Bèc \hek gén. (bçk-bœk M. X)], s. j ni. Bec, museau, bouche. Le i bunn -, il a un bon bec (il parle bien). Bout. Lo ~ dés pieds, \e h. des pieds.

Becat \beka M. X, beko l, P, beka S\, s. m. Baiser donné sur les lèvres.

Becater \hekatê' M\,\Ar. - Bé- c|uelcr. picorer. Battre le blé par petites poignées, avec les mains, sur une table ou sur un tonneau.

BEC

49

BEG

Becatîn [hekatî M, X, bqkçtî . . I, P], s. m. Picotin; petite corbeille se mesure le picotin.

Becâye [ bekay M, X, bekâij I, P, bakây-bakëy S, bokëy V], s. f. Becquée. 2" Un peu, une miette, une petite part.

Bècbassiâye [bekbasyay M, N, bek- bosyây I, P\, s. f. Sinuosité.

Bècbassieu, bècbossiè [bekhasyœ M, N, bqkbosye I, P], v. intr. Ser- penter. — Part. pass. : Tortueux ; bossue.

Bècbôs [bekbô P], s. m. Pivert. Voir Bacheboiis.

Bfech, voir Bèhh et composés.

Bechat \besa-psa M, N, S, pso I, P, F], s. m. Bichet, mesure de ca- pacité pour les matières sèches, le quart de la quarte. Autrefois, on l'employait aussi pour les liquides.

Béchate [ bêsat M, N, bêsçt I, P \, s. f. Petite bêche.

Bèchâwe, voir Bèhhâwe.

Bêche [bês M, I, P, N, bês-bœs S], s. f. Bêche. Voir Basse.

Bècheler, voir Bèhheler.

Bécheu [bêsce . . M, I, P, N, basi- bêsi-bœsi S, bpsye,-yœ V], v. tr. 1" Bêcher. 2" V. pron. Marcher en se dandinant.

Bêcheur [bêscêr M], s. m. Gar- çon d'honneur à une noce, à un bal.

Bèchi, voir Bèhhi.

Bèchi [besi-bësi S], v. tr. Ber- cer. Voir Bîhhieu.

Bèchicu, voir Bèhhieu.

Bèchîn, voir Bèhhîn.

Béchote [besol V], s. f. Bûchette. Voir Beuchate.

Bèchwâye [beswây . . M, I, P], s. f. Contenu d'une hotte de ven- dangeur. Voir Bèhhwâyc.

Bècole [bekol F], s. f. Belette. Voir Bacale.

Bècot, voir Becat.

Bècotîn, voir Becatîn.

Bécoup [bêku M, I, P, bêkç S], adv. Beaucoup. Voir Totpyin.

Becré [bekrè' M, N, bekrê' I, P], s. m. Pointe ou bec de soulier.

Becrer [bekrë' . . M, N], v. tr. Béqueter. Le paye è becré dés vêhhs, la poule a béqueté des vers.

Bèdèle [hedel M, I, P, iV), s. f. - Cheville ouvrière qui règle une charrue; fer servant à fixer la chaî- nette qui joint l'avant-train de la charrue à l'arrière-train.

Bèdèle \bedel M], s. f. Bardane.

Bedène [beden M, N, beden I, P], s. f. Oseille sauvage.

Bedéne, voir Bedinne.

Bédeu, voir Bédu.

Bèdiner [bedinë' . . M, I, P, N, badine . . S, bçdiiie V], v. intr. Badiner.

Bedinne [ bedèn M, I, bçdcn P, bedên-bedên N, bedên S, bedën V], s. f. Bedaine. On wol hin po se ~ qui n'ol ni' trouwand po le guele, on voit bien par sa b. qu'il n'est pas paresseux pour la gueule (il est très gourmand) V.

Bèdleure [bedlœr Nébing], s. f. Tonnelet.

Bedondinne [b{e)dôdên M], s. f. Bedaine. Que ~ , r'wCite i poCi, quelle b., regarde un peu.

Bédu [bêdii M, I, P, N, bëdii-bêdœ S\, loc. interj. Bon Dieu! pardi!

Begat [bega M, N, bqgo I, P], adj.

Bigot.

Begater [ begatë' M\, v. intr. Etre d'une dévotion outrée, étroite, mal entendue.

Begaterèye [ b(e)galrçy M, N, bqgot- rcy I, P], s. f. Bigoterie.

Begnant [benà M, I, P], part. prés.

Ne se rencontre que dans la locution : ~ sinse vos, soyez le bienvenu; et /are lés ~ , souhaiter la bienvenue.

Bégne [bën V\, s. f. Bigne. Voir Beugnc.

4

BEG

Bègneu \hcna- . . M. F, P, X], s. m. Voituricr ciui coiuiuil les ban- nes. Nerircome i~, noir comme un b.

Bégnè (so) [ toîç . . P, X, S. V|, v. pron. Se l):iij,'ner. Voir Bingneu.

Bègneûs \bi'n(7- M\, n. pr. Bn- gneux, ferme située près de Verné- ville, arr. de Metz.

Bégnote \hennl V], s. f. Cuvier. Voir Bcugnatc.

Bégnou \bêiiu . . P, A', .S", l' |, s. m. Baigneur. Voir Bingnou.

Bègue \bvk M, N, bâok-bâk S\, s. f.

Hajj'ue, anneau de mariage; an- ciennement, elle était en argent, avec deux cd-urs couronnés gravés sur la face. Voir Baugue.

Bèguéje [begês . . M, I, P, X, ba- l/êx S, hâgcs V], s. m. Bagage.

Bèguenauder | bçgnôdci . . ,1/, /, P, A'), V. intr. Remuer la bouillie, la confiture, avec une cuiller.

Bèguenauder [bçfinôdê' M\,\. iiilr.

Tuer le tem|)s; courir la prélen- laine.

Bèguenote | bci/nnl /, /'|, s. f. Longue cuiller en bois pour faire les confitures, etc. Voir Beugucnate.

Bcgucr [b(r)gv' M, bri/ç . . S\. v. intr.

Bégayer.

Bègues \bèkM,I\,s.{. - 1" llanles; vieux meubles. 2" Trousseau de ma- riée.

Bèguèsse |/>(;(/('.s- Aboncourl], s. f.

Bécasse. Voir Bakèsse. Bèguète \bç;içl M, X, bcgel-bogel

I, P, hagcl S, bngel Y\, s.f.'— 'Ùà- guette, verge.

Bèguiâd, Bègui, voir Baguiâd, Ba- guieu.

Béguin \brgt M, X, begî . . I, P\, s. m. Museau. Awcr sus f ~ , avoir sur le m. (recevoir des coups sur la figure, la tête). 2" Vantard. 3" Aninud tacheté.

Bèguîn \bçgT M, l, A'|, s. m. - Béguin ; anciennement, eoill'e des

50 -

BEH

petits enfants qui ne portaient pas encore de bonnet.

Behater {bchatC-i . . M, X, S, be- /inlç . . I, P, behotc V \, v. intr.

1" Tousser avec des erachote- mcnls, surtout comme le font les ivrognes et les em])hysémateux. Se dit aussi des moulons. Voir Beuhhcler. 2" Être maladif, languir, dépérir V.

Behègne \bçliçii M, X, behn'i I. P\, s. f. ,\ttaclie pour les vaches; endroit l'on attache les bétcs à l'écurie.

Beheugncu | bçhiyi'uv . . M, I, P, A'I, v. intr. Tousser souvent. Voir Beuhtieler.

BÈheuler | beluelC-i . . M, I. P, X, balveliv F\. v. intr. Toussoter. Voir Beuhheler.

Bèhcutâd \bejuçtà . . M. /], s. m.

Tousseur. Se dit de celui qui tousse continuellement, qui tou.sse en crachant. Voir Beuhhelâd.

Bèhh |/)r/, gén. (bas F)\, adj. 1" Bas. ~ (Ions (dos), pei'sonne (pii marche en baissant le dos. Mute - , mettre bas (vêler;. Ce ~ , ici-bas ; /o /(i;)i.s- infini ~ , le temps devient b. (il va pleuvoir); - K\ là-bas. liai ou ~ , haut ou b. (de peu d'im- porlance). V/7ôr co biiwrc in woir: qu'ûl ç'qiiê vos d'Iû:, deûs sous liai on ~ , venez encore boire un verre : qu'est-ce (jue vous voulez, deux sous en haut ou en b. (de jibis ou (le moins) V.

Bèhhâwc \bex>iii>-bçyoti) M, beyoïo /, P\. s. f. Hotte en sapin servant à porter le raisin et le vin. Voir Rè. 2' Ha(iuet M.

Bèhh-BÉveû \brx bFuœ M, I, P. X\. n. pr. Bassc-liévoy, château situé prés de Peltre, arr. de Metz.

Béhhe \brx S, bc V\, s. f. Ber- ceau. Voir Bîhhc.

Bèhhe-co | /'(-/. ko M, / . . | , s. f. - Basse-cour.

BEH

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BEL

Bèhhekr [ftçx'ê' M, I, P], v. intr. S'éventer. Se dit particu- lièrement du vin. Part. pass. : Disjoint par l'action du soleil. S'em- ploie en parlant d'un cuveau, d'un tonneau.

Bèhhe-masse [bex mas . . gén.], s. f. Messe non chantée. On n' dit pwint d' bèhhe-mosse toci, on ne dit pas de messe-basse ici. Se dit d'une personne qui parle bas à une autre, pour ne pas être entendue d'une tierce personne V.

Bèhhe-meti [bçx meti . . M, I, P, N\, s. m. Métier que l'on peut mettre sur les genoux.

Bèhhi [be-fi M, N], n. pr. Béchy, vill. de l'arr. de Metz.

Béhhi, Béhhié [bêxi S, bê/jje V], V. tr. Bercer. Voir Bîhhieu.

Bèhhi eu [be/yœ . . gén.],v. tr. et intr.

Baisser, abaisser. Se dit aussi du soleil. / faut s' ~ quand-on n'pieut m' s' t'iun dreùt, il faut se b. quand on ne peut se tenir droit (il ne faut pas vivre au-dessus de ses moyens).

Bèhhîn [beyj . . M, I, P\, s. m. - Bassin.

Bèhhôwe, voir Bèhhâwe.

Bèhhwâye [beyjvâij . . M, I, P\. s. f. Contenu d'une hotLe de ven- dange.

Bèhotè [behote . . I, P, V]. v. intr.

Toussoter. Voir Bchater. Bèjordi [bejordi Rombas], s. m.

Tiretaine. Bèkène [bekeii Vernéville], s. f.

Cime d'un arbre.

Bèkèsse [bçkçs M, (bçges Abon- court) /, P, N, bakçs S, bpkes Y], s. f. Bécasse.

Bèkeune [bekœn M, beken I, P\, s. f. Pointe, bout pointu.

Bèkiau [bekijë Sablon], s. f. Auge mangent les porcs.

BèlancG [ b(ç)làs M, I, P, b(a)lâs N, S, bolàs V], s. f. Balance.

Fig. 3.

Palonnier N, S. Voir Ché. Attelage de deux chevaux de front. 4"* Balançoire.

Belancicu [b(e)làsijœ . . M, N, balàsi F, S, bolàsije V], v. tr. Balancer.

Belanje [b(e)làs S], n. pr. Bel- lange, vill. de l'arr. de Château- Salins.

Bêlasse [h(e)las M, N, b(e)los I, P], s. f. Bosse à la tète; tumeur. On dit aussi Bolasse.

Belassieu [h(e)lasijœ M, N, blçsyç I, P], V. tr. Bossuer.

Bêle [bel . . gén.], s. f. Atout, au jeu de cartes; la partie qui décide de qui perd ou gagne défini- tivement. 2" Lune. Temps. J'Ci ~, j'ai b., j'ai le temps. 4" Aisé. /' ici ~ èva lu, j'ai bien aisé avec lui. 5" Peur, crainte. J'oveye ~ , j'avais peur V. Voir Bé.

Bélè [bêle V\. v. intr. Bêler. Voir Beiiler.

Bélemant [bêlmà gén. (bëlmô V)], adv. Bellement, lentement, douce- ment, ni bien ni mal. Comont qu' çè l'è ? Toi b., corne lo marchand d'céléhhes an-n-iver, comment que ça va ? Tout b., comme le marchand de cerises en hiver V.

Béle-mére [bel mër . . gén.], s. f. Belle-mère. N-é ahhlant d'bones ~

BEL

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BER

que n-ê d'roujcs zwot/es, il y a autant de bonnes b. qu'il y a d'oies rouges Y.

Béle-sicu Ibvl s!/(f M, I, P, N. bal SÛT F, bel sêr V\. s. f. Hellc-sœur.

Béle-Tinje {belles M\, n. pr. Hel- le-Tanche (bel étang), ferme située près de Metz.

Béléyc [bëlêi/ \'\. s. f. Bêlement.

Belihhe [biïx M, A'|, n. pr. - Ber- lize, vill. (le l'arr. de Metz.

Bèlosse. Bèlossiè, voir Bêlasse, Belassieu.

Bélous [èê/« t'I, adj. (".liassieux. Voir Beûlous.

Bèlsamine [belsumin . . M, I, P. F, V], s. f. Balsamine.

Bèlwate [beliixit A'], s. f. Clia- rançon. Voir Balwate.

Bémi Ibêmi P\, v. intr. -- Moisir, l'art, pass. : moisi. Voir Bimmi.

Bèn' I /)(■;( /, y'|, adv. Bien. Voir Beun'.

Bènâde \beji(ll . . M, I. P. \], s. f.

1" Panier double, en osier, que portent les ânes eonune une besaee, de chaque côté des flancs. 2" Ventre d'un animal (]ui a tro|) luangé. 3" Panier de coquetier S.

Bènàye {hçnmj M, X\, n. pr. Bannay, vill. de l'arr. de Boulay.

Bène [bçn gén.|, s. f. Manne d'osier. .\ Metz, en commença ni un conte, à la veillée, on ne man- quait jamais de débulcr par la tirade suivante:

C'était une fois une reine Qui ch . . . . dans une bène; Pierre et Jean étaient dessous. Qui ramassaient tout. Béne [bèn V\, s. f. ("oiilusion. Voir Bcugne.

Bènerat \beiira il/ (pa.ssim)|, s. m.

Sergent de police. Il ])oi1ail, aux processions, le l)aiinière de la pa- roisse.

Bènète |/)ç;i(7 .1/, /, P, \, Ininel F\, s. f. Tablier à coins ronds, à

l'u^ge des vignerons; gros tablier de travail. Bèneuchtrof [bçnœstrpf S], n. i)r.

Bénestroff, vill. de l'arr. de Chàteau-.Salins.

Bénir |/)(7i7(r) gén.|, v. tr. Bénir. lièi/eii ibiKin Dieu nbènisse, donner le bon Dieu vous bénisse (renvoyer un pauvre sans lui donner l'aumône; refuser (piel(|ue chose à qqn).

Bénisse |/i(;;i(s gén.|, s. f.— T'.Souhait que l'on cx|)rime à qqn. qui vient d'éternuer. Fûre - , faire Bé- nisse, dodeliner de la tète en dor- mant.

Bènitieu \benil!i(e . . gén.], s. m.

Bénitier.

Bènon | benô M, I, P, X, hanô S, borô V ], s. m. 1" Hangar à côté de la grange, l'on entasse les céréales en gerbes. 2" Fenil.

Bènvenin \bein>enè P\, v. intr. Recevoir un bon accueil. Voir Binvenîn.

Benwèt | benwe gén. |, n. pr. Benoît.

Benwète [benwet M, I, P, A'|, s. f.

Benoîte (plante).

Bé-pére {bêpêr . . gén.), s. m. Beau-père.

Bequé \ bekë' . . .V, /|, s. m. Petit bec.

Bequcr (so) {belc,'- . . M, /, P], v. pron. Se heurter.

Bequèsse \ hehes M, l], s. I". Heurt.

Bèqui [brid M, I \. s. m. Ne se rencontre que dans l'expression: Fâre so ~ , bouder.